- « Vous devez vous sacrifier davantage »

Posté par Pèlerin le 26 août 2010

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La Passion du Christ

Dans son Message du 18 juin 1965, la Sainte Vierge nous fait savoir :

« Vous devez vous sacrifier davantage,
méditez la Passion de Jésus »

Le travail matériel à l’origine des temps, était une récréation ; depuis la chute d’Adam, il est une nécessité. Tu as violé mon commandement, dit le Seigneur, à notre Père, pour cela je te condamne à une vie pénible et laborieuse ; tu ne mangeras ton pain qu’à la sueur de ton front.

Mais l’homme ne se nourrit pas seulement de pain : son âme a faim de la vérité et de la vertu, et la vérité et la vertu ne s’achètent que par l’effort. Le travail spirituel est donc aussi nécessaire que le travail matériel. Comme lui, il est une peine. Cette double peine est tout à la fois, une expiation pour les péchés commis et une préservation contre les péchés possibles. Aussi tous les hommes sont-ils assujettis au travail.

Dieu n’a pas fait d’exceptions, usant de grâce envers les uns et procédant rigoureusement contre les autres ; il n’a pas destiné le riche aux douceurs du repos, et le pauvre aux fatigues des labeurs. Une telle distinction répugnerait à sa justice et à sa bonté.

D’ailleurs, la fortune ne met pas à l’abri du péché ; le riche a donc des fautes à expier comme le pauvre, et dès lors il est, comme lui, condamné au travail. N’eut-il aucune faute à expier, il lui faudrait travailler encore pour se prémunir contre le mal ; car l’oisiveté est la mère de tous les vices. L’histoire est là pour l’attester. Qu’est-ce en effet qui apprit aux Hébreux, si zélés d’abord pour le service du vrai Dieu, les pratiques de l’idolâtrie ? Ce fut, comme le remarque saint Paul, cette malheureuse oisiveté dans laquelle ils demeurèrent pendant que Moïse conversait avec Dieu sur la montagne. Tant que David fut occupé aux exercices de la guerre, observe saint Augustin, il échappa aux tentations ; lorsqu’il fut inactif il conçut l’idée du crime et devint prévaricateur.

Oui, c’est aux heures d’oisiveté que l’imagination nous emporte au pays des chimères, dans les séduisantes images du plaisir ; c’est à ces heures que la volonté, s’énervant, laisse le champ libre à toutes les attaques du démon.

Ils sont donc imprudents aussi ceux qui se livrent exclusivement au travail matériel, et négligent la culture de leur âme. Le front sans cesse courbé vers la terre, ils oublient leur origine et leur fi, ils laissent exposés à tous les vents les germes de vie divine qui sont en eux, et le moment vient où ils ne pourront produire aucun fruit pour le ciel. En même temps les mauvais instincts se multiplieront et se développeront comme les mauvaises herbes dans un champ sans culture, et le moment arrivera peut-être où toute pensée surnaturelle aura disparu de leur âme, où leur coeur n’aura plus d’aspiration que pour les voluptés coupables.

Se peut-il ici-bas quelque chose de plus épouvantable ? Et pourtant c’est le terme où aboutissent tos ceux qui négligent de veiller, de prier, de recevoir les sacrements, d’entendre la parole de Dieu, en un mot tous ceux qui se refusent au travail spirituel.

Qu’ils ne viennent pas dire comme excuse « Si nous sommes restés à rien faire, c’est qu’on ne nous a pas appelés à la vigne du père de famille ; car ils verraient se lever contre eux et les parents chrétiens qui leur ont appris à invoquer le Seigneur, et les maîtres dévoués qui ont essayé de guider leurs pas dans le service de Dieu, et les prêtres qui se sont efforcés de les maintenir dans l’amour du bien. Ils entendraient la voix de leur conscience leur redire : Si vous êtes réduits à cet état, c’est votre faute, car de vous-mêmes vous vous êtes éloignés de votre Créateur ».

Soyons plus sages que tous ces malheureux. Livrons-nous avec ardeur aux occupations matérielles ; si elles nous fatiguent, rappelons-nous qu’elles nous sont une expiation des fautes passées et une protection pour l’avenir. Puis, en travaillant pour la vie présente, ne négligeons pas le travail qui doit arracher notre âme à la terre et la rendre à ses immortelles destinées. Si la prière la tient élevée vers le ciel, si la vigilance la préserve du mal, si les sacrements la fortifient contre les tentations, si de généreux efforts la rendent victorieuse de l’ennemi, nous entendrons un jour le Père de famille nous dire, non pas : »Pourquoi rester à rien faire  ? » mais : « Venez, et vous serez sauvés ».

Oui, nous serons sauvés…; car nous avons tous une Mère au Ciel, une Mère vigilante, Notre Dame du Mont Carmel, qui, chaque jour, veut nous aider à gagner notre salut.

N’est-ce pas Elle qui nous a rappelé un moyen efficace dans son message du 18 juin 1965 :

« Vous devez vous sacrifier davantage ».

« Méditez la Passion de Jésus ».

     

    M. Gaston Lucas

    Centre Information Garabandal à Caen

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