- Une histoire de pomme…

Posté par Pèlerin le 27 août 2010

Pommier de Garabandal 

L’histoire de Garabandal débute le dimanche 18 Juin 1961. A la tombée du soir, Conchita et Mari-Cruz disparaissent pour aller voler des pommes ! Mari Loli et Jacinta les suivent et les surprennent en flagrant délit.

- « Conchita, tu voles des pommes », crie Jacinta.
- « Chut ! Tais-toi, si on t’entend on le dira à Maman »

Conchita, apeurée se cacha tandis que Mari Cruz s’enfuit.

- « Ne pars pas Mari-Cruz, » crie Mari Loli. « Nous t’avons vue et nous allons le dire au propriétaire. »

Mari Cruz s’arrêta de courir et revint avec les 3 enfants. Il était 20H30. Après quelques instants, les quatre enfants se sentant rassurés, volèrent à nouveau des pommes et les croquèrent joyeusement. Le tonnerre gronda.

- As-tu entendu ?
- Oui, il va pleuvoir.

Après avoir mangé les pommes, elles commencèrent à avoir des remords.

- « Ce que nous avons fait est mal ».
- « Nos anges gardiens doivent être fâchés ».
- « Et le diable doit être content ».

Elles voulurent réparer leur fautes et consoler leurs « bons anges gardiens ». Elles lancèrent des pierres de toutes leurs forces à l’endroit où elles croyaient que se tenait le diable. S’étant fait ainsi bonne conscience, elles se mirent à jouer. Soudain, Conchita vit un ange…

Un détracteur écrira ceci :

« C’est ainsi que débute l’histoire de Garabandal, par un vol, un vol de pommes …. On est loin de la sérénité et de la sainteté catholique. Qui plus est la pomme est un sinistre symbole. »

***

L’histoire de Garabandal débute en effet par un vol de pommes… fruit qui rappelle le récit de la Genèse quand Adam mange le fruit défendu qu’Eve lui tend…

Mais cette désobéissance chez les petites peut-elle être considérée comme un obstacle à la sérénité et la sainteté catholique ? Je répondrai par cette question…
Quel grand saint n’a jamais connu le péché, la tentation ?

Le plus grand des obstacles à la sainteté n’est pas la chute (même s’il faut haïr le péché qui nous éloigne de Dieu) mais le fait de ne pas se relever ! Ne pas se relever, là est le péril.

Or, les petites de Garabandal prennent conscience de leur faute, regrettent amèrement puis retrouvent la paix.

Et nous-mêmes, sommes-nous exempts de pécher ?
Sommes-nous des êtres « supérieurs » à nos premiers parents ?
Tous les hommes naissent avec le péché ; seul celui qui renaît de l’Esprit en est lavé.
Ainsi le baptême nous lave de ce péché et nous ouvre la voie à la sanctification et au Royaume de Dieu.

Mais alors, plus de péché donc ?
Même si par le baptême nous avons été purifiés et sommes devenus Enfants de Dieu, nous vivons avec les conséquences du péché originel. Nous ne sommes pas à l’abri de tentations,de fautes, de péchés dont il faut se préserver ; la grâce reçue le plus souvent possible au travers des Sacrements nous aide à les combattre ; mais si notre faiblesse nous conduit à les commettre, nous devons les confesser avec un regret sincère, faire pénitence, réparation et prendre la ferme résolution de ne plus pécher.

A-t-on rejeté la Bible, Parole de Dieu, parce qu’elle commence par l’histoire de la misère de notre humanité ?
La réponse se trouve dans l’Exultet :
« Heureuse faute d’Adam qui nous a valu un tel Rédempteur ! »

***

Ainsi, Garabandal commence par une « misère » humaine, un vol de pommes, comme dans la Genèse…
mais voilà que la Sainte Vierge apparaît dans ce petit village pour indiquer à Ses enfants de la Terre, le Chemin de la sanctification (charité, sacrifice, pénitence, prière, Sacrements…), leur rappeler qu’ils sont destinés à la Vie Eternelle, les sortir de leur « misère » humaine et les faire grandir dans Son Coeur douloureux et immaculé et dans le Coeur de Son Fils.

Telle la Bible, tel le merveilleux ouvrage de « l’Imitation de Jésus-Christ », tel le Catéchisme, Garabandal est un « livre » de Vie qui ravive la Foi et redonne Espérance en la Vie Eternelle.

***

Le saviez-vous ?

Dans la Bible, on ne parle pas de pomme mais de « fruit défendu ».
Mais alors comment le « fruit » est-il devenu une « pomme » ?

Le nom botanique du « pommier » est « Malus ».
Or, « Malus » signifie aussi « le Mal » en latin.

Péché originel

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