- Les nuits des cris (vision du Châtiment)

Posté par Pèlerin le 2 septembre 2010

suite de l’article déjà posté précédemment intitulé « la vision du châtiment » ici 

A l’occasion de la Fête Dieu de 1962, Garabandal vécut l’un des moments les plus marquants de son histoire.

Cette fête d’exaltation eucharistique est célébrée en Espagne avec une solennité certainement supérieure à celle de toute autre fête.

La Fête Dieu allait bientôt souffrir dans les jours postconciliaires une éclipse notable, résultat des perturbations doctrinales, résultat de la lutte ardente de beaucoup contre le « triomphalisme » dans l’Eglise, résultat du zèle de désacralisation de nombreux clercs, etc. Mais à Garabandal, en cette année 1962, la Fête Dieu fut vécue comme jamais elle ne l’avait été.

Ce qui se passa à la Calleja en cette nuit du 19 juin, première « nuit des cris », fut sans doute très sérieux et impressionnant. (Les voyantes) dirent qu’elles en feraient part par écrit. C’est ce qui fut fait, et il circule un court message daté du 19 juin 1962, signé par Loli et Jacinta.

(…) Evidemment, ce message n’est qu’un très pâle reflet de ce qu’elles virent et entendirent, lors de cette première « nuit des cris » :

La Vierge nous a dit :

« Que nous ne devons pas attendre le châtiment, mais qu’il viendra sans qu’on l’attende ;
Parce que le monde n’a pas changé, et Elle nous l’a déjà dit deux fois ;
Et nous ne faisons pas attention à elle, car le monde est pire ;
Il doit changer beaucoup, et il n’a pas changé du tout.
Préparez-vous, confessez-vous, le châtiment viendra bientôt, et le monde ne change pas…. Je le dis : le monde est toujours pareil.
Quel dommage qu’il ne change pas ! S’il ne change pas, un très grand châtiment viendra bientôt.
Maria-Dolores Mazon, Jacinta Gonzalez ».

(…)

Garabandal, cette nuit-là, après les cris impressionnants des petites, après leurs paroles incohérentes et entrecoupées de sanglots, ne dut pas dormir très tranquillement…. Mais ce fut pire encore le lendemain.

Ce que rapporte Don Valentin est bien confirmé par l’expérience personnelle de Dona Eloisa : « Les petites poussaient des cris impressionnants… Et elles disaient :

« Attends ! Attends…. Que tous se confessent !… Hélas !… hélas !… »

« Les gens se mirent à prier, et à demander pardon publiquement…. »

(…)

Revenues à l’état normal, les petites dirent qu’elles restaient là, toute la nuit, pour prier.

- Et nous ? demandèrent les assistants.

- Comme vous voulez.

Je crois que personne ne bougea ; nous priâmes avec elles jusqu’à six heures deu matin. (Don Valentin dit que l’on récita de nombreux chapelets)

***

Des témoignages…

 Lors des « nuits des cris », les hommes et les femmes de Garabandal vécurent comme jamais sette sainte crainte de Dieu. Quelques mois plus tard, l’impression conservée en était encore très vive.

*

Le 24 septembre, dona Maria Herrero écrivait à sa soeur Carmen qui vivait à Madrid :
« Je suis restée longtemps à parler avec la mère de Jacinta, et elle me dit que la veillée de la Fête Dieu avait été terrible…. Les petites allèrent au Cuadro après avoir avisé les gens de ne s’approcher qu’à une certaines distance, qu’on ne pouvait dépasser un endroit du chemin d’où on ne pouvait les voir… La mère me disait qu’on les entendait pleurer à grands cirs et avec tant d’effroi qu’elle voulut aller voir sa fille, pour voir ce qui se passait ; mais on la refoula…; Lorsque la vision se termina, les petites vinrent retrouver les assistants, et on les vit noyées de larmes ; elles demandèrent à tout le village de se confesser et de communier, car il allait se passer une chose horrible… Maria (la maman de Jacinta) eut une telle peur qu’elle ne put dormir ».

*

Six ans plus tard, Pépé Diez, le maçon du village, parlait ainsi en ma présence :

« Ecoutez, ce n’est pas que je veux faire le fanrafon, mais je suis un homme qui n’a jamais eu peur. Je me rends de nuit dans n’importe quel coin du village, par les chemins les plus écartés, de la même façon que le jour…. ; jamais je n’ai ressenti aucune frayeur. Mais ces nuits-là, tous ensemble dans l’obscurité, silencieux, entendant à distance les pleurs et les cris perçants des petites…. j’avais les jamabes qui tremblaient tellement, que mes genoux s’entrevhoquaient sans que je puisse l’éviter; Vous ne pouvez vous imagtiner ce que ce fut. Je n’ai jamais vécu une chose pareille. »

***

Qu’est-ce que les petites ont bien pu voir pour pousser ainsi ces cris bouleversants ?…

« Oh ! s’écria Loli, c’était horrible à voir. Nous étions complètement épouvantées…. et je ne trouve pas de paroles pour expliquer ce que nous avons vu…

« Nous voyions des rivières se transformer en sang… Le feu qui tombait du Ciel… Et des choses pires encore que je ne puis révéler maintenant.

 » Le message que nous avons alors donné dit que nous n’attendons pas le Châtiment, mais que sans l’attendre, il viendra…

 » La Vierge a demandé à tous de se confesser et de communier… « 

Ces messages furent accompagnés de visions sur le Châtiment :

« Il viendrait un temps où l’Eglise paraîtrait disparue… Elle subirait une grande épreuve…

 » La Vierge a appelé « Communisme » un très grand mal qui viendrait…

« La description du Châtiment fait par Loli parle d’une très grand chaleur et d’une soif brûlante, de gens dans les flammes et d’autrs se jetant à la mer…

« Les enfants, que les petites voyantes demandaient à a Vierge d’emmener, seraient alors « grands ».

Selon le texte anglais que possède Mme Saraco, voici ce que Loli a dit au Père Morelos :

« Cett nuit-là, bien que nous continuions à voir la Vierge, nous commençames à voir une grande foule qui souffrait beaucoup et criait avec la plus grande peur…

« La Très Sainte Veirge nous expliqua que cette grande tribulation -qui ne sera pas le Châtiment – viendrait pardce qu’arriverait un moment où l’Eglise donnerait l’impression d’être sur le point de périr… ; elle passerait par une terrible épreuve. Nous demandâmes à la Vierge comment s’appelait cette grande épreuve et Elle nous dit que c’était le « communisme ».

« Puis elle nous montra comment viendrait ensuite le grand Châtiment pour toute l’Humanité, et que cela viendrait directement de Dieu…

« A un certain moment, plus une machine, et plus un moteur ne fonctionneront; une terrible vague de chaleur s’abattra sur la terre et les hommes commenceront d’endurer une très grand soif ; désespérément, ils chercheront de l’eau, mais celle-ci s’évaporera à cause de la chaleur. Le désespoir s’emparera de presque tous et les gens chercheront à se tuer les uns les autres… ; mais les forces leur manqueront et ils tomberont. C’est alors que l’on comprendra que c’est Dieu seul qui aura permis tout cela. Puis nous vîmes une foule environnée de flammes. Les gens couraient se jeter à la mer et dans les lacs ; mais l’eau semblait bouillir et au lieu d’éteindre les flammes, elle paraissait les activer…

 » C’était si horrible que je demandai à la Très Sainte Vierge d’emmener tous nos petits enfants avec elle avant que tout cela n’arrive. Mais la Virege nous dit que lorsque cela arriverait, tous seraient déjà grands…. »

Chacun pourra comparer les paroles de Loli avec ce qui est dit dans l’Apocalypse (16,8-12), sur les effets que produira le renversement des quatrième, cinquième et sixième coupes….

Tout cela est simplement impressionnant, et fera réfléchir plus d’une personne, pour son « salut ». Mais je crains pour beaucoup d’autres…. Les « charismatiques » de l’optimisme ne voient dans la situation actuelle de l’Eglise, dans toutes ses convulsions, qu’une « crise de croissance ». Avec certitude, ils détectent (je ne sais par quels signes) la venue d’un « printemps nouveau ». Et ils traiteront tout ce qui précède comme s’il s’agissait d’une mauvaise prophétie. Une mauvaise prophétie de « prophètes de malheur » déphasés et bien connus…..

Je suppose que les prophètes authentiques sont apparus pour communiquer que peuple de Dieu – à temps et à contre-temps – ce qu’il devait savoir ; et nul ne doute que plus d’une fois nous avons eu besoin de sévères avertissements.

***

Après une telle veillée, après tant de confessions, nous pouvons nous imaginer facilement ce que fut à Garabandal la fête Dieu, la grande fête de l’Eucharistie en cette année de grâce 1962;

Il ne manqua personne à la messe solennelle, et presque tous communièrent. Ensuite, au cours de la procesion du Saint- Sacrement dans les rues du village nettoyées et pavoisées, les chants traditionnels, hommage au Seigneur au Saint-Sacrement, résonnèrent comme jamais.

 Père Eusebio Garcia de Pesquera

Laisser un commentaire

 

fleurdefoi |
Immortalisation |
L'EVANGELISTE |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | omsanslanguedebois
| WALKING WITH GOD'S MUSICIAN...
| MOUSTARCHIDINE