- Le moment de notre mort sera ce qu’ont été nos dimanches

Posté par Pèlerin le 14 septembre 2010

… la Sainte Messe est le renouvellement du Sacrifice non sanglant de Notre Seigneur Jésus-Christ.

La sanctification du dimanche

(catéchisme populaire du Professeur Spirago début XXè s.)

Afin que l’homme, avec les mille soucis de la vie, n’oublie pas son Créateur, sa fin dernière, et ne retombe pas dans une espèce de sauvagerie, Dieu lui a ordonné de sanctifier un jour par semaine.

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1/ Dieu a ordonné de sanctifier le 7ème jour, parce qu’il se reposa le 7ème jour de la création.

« Dieu, dit Moïse dans son récit de la création, bénit le septième jour et le sanctifia, parce que ce jour il se reposa de toute son oeuvre. « (genèse II, 2) L’homme étant l’image de Dieu doit l’imiter et par ocnséquent à son exemple se reposer le 7è jour après le travail de 6 jours. Du reste, l’homme a besoin de ce repos hebdomadaire. La fériation du 7è jour est une figure du repos éternel du Ciel (héb. IV, 9) Le jour du Seigneur est une ombre de la fête future dans la patrie céleste ; par sa célébration nous ravivons continuellement en nous le désir de ces joies éternelles (St Grég. Le Grand). Nos habits de fête aussi sont un symbole de la félicité du Ciel.

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2/ Dieu ordonna aux Juifs d’observer le sabbat.

Le sabbat était pour les Juifs un jour de joie, déjà parce qu’ils avaient été ce jour-là délivrés de la servitude d’Egypte : mais Dieu voulut encore que ce jour fût sanctifié par le repos, par l’abstinence de tout travail servile. « Le sabbat, vous ne ferez rien » (Exode XX, 10), de là précisément le nom de sabbat qui veut dire repos. Il était le plus propre au culte divin, parce qu’il rappelait les bienfaits de Dieu les plus signalés (Ezéchiel XX, 12) ; en outre, il était une figure du repos du Messie futur au sépulcre. Les Juifs observaient le sabbat très strictement ; sa profanation était sévèrement punie et ils ne pouvaient vaquer à la plus petite occupation, la manne même ne tombait pas. Un Israélite qui avait seulement ramassé du bois fut lapidé (Nomb. XV, 32) et les Pharisiens contestaient même le droit de faire des oeuvres de charité (St Matthieu XII, 12). Le sabbat juif tombe le samedi, le sabbat chrétien le dimanche.

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3/ Les apôtres ont remplacé le samedi par le dimanche, parce que Jésus-Christ est ressuscité un dimanche.

Le dimanche est proprement le jour de la Ste Trinité ; car le dimanche, au premier jour de la semaine (Actes des Apôtres XX, 7 ; I corinthiens XVI, 2), le Père a commencé la création, le Fils est ressuscité des morts, le Saint Esprit est descendu sur les Apôtres. Les Apôtres étaient compétents pour faire cette translation, car la loi du Sinaï se rapportait moins à un jour déterminé qu’au repos hebdomadaire, et la loi de l’Ancien Testament n’était qu’une figure de celle du Nouveau. Le dimanche est aussi nommé le jour du Seigneur (Apoc. I, 10), parce qu’il est spécialement destiné à son service. C’est St Justin (139), qui le premier a employé le mot de jour du soleil dans son apologie, et à bon droit, car ce jour-là le Sauveur, semblable au soleil levant, brilla dans l’éclat de sa résurrection (St Ambroise). C’est le jour où Dieu créa la lumière, où le St Esprit descendit sur les Apôtres en flammes de feu, où chacun doit chercher de nouvelles lumières sur sa destinée. Constantin introduisit l’observation du dimanche dans la législation civile (321), en quoi il fut suivi par Charlemagne et tous les législateurs civilisés.

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4/ Le dimanche nous sommes tenus de nous abstenir d’oeuvres serviles, d’assister aux offices publics, en outre de vaquer au salut de notre âme et de nous procurer une honnête récréation.

On appelle oeuvres serviles, celles qui se font principalement par des efforts matériels et qui causent une fatigue corporelle. Si l’on prenait la loi au sens strict, le commerce (les foires et marchés) serait compris aussi sous l’idée d’oeuvre servile ; cependant, dit le cardinal Gousset, la coutume dans certains pays peut faire admettre une certaine tolérance, sauf pour l’heure des offices publics. A l’exemple de Dieu nous devons nous reposer le septième jour et comme le Christ au jour du dimanche déposa son linceul et ses bandelettes et sortit du tombeau, ainsi nous devons nous débarrasser des liens des soucis temporels et nous élever vers Dieu par la prière. Le repos corporel est nécessaire à l’âme, car l’homme accablé de fatigue est incapable de prier. L’office public obligatoire est la Sainte Messe (à laquelle se joint ordinairement la prédication). Dès les premiers siècles, au témoignage de St Justin, les fidèles assistaient au saint sacrifice ; une homélie avait lieu à l’évangile, et l’usage s’en est généralement conservé. La Sainte Messe est obligatoire le dimanche, parce qu’il n’existe pas d’office plus parfait. Nous procurons en outre notre salut le dimanche par la réception des sacrements, la prière, l’assistance au sermon, les bonnes lectures, et les oeuvres de miséricorde. Nous prenons une honnête récréation par le repos et des plaisirs permis.

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Sont licites le dimanche :

… les oeuvres serviles, absolument indispensables ; les occupations de peu d’importance, le travail intellectuel ; les récréations décentes. Il est permis de faire des oeuvres serviles nécessaitres. Dieu ne veut pas que ce commandement nous soit nuisible : « le sabbat, dit Jésus, est fait pour l’homme, et non l’homme pour le sabbat » (St Marc 2,27). Sont donc permis les travaux nécessaires à l’entretien de la vie : préparer des aliments, rentrer les moissons quand le danger de perte est sérieux. Les oeuvres serviles sont interdites mais non celles de la charité pour le bien du prochain (St Irénée). Néanmoins on ne peut faire le dimanche que des oeuvres serviles de miséricorde nécessaires. Sont permis aussi les menus travaux de ménage dont l’omission serait un désordre : le balayage des chambres, les travaux usuels de cuisine, une réparation légère à un habit subitement déchiré ; à plus forte raison, le travail intellectuel : la lecture, l’écriture, la musique. Comme le dimanche est institué pour notre délassement, les récréations honnêtes, comme la promenade, le jeu modéré ne sont pas interdits.

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Les péchés contre la sanctification du dimanche.

On pèche contre le commandement de la sanctification du dimanche :

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1/ Quand on fait sans nécessité un travail servile ou qu’on le demande.

Abuser de ce jour pour les folies du monde, c’est une sorte de sacrilège (St Cyprien), c’est piller les trésors de l’Eglise. (St Jean Chrysostome). L’empereur Valentinien avait coutume de dire : « Celui qui travaille le dimanche est un sacrilète, comme celui qui met du vin impur dans un vase sacré. » Le chrétien doit le repos dominical à ses subordonnés, même à ses bêtes de somme (Exode XX 8-10) ; aussi les domestiques et les ouvriers doivent-ils quitter les maîtres qui les forcent à travailler le dimanche. Pour les Israélites, Dieu avait décrété : « Celui qui aura violé le sabbat, sera puni de mort ; et si quelqu’un travaille ce jour-là, il périra de mon peuple ». (Exode XXXI, 14) Et faire travailler les autres ! : soit , nous , les bons catholiques , nous allons à la messe du dimanche , voire aux vêpres …très bien…mais nous n’acceptons pas de manger du pain  » rassis » de la veille ! Combien d’entre nous vont tranquillement acheter leur pain frais , en rentrant de la messe justement ( pour ne citer que cet ingrédient ! )…ou , pour s’éviter du travail supplémentaire…mettent les pieds sous la table..un dimanche ! Et le soir s’en vont au cinéma…il faut bien se distraire ! Et oublient qu’ils font travailler le boulanger , le restaurateur et son équipe , les employés de cinéma et ceux de tous les différends loisirs auxquels nous nous adonnons bien volontiers le dimanche ! Quels hypocrites sommes-nous en agissant ainsi . Pour ces loisirs  » payants  » il y a le samedi….après les courses , le ménage et les différentes activités sportives des enfants ! Impossible , diront certains …mais pour autant , nous n’avons toujours pas le droit de faire travailler les autres le Jour du Seigneur , quand il s’agit de loisirs et de confort , les services d’urgence étant à part !

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2/ Quand on manque sans raison à la Sainte Messe

Certaines réjouissances du samedi font très souvent manquer l’office divin le dimanche. « Quelle folie, dit St François de Sales, de transformer la nuit en jour, le jour en nuit et de négliger ses devoirs envers Dieu pour de futiles divertissements ».

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3/ Quand on se livre à des récréations trop bruyantes, trop fatigantes pour le corps, ou même coupables,

telles sont les chasses à courre ou les traques, les bals publics, ces derniers surtout, qui sont la cause de tant d’immoralités, de rixes, de prodigalités, qui poussent au dégoût du travail et au vagabondage. Les récréations les plus profanatrices du dimanche sont celles qui sont coupables en elles-mêmes, car de toutes les oeuvres, le péché est la plus servile, puisqu’il rend esclave du démon (St jean 8, 34)
St Augustin se demande s’il ne vaudrait pas mieux profaner le dimanche par le travail que par ces vices. Offenser Dieu est bien coupable, mais c’est un crime double de l’offenser le jour qui lui est consacré.

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Motifs qui doivent nous porter à observer le repos dominical.

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1/ La sanctification du dimanche attire sur nous des bénédictions temporelles.

Dieu est si bon qu’il demande pour son service, non pas des oeuvres pénibles, mais seulement le repos !

Christophe Colomb dans son voyage en Amérique observait autant que possible le repos dominical : cela ne retarda pas le succès de son expédition. Ceux qui sanctifient le dimanche sont souvent providentiellement protégés contre de grands malheurs. Certains fabricants prétextent que le repos du dimanche paralyse la production et nuit considérablement à l’industrie ; mais cela est faux. L’expérience prouve qu’en diminuant les heures de travail, on augmente la force de production de l’ouvrier : l’ouvrier qui observe le dimanche travaille plus et mieux dans la semaine. Un arc trop bandé perd de son élasticité et l’ouvrier surchargé de travail, de sa force productive. « Voulez-vous, disait Rousseau, créer un peuple actif et industrieux, donnez-lui des fêtes. Ces jours perdus se retrouveront largement ».

En Angleterre, le repos dominical est très strict : les magasins, les cabarets, les théâtres, etc sont fermés, même la poste, ni les chemins de fer ne travaillent et pourtant l’Angleterre marche à la tête de tous les pays industriels. Les Juifs observent très sévèrement leur sabbat, et on ne remarque pas qu’ils s’appauvrissent.

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2/ Dieu châtie les profanateurs du dimanche par des peines temporelles, notamment par la maladie et la pauvreté.

Dieu châtie souvent ceux qui travaillent le dimanche. C’est à cause de la profanation de ce jour que Dieu fit détruire la ville de Jérusalem par Nabuchodonosor et emmener les Juifs en captivité.
Le châtiment habituel des profanateurs du dimanche est qu’ils deviennent les esclaves de tous les vices. ; ceux qui le dimanche recherchent les richesses de la terre, trouvent des trésors de péché et perdent ceux du Ciel (St Ambroise). Le repos du dimanche est donc un devoir, non seulement envers Dieu, mais aussi envers soi-même ! La profanation du dimanche est un suicide. « je vous visiterai, dit le Seigneur, à ces profanation par la misère. » (lévitique 26, 16) ; ils travaillent sans s’enrichir car ils sont privés de la bénédiction de Dieu. Comme Dieu punit habituellement par là où on a péché (Sagesse11, 17), celui qui a profané le dimanche par avarice, obtient le contraire de ce qu’il cherchait : il s’appauvrit.

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3/ La profanation du dimanche ruine la famille et la société.

Elle mine d’abord la famille, car les membres d’une famille qui ne fréquente pas l’office divin perdent peu à peu la notion de leurs devoirs et tombent dans les plus profonds errements : le père devient prodigue, la mère négligente, les enfants désordonnés. Les liens de la famille se relâchent et le foyer domestique, au lieu d’abriter un paradis, n’est plus qu’un enfer/ Dès que la famille est minée, toute la société est ébranlée ; un bâtiment s’écroule dès que les fondements chancellent.
La profanation du dimanche est une révolte ouverte contre l’autorité de Dieu, il s’ensuit qu’elle fait perdre le respect de toute autorité, paternelle, civile et religieuse ; elle fait perdre la notion et la pratique de la religion, fait oublier Dieu comme fin dernière dominicale, est la barrière qui sépare le vrai chrétien du chrétien de nom, les prédestinés des réprouvés ; on sera séparé dans l’éternité de ceux dont on s’est séparé ici-bas : celui qui le dimanche ne se compte pas parmi les enfants de Dieu, sera exclu de sa famille dans l’éternité.

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 Le moment de notre mort sera ce qu’ont été nos dimanches ; c’est le dimanche que nous amassons les biens éternels. (St Grégoire de Naz.).

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