- Quand l’OMS s’intéresse à l’Eucharistie

Posté par Pèlerin le 24 septembre 2010

Miracle de Lanciano  

Cela se passe au VIIè siècle… à Lanciano

Un jour, un moine, pendant qu’il célébrait la Sainte Messe, fut assailli du doute quant à la présence réelle de Jésus dans la Sainte Eucharistie. Prononcées les paroles de la consécration sur le pain et sur le vin, à l’improviste, devant ses yeux il vit le pain transformé en Chair et le vin en Sang.

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La tradition, moins attentive que nous aujourd’hui aux particularités des vicissitudes de la vie, ne nous a pas consigné les données d’état-civil du moine-prêtre, dans les mains duquel s’est vérifié l’extraordinaire et inattendu changement. Nous savons que c’était un moine de rite oriental, grec, appartenant à la grande famille spirituelle des basiliens. Un document de 1631 référant le Prodige avec abondance de détails, nous aide à entrer dans le monde intérieur du protagoniste anonyme, le dépeignant comme « pas très ferme dans la foi, lettré des sciences du monde mais ignorant en celles de Dieu; allait doutant de jour en jour si dans l’Hostie consacrée fut le vrai Corps du Christ et dans le vin fut le vrai Sang« .

Donc un homme tourmenté par le doute, désorienté par les différents courants d’opinion, de même dans le domaine de la foi, lacéré par les inquiétudes quotidiennes.

Quelle fut sa réaction devant l’inattendue mutation qui impliquait les espèces sacramentelles?
Se reportant au document cité, nous lisons:
« Attéré et confus par un aussi grand et merveilleux miracle, il resta un long moment comme transporté dans une extase divine; finalement, cédant la peur à l’allégresse spirituelle, qui lui emplissait l’âme avec un visage joyeux baigné de larmes, se tournant vers les personnes présentes, il leur dit ainsi: ‘Ô heureux fidèles auxquels le Dieu Béni, pour confondre mon incrédulité a voulu se révéler dans ce très saint Sacrement et se rendre visible à vos yeux. Venez, frères, et admirez Notre Dieu qui s’est fait proche de nous’ ».
C’est le sentiment commun qui nous accompagne à chaque expérience de Dieu et de sa mystérieuse influence sur les enfants des hommes. Le pain et le vin, investis de la force créatrice et sanctificatrice de la Parole, se sont changés subitement, totalement et visiblement en Chair et en Sang.

 Le Fait se rapporte au VIIe siècle, sans précisions ultérieures.

 Le premier document écrit date de 1631 et se réfère dans les plus petits détails à ce qui est arrivé au moine. Dans le presbytère du sanctuaire, sur le côté droit de la Chapelle Valsecca, on peut lire l’épigraphe datée 1636, où est narré en synthèse l’Evénement.

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Nous pouvons aussi ajouter dans cette section les diverses Reconnaissances sur le Miracle. Celles-ci sont des vérifications historiques et juridiques pour affirmer au cours des siècles l’authenticité du Miracle de la part de l’Autorité ecclésiastique.

La première Reconnaissance eut lieu en 1574 par l’Archevêque Gaspare Rodriguez. D »autres Reconnaissances eurent lieu en 1637, 1770, 1866, 1970.

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 Les Reliques du Miracle furent conservées dans la petite église originaire (dans le « beau Pays » l’Italie, dans la région des Abruzzes, province de Chieti, dans la ville de Lanciano) jusqu’en 1258, passant successivement des mains des basiliens à celles des bénédictins (env. 1074) et après la parenthèse archipresbytérale (1229-1252) dans les mains des franciscains.

L’église du Miracle fut alors confiée au clergé local, en la personne de l’archiprêtre, jusqu’à la venue des franciscains le 3 avril 1252. En 1258 les frères franciscains reconstruirent l’église et la dédièrent à San Francesco. En 1809, lorsque Napoléon Ier supprima les ordres religieux, ils durent à leur tour quitter ce lieu. C’est seulement en juin 1953 qu’ils retrouvèrent leur ancien couvent.

Les reliques, enfermées dans un reliquaire d’ivoire, furent conservées premièrement dans l’église de San Legonziano et ensuite dans celle de San Francesco. Au temps des incursions des turcs dans les Abruzzes, un frère mineur, nommé Giovanni Antonio di Mastro Renzo, voulut les sauver et le 1er Août 1566 partit en les emportant avec lui. Après avoir marché toute la nuit, le lendemain matin il se retrouva encore aux portes de Lanciano.

Il comprit alors qu’il devait rester avec ses compagnons pour conserver les reliques. Celles-ci, une fois le danger passé, furent déposées sur un autel digne d’elles, sur le côté droit de l’unique nef de l’église conventuelle.

Elles furent enfermées dans un vase de cristal, celui-ci déposé dans une armoire en bois, fermé avec quatre clés. En 1920, les reliques furent déposées derrière le nouvel autel majeur. Depuis 1923, la « chair » est exposée dans le soleil d’un ostensoir, alors que les caillots de sang desséchés, sont contenus dans un calice de cristal au pied de cet ostensoir.

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L’examen scientifique

En novembre 1970, sur les instances de l’archevêque de Lanciano, Monseigneur Perantoni et du ministre provincial des Conventuels des Abruzzes et avec l’autorisation de Rome, les Franciscains de Lanciano décidèrent de soumettre à un examen scientifique ces « reliques » qui dataient d’environ 12 siècles.

 Le 18 novembre 1970, le docteur Linoli effectua des prélèvements sur les reliques sacrées et procéda aux analyses en laboratoire.

Le 4 mars 1971, le professeur présenta un compte-rendu détaillé des diverses études effectuées. En voici les conclusions essentielles:

    1. La « chair miraculeuse » est vraiment chair constituée du tissu musculaire strié du myocarde.

    2. Le « sang miraculeux » est vrai sang: les analyses chromatographiques le démontrent avec certitude absolue et indiscutable.

    3. L’étude immunologique démontre que la chair et le sang sont vraiment de nature humaine et la preuve immuno-hématologique permet d’affirmer avec toute objectivité et certitude que tous deux appartiennent au même groupe sanguin AB. Cette identité du groupe sanguin peut indiquer l’appartenance de la chair et du sang à la même personne, avec toutefois la possibilité de l’appartenance à deux individus différents du même groupe sanguin.

    4. Les protéines contenues dans le sang sont normalement réparties dans un pourcentage identique à celui du schéma sérum-protéique du sang frais normal.

    5. Aucune section histologique n’a révélé des traces d’infiltrations de sels ou de substances conservatrices utilisées dans l’antiquité à des fins de momification. Naturellement, la conservation de protéines et de minéraux observés dans la chair et dans le sang de Lanciano n’est pas impossible ni exceptionnelle : les analyses répétées ont permis de trouver des protéines dans les momies égyptiennes de 4 et de 5000 ans. Mais il est opportun de souligner que le cas d’un corps momifié selon les procédés connus est très différent de celui d’un fragment du myocarde laissé à l’état naturel pendant des siècles, exposé aux agents physiques atmosphériques et biochimiques.

    *

Le prof. Linoli écarte même l’hypothèse d’une imposture commise dans les siècles passés. « En fait, dit-il, supposant qu’ont ait prélevé le coeur d’un cadavre, j’affirme que seulement une main experte en dissection anatomique aurait pu obtenir une « coupe » uniforme d’une viscère creuse (comme on peut encore l’entrevoir sur la « chair ») et tangentielle à la superficie de cette viscère, comme le démontre le cours longitudinal, de façon prédominante, des bandes des fibres musculaires, visibles en plusieurs points dans les préparations histologiques. En outre, si le sang avait été prélevé sur un cadavre, il se serait rapidement altéré par déliquescence ou putréfaction. »

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Nouvel examen scienfique

Le rapport du prof. Linoli fut publié dans « Quaderni Sclavo in Diagnostica », 1971, fasc. 3 (Grafiche Meini, Siena) et suscita un vif intérêt dans le monde scientifique. Aussi en 1973, le Conseil Supérieur de l’Organisation mondiale de la Santé O.M.S./O.N.U. nomma une commission scientifique pour vérifier, selon des expériences de contrôle, les conclusions du médecin italien. Les travaux durèrent 15 mois avec un total de 500 examens. Les recherches furent les mêmes que celles effectuées par le prof. Linoli, avec d’autres compléments. La conclusion de toutes les réactions et de toutes les recherches confirmèrent ce qui avait déjà été déclaré et publié en Italie. De manière précise, il fut affirmé que les fragments prélevés à Lanciano ne pouvaient pas être assimilés à des tissus momifiés. Leur conservation après presque douze siècles, dans des reliquaires de verre et en l’absence de substances conservatives, antiseptiques, antifermentatives et momificantes, n’est pas scientifiquement expliquable : en fait les vases qui renferment ces reliques n’empêchent pas l’accès de l’air et de la lumière ni l’entrée de parasites d’ordre végétal ou animal, véhicules ordinaires de l’air atmosphérique. Quant à la nature du fragment de chair, la commission déclare sans hésitation qu’il s’agit d’un tissu vivant car il répond rapidement à toutes les réactions cliniques propres aux êtres vivants.

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Ce verdict confirme donc pleinement les conclusions du prof. Linoli. Il n’est pas moins surprenant de constater qu’un miracle italien du haut Moyen Âge ait intéressé à ce point l’OMS et les Nations Unies !

Mais voilà une autre surprise, l’extrait du compte-rendu des travaux scientifiques de la Commission Médicale de l’OMS et de l’ONU, publié en décembre 1976 à New-York et à Genève, déclare dans sa conclusion que la science, consciente de ses limites, se rend devant l’impossibilité de donner une explication. Le dernier paragraphe n’est certainement pas une déclaration de foi religieuse mais c’est au moins l’apologie de l’humilité que doit posséder celui qui se dévoue à la recherche scientifique. Le scientifique, à un certain moment de ses investigations, doit se rappeler qu’il n’est rien d’autre qu’un homme sur la planète terre.

http://www.miracoloeucaristico.eu/francese/indexfrancese.php

NDLR :

Aller à la Messe, c’est assister à un Miracle chaque dimanche… Et nous avons Foi en ce Miracle sans voir, sans avoir de preuves. « Heureux celui qui croit sans avoir vu ! »

…. Et pourtant, ce miracle de Lanciano, dont les résultats de l’étude scientifique se révèlent « inexplicables », a-t-il pour autant converti le monde ?..

Cela rappelle étrangement le Milagruco de Garabandal – le « petit Miracle » demandé par Conchita à la Sainte Vierge pour que le monde croie….- qui n’a pas non plus converti tout le monde…

Certains auront beau avoir des preuves sous les yeux… rien n’y fera !
La Foi est un don de Dieu et il faut accepter d’ouvrir les yeux pour les voir. Ouvrir les yeux de l’âme pour voir la beauté de Dieu et entrevoir tous les mystères….
Ni la science ni les hommes ne pourront La donner. Seul Dieu nous donne la Foi, permet des Miracles pour que le monde croie et reconnaisse Sa Toute Puissance….  le malheur, c’est que le plus grand nombre ferme encore les yeux.

miracle de Lanciano

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