- Comme Vous, Sainte Vierge, il n’en est aucune.

Posté par Pèlerin le 3 octobre 2010

« Les cheveux sont longs, châtain foncé et ondulés avec la raie au milieu ; la figure est allongée, le nez fin et long, la bouche très jolie, avec des lèvres un petit peu grosses. Son teint est doré mais plus clair que celui de l’ange ; il est différent. Sa voix est ravissante ; c’est une voix très curieuse, je ne sais pas l’expliquer. Aucune femme ne ressemble à la Vierge, ni dans la voix, ni dans rien. Quelquefois, Elle porte l’Enfant-Jésus dans ses bras. Il est tout petit, comme un nouveau-né, avec une toute petite figure. Son teint ressemble à celui de la Vierge ; il a une toute petite bouche et des cheveux un peu longs…. ; il porte une robe comme une tunique bleue ».

Compte tenu du pauvre vocabulaire des petites, cette description ne peut que nous surprendre. La vision dut être vraiment merveilleuse pour qu’elle puissent se débrouiller ainsi en essayant de la décrire. Il faut bien comprendre en outre, que notre langage humain n’est pas à la mesure de réalités qui dépassent nos expériences et connaissances d’ici-bas. « Je ne sais pas m’expliquer…. aucune femme ne ressemble à la Vierge, ni par la voix, ni en rien ».

Tu as raison, petite. Chaque réalité doit être expliquée dans le langage qui lui est propre, et celui de la terre est bien insuffisant pour exprimer convenablement les réalités célestes. Il faut donc recourir aux formules négatives.

Après les apparitions de Massabielle, lorsqu’on demandait à Bernadette : « Ta dame de la grotte est-elle comme une telle ou une telle ?,, elle ne pouvait se contenir et répondait avec une extrême vivacité : « je vous en prie ! Aucune comparaison n’est possible ! ». Plus tard, ayant terminé une statue en marbre de Carrare de l’Immaculée, le grand sculpteur Fabish attendait de Bernadette une exclamation d’enthousiasme, telle que : « Oui ! C’est Elle ! ». Il n’obtint que cette aimable concession : « Votre statue est très belle, mais ce n’est pas Elle ! Ce n’est pas Elle du tout ! Entre cette statue et la dame que j’ai vue, il y a autant de différence qu’entre la terre et le ciel ».

Comme la fillette de Lourdes, les fillettes de Garabandal puorront décrire l’arrangement de la coiffure de la Vierge, la couleur de ses vêtements, les attitudes de ses mains…. mais elles ne réussiront jamais à exprimer la grâce de sa personne, le charme de son sourire, la lumière de son regard, la mélodie surnaturelle de sa voix, l’éclat de bonté, de beauté, de pureté, d’amour, qui la transfiguraient en un miracle de perfection !

On comprend que cette vision ait été pour les fillettes une image du paradis, que les heures passées à la contempler leur aient paru fugaces, « de toutes petites minutes », et que l’endroit habituel des apparitions, dans la calleja, ait mérité d’être appelé par Conchita « un petit morceau de ciel ».

On m’a rapporté ce trait de Loli : quelque temps après les événements que nous relatons, la petite, grâce à des amis, put aller à la mer pour la première fois, à Comillas. La vue panoramique que l’on découvre de Comillas est magnifique et dut impressionner Loli. Quelqu’un lui dit alors : « N’est-ce pas merveilleux ? ». « Bien sûr que c’est beau, répondit-elle, mais quand on a vu la Vierge….! »

Pour que nous puissions mieux nous représenter ce que fut la rencontre des fillettes de Garabandal avec la Reine et Mère du Ciel, voici ce que m’a rapporté Madame Isabel de Daganzo, artiste peintre résidant à Barcelone, au sujet des déclarations que Conchita lui fit quelques années plus tard….

*

« Résumé de mes conversations avec Conchita, à Burgos, du 7 au 15 novembre 1967, au sujet des apparitions de Garabandal. Je voulais, avec son aide et avec celle de la très Sainte Vierge, représenter sur toile un tableau qui révélât bien ce que furent ces scènes célestes.

Parmi diverses esquisses, je lui présentai celle de Notre Dame de Garabandal que j’avais ébauchée sous sa direction, d’abord au village, puis à Pampelune, et qui a servi de modèle pour l’image que l’on vénère maintenant dans la petite chapelle de Saint Michel à Garabandal, ainsi que pour quantité d’images qui circulent par le monde entier.

- « Ta Vierge est bien, me dit Conchita. Seulement tu dois lui faire une robe plus gracieuse. Il n’y avait pas de nuées, seulement de la lumière…. Parfois elle souriait tellement qu’on lui voyait les dents. Ses cheveux étaient plus ondulés. Les fleurs de la robe étaient comme brodées en blanc….. le scapulaire était d’une seule pièce et un peu plus grand. »

Que signifiait l’oeil de la première apparition ? Etait-il ainsi ? (et je lui fis un dessin).

- « Non, il n’avait pas ces lignes-là : c’était un oeil normal, avec des cils, couleur marron, et j’ignore ce qu’il signifiait…; La lumière était répartie uniformément, mais là il y en avait un peu plus et c’est là quel’oeil se trouvait (elle me désigna le grand oeil dessiné sur le papier, et sans l’ombre d’une hésitation elle me précisa l’endroit, la distance et les mesures exactes). »

Elle ajouta peu après :

- « Ce jour-là beaucoup de choses se passèrent pendant l’apparition. En particulier il y eut une pluie d’étoiles. Nous la vîmes toutes les quatre : Loli, Mari Cruz, Jacinta et moi. »

Comment tombaient-elles ? De ses mains ?

- « Non, non. Elles tombaient d’en haut comme s’il eût plus. »

Une de mes esquisses représentait la Vierge sur une nuée rouge, car ce que j’avais lu un jour me portait à me l’imaginer ainsi.

- Nous n’avons pas vu la Vierge sur une nuée rouge. Ce qui s’est passé, c’est qu’un jour, alors que nous n’étions pas en extase, nous fûmes enveloppées toutes els quatre par une nuée rouge et nous fûmes bien effrayées.

Une autre esquisse représentait Notre Dame sur une étoile à laquelle j’avais ajouté une longue traînée lumineuse ; les quatre petites voyantes étaient dessinées à genoux aux pieds de la Vierge.

- Oui, une fois est passée une étoile pareille, mais elle n’a fait que passer et n’est pas restée aux pieds de la Vierge. Et nous n’étions pas toutes les quatre il n’y avait que Loli et moi. C’était un jour de la fête de Notre Dame du Pilar.

Dans une autre esquisse, Notre Dame apparaissait comme Reine des Anges, entourée de ces derniers.

- « Je n’ai jamais vu la Vierge entourée apr des anges, me dit-elle. Mais j’ignore si les autres la virent ainsi. »

Comment vous bénissait et vous embrassait le Vierge ? Ainsi ? (et je lui montrai un autre dessin).

- Elle ne nous bénissait pas ; par contre, elle nous embrassait. Et Elle le faisait de face : Elle descendait vers nous, et quand certaines fois nous n’arrivions pas jusqu’à Elle, nous nous levions mutuellement pour l’atteindre. »

*

Pour l’âme, l’évocation de ces faits est comme une brise apaisante…. Quelle Mère nous avons dans le Ciel ! Ou bien Elle s’abaisse vers nous avec une délicatesse infinie, ou bien Elle cherche à nous élever vers Elle afin que nous soyons moins malheureux et moins misérables.

*

Notre Dame de Garabandal                La Virgen del Carmen de Garabandal

***

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