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- Un anneau singulier au doigt de Monseigneur …

Posté par Pèlerin le 8 octobre 2010

 

Le message donné par la Sainte Vierge à Garabandal est le même qu’à Fatima, mais réactualisé pour notre temps.

C’est ainsi que se résume une entrevue entre Mgr Venancio de Leiria-Fatima et le Père Combe…

Mgr Venancio, évêque de Leiria-Fatima, a été l’évêque dont le nom restera lié à Fatima et Garabandal. Ce fut en effet durant sa charge pastorale que le « Troisième Secret de Fatima » fut porté à connaissance à Rome.

Mgr Venancio est bien connu pour sa profonde piété. Souvent, il parle de Soeur Lucie la voyante de Fatima et il a aussi rendu visite à Conchita la voyante de Garabandal.

Le Père Combe raconte :

Le 21 juillet 1983, alors que j’accompagnais des pélerins de Sainte Etienne à Fatima, j’eus la joie d’être reçu par Mgr Venancio et d’avoir avec lui une longue conversation privée. A présent que je peux publier cette entrevue inoubliable, voici quelques détails :

1. La première fois que j’ai rencontré ce saint Evêque, fut à Leiria, au bureau de la chancellerie en 1961.

2. Je savais que lors de ses deux voyages aux Etats-Unis, il avait rencontré deux fois Conchita, la principale voyante de Garabandal, qui vit à New-York depuis son mariage en 1973. Ces visites n’étaient pas informelles car Lucia de Fatima connaissait bien Conchita.

3. Un détail important ; je portais à la main droite un anneau que le grand apôtre de Garabandal, Joey Lomangino, m’avait donné en 1977, quand je lui avais rendu visite à New-York. Il avait fait le même cadeau à Conchita et à plusieurs prêtres et laïcs, « ouvriers » de la Sainte Vierge, comme un signe de notre « communion » et  collaboration à la diffusion du Message de Notre Dame.

***

Voici la conversation avec Mgr Venancio :

Père Combe : Excellence, je vous suis très reconnaissant de me recevoir en audience privée. C’est la deuxième fois que nous nous rencontrons.

Mgr Venancio : Cher Père, ma mémoire me joue des tours. S’il vous plaît, rappelez-moi à quelle occasion.

Père Combe : La première fois, ce fut en 1961. J’étais venu vous demander d’avoir la générosité de bien vouloir nous donner une statue de Notre Dame de Fatima pour un grand événement franco-portugais que j’organisais dans la région de Lyon, événement qui a eu un grand retentissement dans toute la région puisqu’il avait réuni environ 10000 personnes.

Mgr Venancio : Je m’en souviens parfaitement. Je vous ai donné une statue avec une bénédiction spéciale, car c’était l’une des quatre « Vierges pélerines pour la paix » après la seconde Guerre Mondiale. En ce jour d’adoration, je vous avais envoyé au Recteur de la Basilique de Fatima à qui j’avais donné l’ordre de vous confier la statue de Notre Dame. Quand il (le recteur) est revenu à Fatima, il m’a rapporté le magnifique programme et la fête qui l’ont impressionné, ainsi que la qualité du programme religieux.

Père Combe : Mais tout ce programme, Excellence, a été réalisé par la grâce de Dieu et par votre bienveillance. Vous le saviez que cette statue de Notre Dame de Fatima a apporté de nombreuses bénédictions spirituelles ? Aujourd’hui encore, elle est vénérée dans ma chapelle privée. Chez moi, j’ai une photo de vous chez’une jeune que vous avez visitée à New-York. C’est quelqu’un que Lucie connait.

Mgr Venancio : Chez Conchita de Garabandal. Oui, cher Père, j’ai remarqué que vous portez au doigt un anneau qui m’en dit plus sur ce à quoi vous croyez. Oui, j’ai visité Conchita à New-York. J’ai été enchanté de ces heures passées dans sa famille chez elle. Et je vous dirai qu’elle a eu la gentillesse de retirer l’anneau qu’elle portait au doigt, le même que le vôtre et qu’elle me l’a donné en disant :

Conchita : Excellence, je vous le donne seulement à vous pour que vous le portiez jusqu’à votre mort.

Mgr Venancio : Je l’ai accepté et comme vous, l’ai toujours porté, pendant des années, à côté de mon anneau pastoral. Comme vous. Il ne vous sera pas difficile d’imaginer les interminables spéculations que cela m’a apporté, certaines indiscrètes pour sûr, et même de la part de mes frères évêques. J’ai gardé cet anneau jusqu’à cette année 1983, mais comme je suis à présent très âgé, je souhaitais que cet anneau revienne à sa propriétaire avant ma mort ; je le lui ai renvoyé il y a quelques semaines, avec une lettre de remerciement et ma bénédiction.

Père Combe : Excellence, ce que vous me dîtes est une grande révélation. Je vous remercie de me l’avoir partagée.

Mgr Venancio : Cher Père : vous êtes bien le prêtre français qui travaille à diffuser le Message de Notre Dame du Mont Carmel de Garabandal ?

Père Combe : Oui excellence, et c’est pour cette raison que j’ai la joie d’être avec vous aujourd’hui.

Alors s’est produit l’inattendu ; quelque chose qui m’a laissé sans voix et qui me coûte (dans le sens de l’humilité…) encore de raconter, cependant je dois le dire en toute simplicité : l’évêque Venancio s’est levé puis s’est agenouillé à mes pieds. Il a alors pris mes mains entre les siennes et en me regardant fixement dans les yeux, il dit :

Mgr Venancio : Soyez béni et merci cher Père, pour la merveilleuse oeuvre apostolique pour Notre Dame du Mont Carmel de Garabandal

Alors l’évêque s’assit en face de moi.

Père Combe : Je suis troublé par votre geste, Mgr, mais très reconnaissant de vos paroles, non vis à vis de moi mais pour le Message de Garabandal.

Mgr Venancio : Ce Message donné par la Sainte Vierge à Garabandal est le même qu’Elle a donné à Fatima mais réactualisé pour notre temps.

Père Combe : j’ai toujours pensé la même chose, Excellence, mais vous soulignez le mot « actualisé ». Pouvez-vous expliquer ?

Mgr Venancio : C’est très simple. En 1917, à Fatima, la Sainte Vierge nous a averti de la crise dont souffre aujourd’hui l’Eglise, et qui nous fait souffrir ; crise de la doctrine, du catéchisme, de la morale, de la liturgie, de la discipline, du sacerdoce, de la vie religieuse, etc. et comme conséquence, la grande confusion chez les fidèles. Pourquoi ? Parce qu’il n’y avait pas de raison de nous avertir de ces dangers en 1917.

De fait, à cette époque, la situation était normale et même certaines choses parfaites. Vous vous souvenez comme il y avait alors la piété pour l’Eucharistie, la dévotion mariale, le sens chrétien du péché, la fréquente réception du Sacrement de Pénitence, la liturgie, la fidélité au pape comme successeur de Pierre ?

A Garabandal, en 1961, la situation était différente. Nous, nous ne voyions pas les grands dangers qui approchaient, mais la Sainte Vierge les voyait. Et parce qu’Elle est Mère et Prophète, elle est venue dans ce petit village espagnol pour nous donner, de façon explicite, nous avertir et nous exhorter à la prière, au sacrifice, à la pénitence et à la conversion. En d’autres mots, à Garabandal, Elle a mit son Message de Fatima pour l’Eglise d’aujourd’hui.

Père Combe : Conchita de Garabandal a souvent dit que le Message de Notre Dame du Mont Carmel était un « Message de Salut », et que nous-mêmes pourrions le dire, « Message de Salut pour notre temps ».

Mgr Venancio : Pour moi, c’est évident.

Père Combe : Ce que vous êtes en train de dire sur la crise et la confusion qui en résulte, au sein-même de l’Eglise, me rappelle les paroles dites un jour par un grand théologien, le Père Lucio Rodrigo, Recteur Emérite de l’Université de Comillas, dans le diocèse de Santander. Après les apparitions de Garabandal, vers l’année 1967, j’ai fait la connaissance de ce jésuite et nous sommes devenus de grands amis.

Un jour, il m’a dit :

« A Garabandal, la Sainte Vierge nous a prédit la crise sacerdotale et la grande confusion dans l’Eglise. Ces prophéties se sont réalisées. Tout avec une vision et une gravité que personne de ce petit village ne pouvait prévoir, parce que même les théologiens, malgré leurs connaissances, ne pouvaient avoir le moindre soupçon. »

Et cet éminent théologien a conclu :

« Pour moi, rien que ce fait est une preuve plus que suffisante pour dire que le Message de Garabandal fut d’origine surnaturelle. »

Mgr Venancio : C’est une raison fiable et éclairante, même si Garabandal n’a besoin d’aucune preuve de d’authenticité comme vous le savez. Maintenant dîtes-moi Père, avez-vous des nouvelles récentes de Conchita et de ses compagnes ? Me donneriez-vous votre opinion sur l’avis de l’évêque de Santander et de Rome sur Garabandal ?

Père Combe : Je lui fis part alors des dernières nouvelles que j’avais.

Et ainsi se termina notre conversation.

Père Combe : Merci vraiment, Excellence, de m’avoir gratifié de cette entrevue. Je garderai vos paroles dans mon coeur comme une source de joie et de paix. Mais avant de partir, je vous demanderai une faveur. Celle de me donner votre bénédiction, à moi et à mon groupe de pélerins français.

Mgr Venancio : De tout mon coeur, d’abord à vous, et ensuite à votre groupe.

Père Combe : A genoux, je reçus sa bénédiction puis je l’en remerciai.

Mgr Venancio : La bénédiction pour votre groupe, vous la donnerez en mon nom. Je vous donne une permission spéciale pour donner une bénédictino épiscopale à votre groupe en mon nom. Et en retour, je veux recevoir la vôtre.

Père Combe : Je refusai, tout confus ; cependant devant l’insistance de l’Evêque qui était déjà à genoux devant moi, j’acceptai et le fis avec une grande émotion. « Je bénis de tout mon coeur ce grand et saint évêque de Fatima ». Quelle mémorable entrevue !

 

Je promets devant Dieu que tous ces détails relatés sont vrais. Je dédie tout cela aux « ouvriers » de Notre Dame du Mont Carmel pour qu’ils gardent courage et aussi à tous les évêques et prêtres de l’Eglise.

Père Alfred Combe,

France, le 21 juillet 1983.

Publié dans D- Des prêtres racontent, F- Garabandal est la suite de Fatima, H- Les voyantes, I- Joey Lomangino | 3 Commentaires »

 

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