- De l’eau de Garabandal à l’eau du Baptême

Posté par Pèlerin le 13 octobre 2010

 

Le cas d’une jeune Juive

A la fin de cet été 1961, une histoire met en relief comme peu d’autres l’action du salut réalisée ici par la Vierge. L’histoire est un peu longue : je la relate avec suffisamment de détails dans mon livre précité : « Elle se rendit en hâte à la Montagne ».

Le dimanche 27 août 1961, arrivaient pour la première fois à Garabandal une jeune fille de Burgos, Ascension de Luis, et une jeune étudiante française Muriel Catherine C. qu’Ascension logeait provisoirement chez elle.

La demoiselle de Burgos était fervente catholique et une grande dévote de la Sainte Vierge ; la jeune française ne professait aucune religion, car ni son père juif, ni sa mère protestante n’avaient pris soin de lui donner ce qu’eux mêmes ne vivaient ni ne pratiquaient.

Le lendemain, 28 août, les deux jeunes filles étaient admises dans la maison de Jacinta. Celle-ci se trouvait dans la cuisine avec ses parents et Mari-Loli avec les siens ; Don Valentin Marichalar était aussi présent, toujours dans l’attente de l’apparition car les fillettes avaient déjà eu leurs appels. Ascension de Luis tenta d’expliquer brièvement aux petites la situation de sa compagne, leur demandant d’intervenir pour elle auprès de la Vierge. Et elle leur confia son chapelet d’argent pour qu’elles le fassent embrasser par la Vierge.

Peu après l’extase se produisit. Les personnes présentes entendirent ce que les deux fillettes disaient à leur Vision, sur ce ton caractéristique des extases semblable à un léger murmure : « Un prêtre était venu qui affirmait que tout ceci était démoniaque et que pour cette raison, elles devaient Lui jeter de l’eau bénite pour qu’Elle s’en aille ».

A la réponse de la Vierge, leur visage jusqu’ici crispé s’illumina d’un merveilleux sourire. Elles se mirent alors à parler de Catherine : « Regarde, elle n’est pas catholique…. elle n’est même pas baptisée : allez, aide-la, aide-la…. Ah ! C’est à cause de son père ! »

Vint alors la présentation au baiser de l’Apparition des objets religieux. Quand arriva le tour du chapelet d’argent d’Ascension, on entendit : « Ah ! Elle (Catherine) a appris à prier avec ce chapelet. C’est avec lui qu’elle a appris à prier ses premiers Ave Maria ! » Et l’une après l’autre, les deux fillettes présentèrent le chapelet au baiser de la Vierge, tandis qu’elles répétaient comme sous le coup d’une vive impression : »celui de ses premiers Ave Maria…. de ses premiers Ave Maria ».

Quand tous les objets eurent été embrassés par la Vierge, on les entendit demander : »Maintenant ? Bon ! » Loli saisit le petit flacon d’eau bénite préparé pour conjurer l’éventuelle présence diabolique, le déboucha et en jeta avec force le contenu vers le haut. Alors, témoigne Ascension de Luis, nous pûmes tous constater que l’eau ne se répandait pas là où elle aurait dû naturellement retomber. Exécutant une mystérieuse inflexion, elle alla tomber en totalité sur Catherine au point que celle-ci s’exclama : « Mais, je suis trempée ! » (or, la quantité d’eau était bien petite).

Sur le moment, personne ne put saisir la raison de ce mystère. Un jour pourtant, tout allait s’éclaircir. La jeune juive française, bien qu’intimement inclinée vers la foi catholique, ne pouvait encore en faire ouvertement profession. Elle était mineure et pendant des mois, elle eut à combattre l’incompréhension et l’opposition de ses parents disposés à lui consentir tout, sauf à entrer dans cette Eglise Romaine qui leur était objet de haine : c’eût été un outrage pour la famille.

En 1963, elle put retourner en Espagne et inexplicablement obtint le permis nécessaire pour séjourner temporairement à Burgos où elle avait trouvé du travail… Et le 20 octobre, elle recevait solennellement le baptême dans la grandiose cathédrale. Ce n’était donc pas en vain que les voyantes avaient insisté pour elle auprès de la Vierge. Plusieurs fois, on les avait entendu répéter : « ah ! Alors à 21 ans quand elle sera majeure ».

Ainsi à sa majorité, Muriel Catherine entra de son plein gré dans la famille des enfants de Dieu, faisant choix du prénom franco-espagnol si chrétien de Marie du Carmel Catherine. Cette histoire ne pourrait-elle pas s’intituler : « De l’eau de Garabandal à l’eau du Baptême » ?

En outre, n’y aurait-il pas un sens caché dans ce double fait : la Vierge se présente à Garabandal, comme Notre Dame du Mont Carmel, nom si lié à Israël, et la première personne non catholique qu’Elle attire à la foi, se trouve être une enfant de ce Peuple ?

Laisser un commentaire

 

fleurdefoi |
Immortalisation |
L'EVANGELISTE |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | omsanslanguedebois
| WALKING WITH GOD'S MUSICIAN...
| MOUSTARCHIDINE