- « C’est comme si l’Eglise devenait protestante »

Posté par Pèlerin le 27 novembre 2010

 Beaucoup se sont réjouis du rapprochement des Anglicans avec Rome, mais qu’en est-il vraiment ?.. Un jour, les petites de Garabandal ont dit à des prêtres présents :  «  C’est comme si l’Eglise devenait protestante » et encore, « c’est comme si nous devenions tous protestants… ». A l’époque les prêtres n’ont pas compris et certains se sont même révoltés contre de tels propos ; mais des années plus tard, certains ont fini par témoigner de la réalisation de cette prophétie…

Alors qu’en est-il vraiment de ce rapprochement ? Bien sûr que tout homme a envie de se réjouir du rapprochement des chrétiens ? Mais ce rapprochement est-il dans l’adhésion totale de l’Eglise Catholique ? Nous allons voir comment l’actualité cache bien autre chose…

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Tout d’abord, voici très bien résumé, l’historique de l’anglicanisme sur :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Anglicanisme

L’anglicanisme est une confession chrétienne dont l’origine remonte au XVIe siècle lorsque le roi d’Angleterre Henri VIII rompit avec le pape et Rome. Cette forme du christianisme est aujourd’hui présente principalement dans les pays qui ont pu être imprégnés par la culture anglaise, comme les anciennes colonies britanniques en Amérique et en Afrique.

En toute rigueur, on ne saurait parler de l’« Église anglicane » puisque les différentes églises se reconnaissant dans cette confession sont autocéphales. La plupart sont rassemblées dans la Communion anglicane, au sein de laquelle l’Église d’Angleterre et son primat, l’archevêque de Canterbury, ne jouissent que d’une primauté d’honneur. Ces églises sont en pleine communion (en matière doctrinale et sacramentelle) les unes avec les autres et représentent ensemble environ 77 millions de fidèles.

Les églises anglicanes ont une structure épiscopale ; elles se disent à la fois catholiques et réformées, et l’anglicanisme a souvent été présenté comme la via media entre ces deux branches de la chrétienté. Elles se présentent comme des églises catholiques non romaines, parce qu’elles se veulent en continuité avec la tradition apostolique (ainsi la patristique est très développée dans le monde anglican) et affirment avoir conservé la succession apostolique. Toutefois, l’Église catholique ne leur reconnaît pas cette qualité : l’encyclique Apostolicae Curae publiée par le pape Léon XIII conteste la validité des ordinations d’évêques anglicans.

Par ailleurs, les églises anglicanes se disent réformées parce qu’elles ont adhéré à certains principes nouveaux issus de la Réforme protestante en matière de doctrine et de liturgie. À l’origine la doctrine anglicane est énoncée dans les Trente-neuf articles qui ont longtemps eu une valeur impérative. L’éventail entre les positions doctrinales s’est ensuite élargi et donne lieu à de nombreuses classifications (Haute Église, Basse Église, Large Église, Anglo-catholicisme, Évangélisme…).

Alors que pendant longtemps la coexistence apaisée entre de telles positions divergentes était considérée comme une spécificité de l’anglicanisme, la communion est depuis la fin du XXe siècle soumise à de forts tiraillements sur certaines questions : ordination des femmes, position par rapport à l’homosexualité notamment.

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Monsieur Delacroix (Editions Delacroix) nous apporte une explication intéressante et comme une mise en garde dans l’un des ses ouvrages paru en 2005….

« Un tel projet ne date pas d’aujourd’hui. CSI Diffusion, déjà cité, a mis au jour un historique bienintéressant : « La très récente publication des documents préparatoires de la commission nommée par Léon XIII en 1895 pour émettre un avis sur la validité des ordinatinos anglicanes, fait ressortir le rôle d’un cardinal Rampolla (membre de l’OTO, une société occulte proche du sommet de la théosophie) et de Lord Halifax, un personnage important de la Haute-maçonnerie anglaise (proche de la famille royale britannique) en vue de faire changer la position de l’Eglise, et d’ouvrir la porte à une union avec la Communion anglicane et sa fausse hiérarchie maçonnique.

L’aristocrate anglican de la High Church, Lord Halifax, de qui il est question et son complice, l’abbé Portal, mettent en place une véritable manipulation qui, à partir de 1895, va viser à « créer un débat » essentiellement en France, afin de le porter à Rome, ce qui, bénéficiant de l’appui discret du cardinal Rampolla, et ensuite de ses « poulains », leur permet d’espérer influencer Léon XIII afin qu’il nomme une commission dont ils espèrent des conclusions en faveur de leur thèse. Le cardinal Vaughan, prélat anglais se trouvera ainsi court-circuité dans cette opération. Nous voyons dans les documents que le cardinal Rampolla, après avoir exigé le secret de cette commission, autorisera Mgr P. Gasparri, l’un de ses « poulains » (qui fera plus tard carrière comme Secrétaire d’Etat sous Pie XI en livrant les Cristeros mexicains au massacre), à informer la partie anglicane des débats internes de la commission romaine.

Cette opération des anglicans vers l’Eglise catholique commence à apparaître dès 1874 à l’occasion d’un rite copte, ce qui amènera le travail remarquable du cardinal Franzelin par son Votum de 1875, dont le Pape Léon XIII s’inspirera 21 ans plus tard pour rédiger sa Lettre apostolique de 1896 « Apostolicae Curae » condamnant infailliblement, radicalement et définitivement les rituels anglicans en déclarant les ordinations anglicanes « absolument nulles et totalement vaines » (De decreto S. Congregationis circa formam sacrae Ordinationis in ritu Coptico ieusdemque decreti relatione ad praetensos Ordines in secta Anglicana).

Une tentative de manipulation du pape par les anglicans s’est donc retournée contre eux, et le Saint Esprit garant de l’infaillibilité du pape, véritablement Pape, a transformé cette conspiration en victoire pour l’Eglise qui depuis cette date a gravé dans le marbre l’invalidité des ordinations anglicanes.

Ce sera désormais une barrière infranchissable dressée contre la fusion si frénétiquement exigée entre l’Eglise Catholique et de la Communion anglicane. Mais après l’échec de l’accession de Rampolla à la Papauté en 1903, ces maçons vont repartir à la conquête de l’Eglise, dès la mort du Pape Saint Pie X, en 1914. (…)

Nous mettons en évidence un courant d’idées et d’action continu depuis le pasteur Pusey vers 1840. Le mouvement Tractarien donna naissance au sein de l’Anglicanisme à divers courants dont l’anglo-catholicisme. Des liens très forts unissent la High Church avec les millieux gnostiques et rose-croix. Et dans ce milieu très traditionel, et sous influence d’initiés lucifériens, a germé l’idée d’une réunion de la Communion Anglicane avec l’Eglise catholique et l’Eglise Orthodoxe ; les milieux anglicans ayant la prétention que leur Eglise d’Angleterre représente le type de l’unique Eglise catholique. Par la suite, les conversions de Malines (1923), mirent à jour les conditions de la réunion de la Communion Anglicane avec l’Eglise catholique…

(…)

D’autre part, le soudain intérêt des Orthodoxes pour le « dialogue » avec (Benoît XVI) fraichement élu, coïncide avec cette conception du pasteur Pusey de la fusion des Eglises. Il existe bien un lien entre ces projets, ces événements et ces réalisations, une trame qui parcourt les deux derniers siècles et où l’on voit les événements converger lentement vers un but dévoilé il y a plus de 130 ans. »

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Complétons à présent cette étude par la prophétie de Anne-Catherine Emmerich…

«Elle vit, avec leurs terribles conséquences, les mesures que les propagateurs des lumières prenaient, partout où ils arrivaient au pouvoir et à l’influence, pour abolir le culte divin ainsi que toutes les pratiques et les exercices de piété, ou pour en faire quelque chose d’aussi vain que l’étaient les grands mots de «lumière», de «charité», d’«esprit», sous lesquels ils cherchaient à cacher à eux-mêmes et aux autres le vide désolant de leurs entreprises où Dieu n’était pour rien..

«Je vis l’Eglise de saint Pierre et une énorme quantité d’hommes qui travaillaient à la renverser, mais j’en vis aussi d’autres qui y faisaient des réparations»

«Des lignes de manoeuvres occupés de ce double travail s’étendaient à travers le monde entier et je fus étonnée de l’ensemble avec lequel tout se faisait. Les démolisseurs détachaient de gros morceaux ; c’étaient particulièrement des sectaires en grand nombre et avec eux des apostats. Ces gens, en faisant leur travail de destruction, semblaient suivre certaines prescriptions et une certaine règle : ils portaient des tabliers blancs bordés d’un ruban bleu et garnis de poches, avec des truelles fichées dans la ceinture. Ils avaient d’ailleurs des vêtements de toute espèce ; il se trouvait parmi eux des hommes de distinction, grands et gros avec des uniformes et des croix (?), lesquels, toutefois ne mettaient pas eux-mêmes la main à l’ouvrage, mais marquaient sur les murs avec la truelle, les places où il fallait démolir. Je vis avec horreur qu’il y avait aussi parmi eux des prêtres catholiques.

Déjà toute la partie antérieure de l’église était abattue ; il n’y restait plus debout que le sanctuaire avec le saint Sacrement»

«Pourtant l’Eglise traditionnelle (toute imparfaite et obscurcie qu’elle soit, pour ne point savoir la lumière qui l’attend) était comme un arbre plein de sève en comparaison de l’autre qui ressemblait à un coffre plein d’objets inanimés. Celle-là était comme un oiseau qui plane, celle-ci comme un dragon de papier, avec une queue chargée de rubans et d’écriteaux, qui se traine sur un chaume au lieu de voler. Je vis que beaucoup des instruments qui étaient dans la nouvelle église, comme par exemple des flêches et des dards, n’étaient rassemblés que pour être employés contre l’église vivante.

Ils pétrissaient du pain dans le caveau d’en bas ; mais il n’en résultait rien et on travaillait en pure «perte»

«Je vis tout ce qui tient au protestantisme prendre de plus en plus le dessus, et la religion tomber en décadence complète.

Il y avait à Rome, même parmi les prélats, bien des personnes de sentiments peu catholiques qui travaillaient au succès de cette affaire. Je vis aussi en Allemagne des ecclésiastiques mondains et des protestants éclairés manifester des désirs et former un plan pour la fusion des confessions religieuses et pour la suppression de l’autorité papale».

«Ils bâtissaient une grande église étrange et extravagante ; tout le monde devait y entrer pour sy unir et y posséder les mêmes droits ; évangéliques, catholiques, sectes de toute espèce : ce devait être une vraie communion des profanes où il n’y aurait qu’un pasteur et un troupeau. Il devait aussi y avoir un Pape (élu, vraissemblablement !) mais qui ne posséderait rien et serait salarié. Tout était préparé d’avance et bien des choses étaient déjà faites ; mais à l’endroit de l’autel, il n’y avait que désolation et abomination».

http://prophetesetmystiques.blogspot.com/2009/11/i-propheties-anne-catherine-emmerich.html

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La seule conclusion sur ces faits, il n’y a que vous pour la faire, selon votre réflexion et votre discernement. « Veillez et priez ! » Oui, veiller, c’est rester vigilent, ne pas se laisser endormir par des projets qui ne satisfont que l’homme et non le Ciel… Et prier, car à part la prière, à l’heure actuelle, il n’y a plus d’autre moyen « humain » pour sauver l’Eglise ; Dieu seul peut le faire et IL LE FERA !

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