- Nul n’est prophète en son pays !

Posté par Pèlerin le 3 décembre 2010

Qui d’entre nous n’a jamais essayé de faire connaître les prophéties de Garabandal autour de lui, sans recevoir reproches, ricanements et réponse cinglante ?
Combien de fois on nous a pris pour des fous, pour des gens naïfs ?…
Combien de fois on s’est moqué de nous pour le simple fait d’être non seulement catholique, mais « par-dessus le marché » « apparitionniste » !…
N’avez-vous pas remarqué que ces piqûres « venimeuses » sont plus douloureuses quand elles viennent de proches ? « Nul n’est prophète en son pays ! » (Saint Luc 4, 24-30)

Comment réagir alors face à l’obstination de ce proche à vouloir « profiter » de la vie sans s’inquiéter du lendemain ; face à son incrédulité et son attitude hautaine voire moqueuse vis à vis du caractère « cataclysmique » de certaines prophéties ?
Vous souffrez pour vous-même et pour ce proche…
Il ne voit pas, ne comprend pas, et ne veut pas entendre. Vous vous sentez piqué dans votre « orgueil » (hélas il est encore là !) et pris au dépourvu…

Que faire alors ? Comment réagir face à l’incrédulité, la vexation ou même la colère ?

Portons notre croix ! Aimons la Sainte Croix !

Offrons tout cela au Bon Dieu, à Notre Dame du Mont Carmel pour la conversion de la personne. C’est seulement en faisant cet acte de charité que notre blessure guérira, que nous grandirons dans les Coeurs Unis de Jésus et de Marie. Soyons certains que notre prière sera source de grâces pour ce(s) proche(s).

*

Dans les découragements face à l’adversité, il est bon de relire ce texte du Père Henri-Marie Boudon, extrait de « Les Saintes Voies de la Croix »
http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/boudon/voies/voies11.htm

« … Grands génies, beaux esprits, qui trouvez parmi les créatures de la terre tant d’estime et d’admiration, apprenez donc que toute votre sagesse n’est qu’une véritable folie : apprenez, ô hommes ! le jugement que vous devez faire, et tâchez, avec la grâce, de vous tirer de l’illusion du monde, dont le jugement est directement opposé et entièrement contraire à celui de Dieu. Oh ! quel malheur, et quelle source de malheurs, qui ne finiront jamais ! Mépriser ce que Dieu estime, estimer ce que Dieu méprise ; voilà la maxime des sages du monde. N’est-ce pas pour cela que le grand Apôtre s’écrie : Que personne ne se trompe : si quelqu’un d’entre vous parait sage, qu’il devienne fou. (1 Cor. III, 18) Pour être sage aux yeux de Dieu, il faut être comme un insensé aux yeux du monde, dont les pensées ne sont que pure vanité, dont la prudence est réprouvée de Dieu. Disons donc ensuite avec le même Apôtre : Que personne ne se glorifie dans les hommes (1 Cor. III, 21) ; dans leurs sentiments, qui ne sont qu’illusion ; dans leur estime, qui n’est que tromperie ; dans le jugement qu’ils font des choses, qui n’est qu’erreur. Dans un état si déplorable, comment entendraient-ils le mystère caché de la croix ? Non, les mondains n’y comprendront jamais rien, quelque lecture qu’ils fassent, quelque sermon qu’ils entendent.

Les superbes et les suffisants ne l’entendent jamais ; car il est écrit que Dieu leur résiste, qu’il s’éloigne d’eux. Hélas ! Si ceux qui ont approché de plus près la lumière même, la Sagesse incarnée, ne l’entendaient pas avant la venue du Saint-Esprit, comment pourront l’entendre ceux qui sont plongés dans les ténèbres ? L’on a donc beau faire de grandes et longues études, prendre des degrés dans les écoles de philosophie et de théologie, se rendre habile dans les plus hautes sciences, et les enseigner même, si la superbe et la suffisance s’y rencontrent, ces gens seront toujours ignorants de la science de la croix ; et avec toute leur doctrine, ils n’arriveront jamais à en savoir l’ABC. Ils sont même entièrement inhabiles pour l’étude de cette science, et tout à fait incapables d’être admis en son école.

Le désir de l’honneur est une opposition formelle à la connaissance de ce mystère, qui ne se donne pas à ceux qui mettent leur joie dans l’estime et l’applaudissement des hommes, et dans l’amitié des créatures, dont ils craignent les rebuts et les contradictions. Les amateurs d’eux-mêmes, qui travaillent à donner de la satisfaction à leur esprit et à leur corps, et qui se recherchent, n’en auront pas l’intelligence. Les mépris et les abaissements de la croix peuvent être très difficilement aperçus parmi l’éclat des honneurs. Comment pourrait-on connaître ses douleurs, et goûter ses souffrances parmi les aises de la vie ! La délicatesse des habits et des lits, la somptuosité des meubles, la bonne chère des tables, sont comme autant de voiles épais qui nous dérobent la vue de la croix. Hélas ! quel rapport de la douceur vaine et trompeuse de la vie du siècle, avec la dureté de ce bois salutaire ! L’empereur Héraclius voulant porter la sainte croix sur laquelle le Fils de Dieu a été crucifié, ne put jamais avancer d’un pas, pendant qu’il demeura vêtu de ses habits royaux ; il fut obligé de prendre un habit simple et pauvre pour avoir cet honneur.

Mais ce qui est bien déplorable, est de voir plusieurs personnes qui font profession de dévotion, qui en parlent, qui la prêchent, et qui cependant sont très peu instruites dans la connaissance de ce mystère. Le grand secret, pour en avoir une véritable lumière, est la pratique, qui est une pratique de pauvreté, de douleur, de mépris, de contradictions, de délaissements, de rebuts, d’ignominies , et comme cette pratique est plus ordinaire aux gens simples, qui sont dans la souffrance et dans la privation de ce que le monde estime, souvent de pauvres idiots, de simples femmelettes, sont bien savants dans cette doctrine, pendant que les doctes n’y connaissent rien. C’est donc de la sorte, ô Père éternel, qu’il vous a plu d’en ordonner. Vous cachez ces choses aux sages et aux prudents, et vous les révélez aux petits. (Matth. XI, 25) Prenons donc bien garde à marcher toujours dans la simplicité chrétienne, et pour me servir de la comparaison de l’Apôtre, en la IIe Épître aux Corinthiens, craignons que nos sens ne soient corrompus, comme Ève a été séduite par la finesse du serpent. Prenez garde, dit l’Écriture (Eccli. XIII, 16) à votre ouïe. Ah ! Qu’il est difficile, n’entendant parler des honneurs, des plaisirs et des biens, qu’avec une grande estime, de ne pas se laisser corrompre par les sentiments du siècle, en prenant ses maximes !

***
 NDLR : la raison de cet article ?… parce que… je viens de porter la croix !…. Embarasse

***

Une Réponse à “- Nul n’est prophète en son pays !”

  1. Pélerin dit :

    Combien plus lourdes ont été ou sont encore les croix des voyantes de Garabandal…. pour rappel, Conchita (à l’âge de 11 ou 12 ans), lors d’un entretien à l’évêché de Santander, s’est vue couper les cheveux par ceux qui tentaient de la faire renier ce qu’elle avait vu… pauvre petite ! et ce n’est qu’un exemple ! voici aussi en réponse à l’incrédulité, une autre phrase de la Ste Vierge, à San Damiano ! Une bien curieuse prière. « Mon Dieu, donnez-moi l’intelligence pour aimer et l’amour pour comprendre ! »
    A première vue : curieuse prière en effet ! Tellement curieuse que, lorsque M. Roland Maisonneuve, professeur de philosophie dans un lycée du département de l’Ain l’entendit pour la première fois, il en resta perplexe… D’autant qu’elle lui avait été révélée par une vieille femme ignorante et inculte qui prétendait l’avoir entendue de la Vierge Marie !… Mamma Rosa, la voyante de San Damiano, venait en effet de lui dire que c’était la Sainte Vierge qui lui avait appris cette « nouvelle prière » !… Il ne put que lui répondre : « Mais non ! Vous devez vous tromper Rosa. C’est le contraire qu’elle a dû vous dire : donnez-moi l’intelligence pour comprendre et l’amour pour aimer ! » Cela semblait bien plus logique en effet. Mamma Rosa lui dit alors qu’elle le demanderait à la Sainte Vierge. Et très peu de temps après elle revint sur le sujet en déclarant à l’incrédule familier de la maison : « J’ai demandé à la Sainte Vierge : elle m’a dit que c’était bien ça et que je ne m’étais pas trompée. »
    Parmi les nombreux enquêteurs qui ont rencontré et interrogé Mamma Rosa – Mgr Lefebvre en était un et le Père Barrielle aussi – il y avait un théologien capucin qui avait longuement étudié les messages. Il s’exclama : « C’est extraordinaire ! On dirait du St Augustin » !
    C’est tout à fait exact. St Augustin a effectivement écrit : « Donnez-moi quelqu’un qui aime et il comprendra ce que je dis » ! Curieux, non ? On en trouve l’explication détaillée dans un ouvrage du RP Kergoustin, « Montfortain » – (« Vers un Ciel plus beau » – 1939 – Librairie Mariale – 44160 – Pontchâteau) : « Tout acte de charité parfaite, en augmentant la grâce sanctifiante, rend l’âme plus pure ; en la purifiant, il chasse les ténèbres de l’esprit ; les ténèbres disparaissant, les lumières de la foi arrivent à l’âme, plus vives et plus éclatantes et l’âme peut pénétrer plus facilement dans les mystères de la religion. »
    Comment l’ignorante Mamma Rosa aurait-elle pu assimiler toutes ces vérités !….. Comment aurait-elle donc pu inventer cette « curieuse prière » !….A lire sur : http://tychique.net/pdf/Courrier_N_354.pdf

Laisser un commentaire

 

fleurdefoi |
Immortalisation |
L'EVANGELISTE |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | omsanslanguedebois
| WALKING WITH GOD'S MUSICIAN...
| MOUSTARCHIDINE