- « Prière et pénitence » déjà à Lourdes !

Posté par Pèlerin le 11 février 2011

En cette fête de Notre Dame de Lourdes, nous tenons à vous partager la lecture de ce beau texte….
« prière et pénitence » est venue nous dire Notre Dame de Lourdes… mots qu’Elle répétera plus tard à Garabandal. Oui, à Garabandal, la sainte Vierge n’a eu de cesse de former les petites et les pélerins à la prière, de les exhorter à faire des sacrifices…. La Sainte Vierge répète sans cesse les mêmes conseils comme une mère prodigue des recommandations à ses enfants.

Nous devons vénérer la Sainte Vierge car le Christ nous L’a donnée pour Mère au pied de la croix. Son Fils a souffert sur cette croix, mais Sa Mère a aussi souffert ! Comme l’avait annoncé Siméon, Elle a eu le « coeur transpercé par un glaive » ! Trop de gens qui se disent catholiques L’oublient et prétextent « Nul ne vient au Père que par Moi » pour laisser de côté notre Maman du Ciel, Celle que le Christ nous demande d’aimer, qu’Il nous a donnée pour Mère. St Louis Marie Grignon de Montfort nous recommande aussi de beaucoup prier la Sainte Vierge, de la vénérer, car Elle est le plus court chemin qui conduit au Christ !
Comme nous aimons notre mère sur la terre, combien plus encore nous devons aimer la Sainte Vierge car le Christ nous a confiés à Elle….

LE SENS DES APPARITIONS DE LOURDES

L’abbé de Nantes nous révèle le sens profond, apocalyptique de ces apparitions de la Vierge Marie à Lourdes. Il soutient avec un réalisme absolu la venue de l’Immaculée, en son Corps glorieux dans le creux du rocher de Massabielle, pour nous communiquer les biens célestes :

La Vierge Mère de Dieu est descendue parler aux hommes en ce lieu, de cette grotte. Ce rocher est devenu une autre Terre Sainte et les miracles de l’Évangile se reproduisent là comme autrefois à la parole de Jésus. La puissance de Dieu ici pénètre le monde sur les pas de l’Immaculée, elle demeure encore à l’œuvre un siècle après son apparition… (…)

Sans doute Jésus réserve-t-il son apparition glorieuse à la fin des temps, à ce retour en puissance qui réveillera tous les hommes de la mort et de la torpeur. Mais pour nous parler le langage de la douceur, pour nous consoler et nous exhorter à prier et faire pénitence, n’était-il pas admirable que le Seigneur laisse venir à nous sa Mère, qui est notre Mère, la laissant agir à son gré, en Souveraine, et faisant fleurir sur ses pas les miracles de miséricorde et de pitié ? Peut-être les nombreuses apparitions de la Vierge Marie sont-elles l’ultime manifestation de la miséricorde divine, d’un Dieu dont l’amour est meilleur encore que celui de nos mères avant que ne vienne le temps de la justice ! S’il en est ainsi, allons à Lourdes, prions devant ce rocher où parut en son corps glorieux l’être céleste qui nous est le plus proche, notre chère Mère et Souveraine, la Vierge Marie, buvons de cette eau qu’elle a voulu faire jaillir et lavons-nous, puisque tels sont ses simples désirs. Alors, nous serons de ces bienheureux qui, dès ici-bas, reçoivent par leur foi communication des biens célestes.

Et, là-bas, sur cette terre de Ciel, demandons à la Vierge Marie de briller aussi d’un éclat maternel aux yeux de ceux qui n’osent croire à un tel bonheur que de La voir toute proche d’eux, dans cette vallée de larmes. (…)

Les apparitions de Lourdes sont pour l’Église d’un grand secours. Comme celles de Fatima, elles me semblent des aides extérieures, extraordinaires, mystérieusement liées aux combats et aux bouleversements de la fin des temps. La Vierge est annonciatrice du retour du Christ comme elle l’a été de sa Venue. C’est le signe ultime de la miséricorde destiné à ramener les âmes en détresse et à fortifier les fidèles. Je crois qu’il faut aller jusque-là pour pénétrer le mystère de l’Église manifeste à Lourdes. « Je vis un grand signe dans le ciel, une femme revêtue du soleil et la lune sous ses pieds… » Présigne de la Jérusalem céleste. (…)

Cependant, comme dans l’Évangile, le miracle divin, le prodigieux passage de la Grâce n’a pas bouleversé l’humain ; il l’a seulement purifié, élevé, illuminé dans l’intime. Ce qui en paraît touche, sans éblouir ni s’imposer. Les foules de Lourdes sont d’un naturel charmant, d’une spontanéité sans apprêt, sans rictus, sans exaltation. La Vierge Marie est venue ici et chacun la chante avec bonheur par des cantiques faciles et simples. Jésus passe sans cesse au milieu de cette foule, l’Eucharistie est partout distribuée et adorée : sur son passage on s’agenouille, on demande guérison et pardon avec foi. Il est là parmi les siens comme celui qui sert. Nul ne s’étonne de Le voir si proche, si mêlé à eux. L’Esprit-Saint insuffle à tous l’être, la vie, le mouvement. C’est Lui qui donne figure d’Église à ces masses de toutes langues et de toutes nations, comme d’une seule paroisse. C’est Lui qui, en chacun, met en sommeil la malice et les passions du monde pour éveiller et faire paraître le meilleur, de telle sorte que cette Église de la terre, faite de boue, de chair et de sang, soit revêtue de lumière sereine et environnée de beauté. À son insu, chacun y est sanctifié et sanctifie.

Nous sommes mêlés à cette foule croyante, priante, espérante, aimante. Il n’y a sur terre rien de plus beau que ces deux œuvres de l’Esprit-Saint, à la ressemblance l’une de l’autre, comme il convient à une Mère et sa fille : la Vierge douce et compatissante, cette Église qui est son enfant. Saint Jean déjà, dans sa plus touchante vision de Patmos en voyait l’image unique dans cette femme revêtue de soleil qui enfante dans les douleurs du Calvaire l’humanité à la vie divine.

Celui qu’anime la vraie foi ne peut rester insensible à ce spectacle : cette foule est trop visiblement humaine pour que la raison se défie et craigne l’illuminisme ou l’hypocrisie de la ferveur ; mais cette foule est tellement heureuse dans ses peines, confiante dans ses détresses, fervente avec candeur, héroïque avec simplicité, que le cœur admire en elle le don de Dieu, la grâce et la beauté de l’Épouse du Verbe, la puissance surhumaine de la Vertu du Très-Haut. Cela se voit à la grotte, à la piscine et aux fontaines, à la chapelle des confessions et lors des Messes solennelles, dans la Basilique souterraine, près des innombrables chers malades lors de la procession du Saint-Sacrement et enfin dans la nuit qu’illuminent les milliers de flambeaux. Je ne sais pourquoi alors les larmes coulent et l’intime de l’âme est broyé à cette vue ; ce doit être que l’homme ne peut voir de si près le divin ni toucher le mystère céleste sans mourir, sans que l’âme ne vienne à défaillir. Comprenne qui pourra…

Mais on ne reçoit à Lourdes qu’autant qu’on est venu y chercher. Nul ne voit qui n’a demandé à voir, ou d’autres pour lui ; on n’entend, on ne marche, on ne connaît le pardon divin que dans la mesure où l’âme s’y est disposée et attend la grâce avec confiance et abandon. (…)

Dieu agit ici partout. Que de vies s’y sont redressées, que de projets y sont nés, que de miracles de corps et d’esprit y ont rendu manifeste la puissance de Dieu ! Le peu que j’en ai vu me laisse bouleversé. Chaque âme y est appelée ici pour y recevoir quelque don divin qui ne lui serait concédé nulle part ailleurs et je comprends qu’à l’instar de Jérusalem et de Rome, dans cette ville soient venues s’établir cent communautés religieuses, maisons de contemplation et d’accueil…

Notre Dame de Lourdes, priez pour nous !

Laisser un commentaire

 

fleurdefoi |
Immortalisation |
L'EVANGELISTE |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | omsanslanguedebois
| WALKING WITH GOD'S MUSICIAN...
| MOUSTARCHIDINE