- Un Pape s’est montré favorable à Garabandal

Posté par Pèlerin le 24 avril 2011

Le Pape Paul VI -lors d’une audience- a dit au Père Escalada
qui était accompagné du Supérieur de la Compagnie de Jésus, le Père Pedro Arrupe (voir photo):

C’est l’histoire la plus belle de l’humanité depuis la naissance du Christ.
C’est comme
LA SECONDE VIE DE LA TRES SAINTE VIERGE SUR LA TERRE,
et il n’y a pas de mot pour l’en remercier
“.

Paul VI bénit le Père Jésuite Pedro Arrupe

Lors d’une audience publique, en 1966, le Pape Paul VI s’est approché de Conchita et, malgré les tentatives des cardinaux présents pour l’empêcher de l’approcher, il lui a dit : « Je te bénis et avec moi toute l’Eglise te bénit ! »

Ils ont alors pu discuter tous les deux seuls durant un quart d’heure et c’est à ce moment là que Conchita lui a donné la date du Grand Miracle.

Quelque temps après cet entretien au Vatican (le 14 octobre 1966), Paul VI a supprimé les Canons 1399 et 2318 qui interdisaient de se rendre dans les lieux de pèlerinages non reconnus et d’en divulguer les messages. *

Il accorda la bénédiction apostolique à l’œuvre de diffusion des messages de Garabandal le 12 juin 1967.

Le Pape Paul VI a été le seul à témoigner de son attachement aux apparitions.

Aucun de ses successeurs n’a prononcé le moindre mot à ce sujet…

* Cette levée d’interdiction a été supprimée par Jean-Paul II !

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- De l’affront à la mort tragique

Posté par Pèlerin le 14 avril 2011

ON NE SE MOQUE PAS DE DIEU IMPUNEMENT ! 

Dans l’histoire des événements qui se sont déroulés à Garabandal, nous devons revenir sur les notes négatives des évêques -qui, nous vous le rappelons, ne sont pas infaillibles- qui eurent des conséquences graves sur la diffusion des Messages de Notre Dame, et entraînèrent la quasi « mise au tombeau » des Apparitions de Garabandal.

L’article qui suit n’aurait pu voir le jour sans le travail et les informations précieuses venant d’un ami, Bastiano, qui n’a peut-être pas fini de nous étonner…. Un grand merci !

Le point de départ de cet article….. Mgr Vicente Puchol Montis qui a été évêque du diocèse de Santander durant 22 mois, du 15 août 1965 (en la St Tarcisius) au 8 mai 1967 (en la fête de St Michel Archange, dans l’ancien calendrier).

Que reste-t-il de son passage dans la belle province de Santander ?

Un petit tour d’horizon rapide nous conduit dans un quartier historique de Santander, le quartier de Cueto, où s’élève un édifice à la mémoire des habitants de la ville ; il s’agit de la singulière église de Notre Dame du Phare. Son architecture contemporaine lui a valu d’être intégrée en mars 2001 au Patrimoine Historique de Cantabrie.

Cette église a été construite donc durant l’exercice biennal 1965-1967 de Mgr Vincent Puchol Montis, alors à la tête du diocèse de Santander. Ce religieux d’une grande influence et actif dans la rénovation que vivait l’Eglise Catholique à cette période – il était en effet docteur à l’Université Grégorienne et participa à la dernière session du concile Vatican II -, il introduisit des changements dans le domaine pastoral.
C’est dans cet esprit que l’on doit comprendre la petite chapelle de Notre Dame du Phare, proposée comme un
lieu de prière oecuménique, destinée à l’usage des touristes étrangers, en particulier pour ceux du camping voisin.

Et selon la volonté de Mgr Puchol, l’Eglise ne fut dédiée à aucun saint et à l’intérieur fut installée une sculpture du Christ, en bois (1969), réalisée par le sculpteur Jésus Otero.

iglesiadelavirgendelfaro.jpg            Iglesia de la Virgen del Faro

                                                               (cliquer pour agrandir)

Mais revenons à Garabandal…

Mgr Puchol, suite aux événements en cours à Garabandal, pensa alors qu’il fallait prendre des mesures drastiques pour en finir une fois pour toutes, avec cette affaire « dérangeante ». En effet, alors que le concile Vatican II venait de moderniser l’Eglise, la rendant plus acceptable aux yeux du monde moderne et de nos frères séparés, quatre fillettes ignorantes étaient en train de remettre au goût du jour des superstitions médiévales que le Concile avait mises « au placard ». Des apparitions de la Sainte Vierge et même des Anges ! Et des messages qui insistaient sur le respect de l’Eucharistie et la piété mariale (alors que l’Eglise était en train de changer tout cela), et le pire, avec des messages s’en prenant aux prêtres !

Pour l’évêque, il fallait à tout prix obtenir des fillettes la confession de leur « supercherie » devant les autorités ecclésiastiques. Une fois signée leurs déclarations, il ne lui restait plus qu’à les publier officiellement au grand jour.

C’est ce qu’il advint…. Les adolescentes furent « invitées » à se rétracter par écrit en 1966. Elles déclarèrent à Mgr Vicente Puchol Montis, qu’il s’agissait à l’origine d’un jeu d’enfant mais que la pression sociale les avait poussées à mettre en scène des transes spectaculaires.

C’est ainsi que Mgr Puchol publia sa note du 17 mars 1967 par laquelle il déclare :

1/ Il n’y a eu aucune apparition de la Sainte Vierge, ni de l’Archange St Michel ni d’aucun autre personnage du Ciel.

2/ Il n’y a eu aucun message.

3/ Tous les faits qui se sont produits dans cette localité ont une explication naturelle.

En 1971, Conchita Gonzalez et Jacinta Gonzalez renièrent leurs rétractations.

Il aura suffi d’une note épiscopale – tissu de mensonges – pour rejeter le merveilleux don de la Miséricorde Divine !
Sa publication sonna l’arrêt de mort de Mgr Puchol.

Cinquante deux jours plus tard, le 8 mai 1967, en la fête de St Michel Archange, exécuteur des hautes oeuvres, et dont il avait renié l’Apparition à Garabandal, Mgr Puchol mourut dans un accident de la route. Sur le chemin de retour, alors qu’il venait de dire une messe à la Vallée de los Caidos (Vallée de ceux qui sont tombés) , et qu’il conduisait sa voiture, accompagné du Père Agapito Arrievera Mier, l’évêque eut un malaise. « Que nous arrive-t-il ? Que nous arrive-t-il ? » furent ses derniers mots. Le véhicule fit une dizaine de tonneaux*. L’évêque mourut sur le coup, le crâne brisé, alors que son compagnon de route en sortit indemne à son grand étonnement !

Le corps de Mgr Puchol fut alors transporté à la Clinique de l’Immaculée Conception (Celle dont il avait aussi renié les Apparitions à Garabandal…)

*« faire des tonneaux » en espagnol se dit « vueltas de campana » que l’on pourrait traduire littéralement par « tour/retour de cloches » (allusion au « glas »…) mais aussi par « chavirer » (allusion à la barque de l’Eglise….)

Plus d’informations sur les circonstances de l’accident de Mgr Puchol dans ce journal de l’époque :
http://hemeroteca.lavanguardia.es/preview/1968/04/28/pagina-9/34360588/pdf.html?search=Puchol%20%20Mayo%201967

Comme nous l’avons écrit précédemment, Mgr Puchol revenait de célébrer la messe en ce 8 mai 1967 en la fête de St Michel Archange. Jetons un oeil sur l’Evangile de ce jour….

St Matthieu – Chapitre 18

 » En ce temps-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et dirent :
 » Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux ? « 

Alors ayant fait venir un enfant, il le plaça au milieu d’eux et dit : «  Je vous le dis, en vérité, si vous ne changez et ne devenez comme les enfants, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux. Celui donc qui se fera humble comme ce petit enfant est le plus grand dans le royaume des cieux. Et celui qui reçoit en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il reçoit. Mais celui qui scandalisera un de ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu’on lui suspende une meule à âne autour de son cou et qu’on le précipite au fond de la mer.

Malheur au monde à cause des scandales ! C’est une nécessité qu’il arrive des scandales; mais malheur à l’homme par qui le scandale arrive ! Si ta main ou ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-le et jette-le loin de toi : il vaut mieux pour toi entrer dans la vie manchot ou boiteux, que d’être jeté, ayant deux mains ou deux pieds, dans le feu éternel. Et si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi; il vaut mieux pour toi entrer borgne dans la vie, que d’être jeté, ayant deux yeux, dans la géhenne du feu.

Prenez garde de mépriser aucun de ces petits, car je vous dis que leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est dans les cieux. Car le Fils de l’homme est venu sauver ce qui était perdu. « 

Difficile de nier le caractère surnaturel de la mort tragique de Mgr Puchol, lui qui ne voulait pas croire au caractère surnaturel des événements de Garabandal et qui avait tout fait pour discréditer et étouffer le Message de Notre Dame….
On ne se moque pas du Ciel sans attirer la colère de Dieu !

Puisse cet article éclairer ceux qui douteraient encore de la bonne foi des fillettes, de la réalité des extases, de l’importance et de l’urgence du Message de Notre Dame et réaliser Ses demandes.

Les évêques ont publié des notes mais ce ne sont pas des « jugements officiels » de l’Eglise ; celle-ci laisse le soin à l’évêque du lieu le pouvoir de donner un avis, mais, pour rappel, un évêque n’est pas infaillible !

L’histoire de Mgr Puchol n’est pas sans rappeler les maux terribles et morts tragiques d’évêques qui ont suivi les apparitions de La Salette et qui eux aussi, ont toujours combattu contre la volonté du Ciel…

Mgr Ginoulhiac, pour refuser la règle de Mélanie, la traita de folle. Il est mort fou, jouant à la poupée… et avec le contenu de son pot de chambre.

Mgr Fava, en inaugurant les bureaux de “La Croix de l’Isère”, y installa N.-D. de Lourdes, méconnaissant de nouveau, vu les circonstances, la faveur que la Très Sainte Vierge avait faite à son diocèse. La soirée fut joyeuse dans les bureaux et il se retira tard. Le lendemain il fut trouvé mort, sur son plancher, dévêtu, les bras tordus, les poings crispés, les yeux, le visage exprimant l’effroi d’une horrible vision.

Mgr Guibert, évêque d’Amiens, avait dit : “Le Secret de La Salette n’est qu’un tissu d’impiété, de mensonges et d’extravagances”. Devenu archevêque de Bordeaux, il est nommé cardinal et fait déjà des promesses pour quand il aura le chapeau. Le 9 août 1889, il se trouve un peu indisposé… Le 15, on le laisse seul un instant. Quand on revient, on voit à des traces, qu’il s’est accroché aux tapis et aux meubles avec désespoir. Il était mort. Au cours des funérailles pompeuses, la lourde bière roula du haut du catafalque et tomba sur le sol avec un bruit de tonnerre répercuté sous les hautes voûtes de la cathédrale. La foule se retira épouvantée et n’assista pas à l’inhumation… qui se fit… de nuit.

Le Cardinal Meignan, archevêque de Tours, ennemi déclaré de La Salette, mourut subitement pendant la nuit, quand la veille il était plein de santé.

Mgr Darboy, archevêque de Paris, ne croyait pas à La Salette, et pendant deux heures en 1866, il avait fait l’impossible pour amener Maximin à déclarer la fausseté de l’apparition. “Monseigneur, croyez ou ne croyez pas à l’Apparition de la Sainte Vierge à La Salette. Mais si je vous disais que vous mourrez fusillé, y croiriezvous ?” Mgr Darboy partit d’un éclat de rire. Cinq ans plus tard, le 18 mars 1871, il était incarcéré à la prison de la Roquette, le 24 mai, il tombait sous les balles après avoir fait réparation d’honneur à Notre-Dame de La Salette.

Mgr Sevin, archevêque de Lyon fut un adversaire acharné du Secret que ses efforts furent impuissants à faire mettre à l’index. Il fut frappé de mort subite, et la décomposition s’accentua malgré l’embaumement à un point terrifiant pendant toute la durée de l’exposition sous le catafalque. L’intérieur du corps, rapporte le Docteur Leclerc qui assista à l’autopsie, était déjà rongé des vers. Le Cardinal Amette, archevêque de Paris. La princesse de la Tour du Pin demanda un jour chez elle, au Cardinal, pourquoi le Pape admettant le Secret, son Eminence l’interdisait dans son diocèse. Il répondit à la princesse : “Le Pape est évêque à Rome, et je suis évêque ici”.

Mgr Dechelette, évêque d’Evreux, autre ennemi de La Salette, même fin que le Cardinal Amette.

(A cette époque, plusieurs évêques et cardinaux français se signalèrent par cette noirceur et putréfaction immédiate lors de leur décès. On parla alors des “Nègres de l’Episcopat”).

Le bulletin du diocèse de Reims, 7 Octobre 1911 et 25 Mai 1912, le Chanoine Frezet y proclame carrément que le Secret confié par Mélanie à Pie IX n’est jamais sorti du Vatican, que le tissu de grossièretés et de sottises, publié sous le titre de Secret de La Salette ou Secret de Mélanie est à l’index, et constitue un outrage au bon sens dont l’Eglise est la gardienne non moins que de la foi révélée…
Le 19 Septembre à trois heures de l’après-midi, commença le bombardement systématique de la cathédrale de Reims !

Les chefs, les conducteurs du peuple de Dieu ont négligé la prière et la pénitence, et le démon a obscurci leurs intelligences ; ils sont devenus ces étoiles errantes que le vieux diable traînera avec sa queue pour les faire périr. (Notre Dame de La Salette)

Tout affront au Ciel attire la colère de Dieu !

Un autre article du blog a traité sur le sujet des évêques de Santander,
avec le témoignage d’un prêtre ayant assisté aux extases des fillettes. A lire ici.

Les informations de cet article sont extraites des liens suivants :

http://www.conviccionradio.cl/PDFs/s_XX_Fat.pdf

http://www.eldiariomontanes.es/pg060429/prensa/noticias/Sociedad/200604/29/DMO-TEL-148.html

http://hemeroteca.lavanguardia.es/preview/1968/04/28/pagina-9/34360588/pdf.html?search=Puchol%20%20Mayo%201967

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- ASSISE 2011 et la Communicatio in Sacris

Posté par Pèlerin le 8 avril 2011

ASSISE 2011  et Communicatio in Sacris

Extrait du lien : http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=0804114_magister

Le 08 avril 2011 - E. S. M. -

« Le Saint-Siège en a donné la confirmation officielle : Benoît XVI présidera à Assise, le 27 octobre prochain, une journée de « réflexion, dialogue et prière » à laquelle seront également présents des chrétiens appartenant à d’autres confessions, des représentants d’autres religions et des « hommes de bonne volonté« .

Cette rencontre aura lieu vingt-cinq ans après celle, désormais célèbre, qui avait été voulue par Jean-Paul II. Joseph Ratzinger, qui était alors cardinal, n’y avait pas pris part. Et il a déjà fait comprendre que, lui étant pape, la prochaine rencontre d’Assise serait revue et corrigée et qu’elle ne comporterait pas l’ombre d’une assimilation de l’Église catholique aux autres croyances.
(NDLR : oui mais que dit la Communicatio in Sacris…. voir en bas de page !)

Malgré cela, les traditionalistes ne la lui pardonnent pas. Certains d’entre eux ont signé un appel critique. D’après eux, l’ »esprit d’Assise » fait partie de la confusion plus générale qui est en train de désagréger la doctrine catholique et dont l’origine se trouve dans le concile Vatican II.

Confusion contre laquelle Benoît XVI ne réagirait pas comme il le devrait.

Ces derniers temps, dans le camp catholique traditionaliste, les critiques contre le pape Ratzinger n’ont pas diminué ; leur intensité s’est même accrue. Et elles reflètent une déception croissante par rapport aux attentes qu’avait initialement suscitées l’action restauratrice de l’actuel pontificat. »

http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=0804114_magister

*

En réponse à cette annonce d’Assise 2011….
voici ce que dit la Communicatio in Sacris, expliquée par Mgr Lefebvre en 1986. 

Pour entendre, cliquez sur ce lien ici

*

Homélie Monseigneur Lefebvre, Pâques, 3O mars 1986 à Écône

Extraits —


Alors, lorsque j’avais l’occasion de vous dire jeudi dernier, mes chers amis, que nous avons l’impression de nous éloigner toujours davantage de ceux qui pratiquent cet œcuménisme insensé, contraire à la foi catholique — je devrais dire plutôt, que demeurant catholiques et décidant de demeurer catholiques jusqu’à la fin de nos jours — ce sont eux que nous voyons s’éloigner de nous, parce que nous demeurons catholiques et qu’ils s’éloignent toujours un peu plus de la profession de cette foi catholique qui est le premier précepte qui est celui d’un baptisé, de professer sa foi.

Ce n’est pas pour rien que nos parrain et marraine ont prononcé le Credo le jour de notre baptême – et que nous-mêmes ensuite – à la confirmation que nous avons reçue, nous avons répété par nous-mêmes, ce Credo, qui nous attache définitivement à la foi catholique.

Or, c’est un fait certain, connu désormais de tout le monde, depuis surtout le voyage du pape au Maroc, au Togo, dans les Indes, et dans les communiqués que le Saint-Siège officiellement a fait paraître encore ces jours derniers, pour dire que le pape avait l’intention de se rendre chez les juifs, pour prier avec eux, que le pape avait l’intention de se rendre à Taizé pour prier avec les protestants et qu’il avait l’intention – il l’a dit lui-même publiquement à Saint-Paul-hors-les-murs – de faire une cérémonie qui réunirait toutes les religions du monde pour prier avec elles, à Assise, pour la paix – à l’occasion de l’Année de la paix qui a été proclamée par l’O.N.U. et qui pour l’O.N.U. doit avoir lieu le 24 octobre. Voilà les faits. Vous les avez lu dans les journaux ; vous les avez entendu à la télévision, pour ceux qui ont la télévision.

Que pensons-nous ? Quelle est la réaction de notre foi catholique ? C’est cela qui compte, ce n’est pas notre sentiment personnel, une espèce d’impression ou une constatation quelconque. Il s’agit de savoir ce qu’en pense l’Église catholique ; ce que l’on nous a enseigné ; ce que notre foi nous dit devant ces faits.

C’est pourquoi je me permets de vous lire quelques mots très courts que j’ai recueillis dans le Dictionnaire de Droit canonique, du chanoine Naz, qui est officiellement le commentaire du Droit canon qui est la loi de l’Église depuis les premiers temps de l’Église. Le Droit canon édité et publié sur l’ordre du pape Pie X et publié par Benoît XV, le Droit canon est l’expression de la loi de l’Église qui a été la sienne pendant dix-neuf siècles.

Que dit-il à propos de ce que l’on appelle la communicatio in sacris, c’est-à-dire la participation à un culte a-catholique, participation d’un culte non-catholiques ? Je crois que c’est bien ce qui nous occupe ; c’est bien ce que nous voyons : la participation du pape et des évêques à des cultes non catholiques.

Qu’est-ce qu’en dit l’Église ?

La communicatio in sacris, comme le dit l’Église en latin : Elle est interdite avec les non-catholiques par le canon 1258, paragraphe 1, qui dit : “Il est absolument interdit aux fidèles d’assister ou de prendre part activement aux cultes des a-catholiques de quelque manière que ce soit”. De quelque manière que ce soit.

Et voici comment il l’explique — et cela je ne fais que copier ce qui se trouve dans le commentaire officiel de la doctrine de l’Église — :

« La participation est active et formelle quand un catholique participe à un culte hétérodoxe, c’est-à-dire non catholique, avec l’intention d’honorer Dieu par ce moyen, à la manière des non-catholiques ».

Je répète… (Monseigneur relit le paragraphe).

C’est exactement ce devant quoi nous nous trouvons. Je pense réellement que les évêques et que le pape ont l’intention d’honorer Dieu, par le culte non-catholique, auquel ils participent. Je ne pense pas me tromper.

« Une telle participation est interdite, sous n’importe quelle forme – quo vis modo – parce qu’elle implique profession d’une fausse religion et par conséquent le reniement de la foi catholique.

« Il n’est permis ni de prier, ni de chanter, ni de jouer de l’orgue dans un temple hérétique ou schismatique en s’associant aux fidèles qui célèbrent leur culte, même si les termes du chant et des prières sont orthodoxes ».

Ce n’est pas moi qui ai écrit cela. C’est écrit en toutes lettres dans le Dictionnaire de Droit canonique par le chanoine Naz, qui fait pièce officielle, qui a toujours été considéré dans l’Église comme un commentaire tout à fait officiel et valable.

« Ceux qui participent ainsi activement et formellement au culte des non-catholiques, sont présumés adhérer aux croyances de ces derniers. C’est pourquoi le canon 2316 les déclare suspects d’hérésie et s’ils persévèrent ils sont considérés comme réellement hérétiques. »

Ce n’est pas moi qui le dit, encore une fois. Pourquoi cette législation de l’Église ? Pour nous aider à pratiquer le premier commandement que nous avons de professer notre foi catholique.

Si nous professons notre foi catholique, il nous est impossible, inconcevable de professer une autre foi, un autre culte. Parce que en priant dans un autre culte nous faisons profession d’honorer le dieu qui est invoqué par ce culte, par le culte d’une fausse religion. Une fausse religion, c’est honorer un faux dieu ; un dieu qui est une construction de l’esprit ou qui est une idole quelconque, mais qui n’est pas le vrai Dieu.

Comment voulez-vous que les juifs prient le vrai Dieu ? Ils sont formellement, essentiellement contre Notre Seigneur Jésus-Christ, depuis précisément le jour de la Résurrection de Notre Seigneur. Et même avant, puisqu’ils L’ont crucifié.

Mais d’une manière quasi officielle, après la Résurrection de Notre Seigneur. Et ils se sont mis immédiatement à persécuter les disciples de Notre Seigneur et cela pendant des siècles. Comment peut-on prier le vrai Dieu avec les juifs ? Qui est Notre Seigneur Jésus-Christ ? Le Verbe de Dieu. Il est Dieu. Nous n’avons qu’un seul Dieu : Dieu le Père, le Fils et le Saint-Esprit, et qu’un seul Seigneur : Notre Seigneur Jésus-Christ.

Ce sont les évangélistes qui nous rappellent cela à satiété. Si donc on s’oppose à Notre Seigneur Jésus-Christ, comme le dit explicitement saint Jean dans ses Lettres : “Qui n’a pas le Fils, n’a pas le Père. Celui qui n’honore pas le Fils, n’honore pas le Père.”

C’est normal, il n’y a qu’un seul Dieu en trois Personnes. Si l’une des Personnes est déshonorée, est refusée, on ne peut pas honorer les autres Personnes, c’est impossible. C’est détruire la Sainte Trinité. Par conséquent, en déshonorant Notre Seigneur Jésus-Christ, les juifs déshonorent la Sainte Trinité. Comment peuvent-ils prier le vrai Dieu ? Il n’y a pas d’autre Dieu au Ciel, que nous connaissions, qui nous ait été enseigné par notre foi catholique.

Voilà la situation devant laquelle nous nous trouvons. Je ne l’invente pas. Ce n’est pas moi qui le veux, je voudrais mourir pour qu’elle n’existe pas cette situation. Je voudrais donner ma vie. Mais nous nous trouvons devant cette situation. Comment la juger selon notre foi, suivant la doctrine de l’Église ? Nous nous trouvons vraiment devant un dilemme grave, excessivement grave, qui je crois n’a jamais existé dans l’Église : Que celui qui est assis sur le siège de Pierre, participe à des cultes de faux-dieux. Je ne pense pas que ce soit jamais arrivé dans l’Histoire de l’Église.

Quelle conclusion devrons-nous tirer, peut-être dans quelques mois, devant ces actes répétés de communication à des faux cultes ? Je ne sais pas. Je me le demande. Mais il est possible que nous soyons dans l’obligation de croire que ce pape n’est pas pape.

Car il semble à première vue — je ne veux pas encore le dire d’une manière solennelle et formelle — mais il semble à première vue — qu’il soit impossible qu’un pape soit hérétique publiquement et formellement.

Notre Seigneur lui a promis (au successeur de Pierre) d’être avec lui, de garder sa foi, de le garder dans la foi. Comment celui auquel Notre Seigneur a promis de le garder dans la foi définitivement et sans qu’il puisse errer dans la foi, peut-il en même temps être hérétique publiquement et quasi apostasier ?

Voici un problème qui vous concerne tous, qui ne concerne pas moi seulement.

Car c’est un scandale considérable – au vrai terme de scandale – scandale, c’est pousser au péché. Eh bien par ce scandale de l’œcuménisme, par ce scandale de la participation aux cultes de fausses religions, les chrétiens perdent la foi. Les catholiques perdent la foi ; ils n’ont plus la foi dans l’Église catholique. Ils ne croient plus qu’il n’y a qu’une seule religion vraie ; qu’il n’y a qu’un seul Dieu, la Trinité Sainte et Notre Seigneur Jésus-Christ. La foi disparaît.

Quand l’exemple et le scandale viennent de si haut, que celui qui est sur le siège de Pierre et que presque tous les évêques… alors pauvres chrétiens, qui sont livrés à eux-mêmes ; qui n’ont pas suffisamment de formation chrétienne, pour maintenir leur foi catholique malgré tout, ou qui n’ont pas à côté d’eux des prêtres qui les aident à garder cette foi, ils sont complètement désemparés.

Ou ils perdent la foi, ne pratiquent plus, ne prient plus, ou ils s’engagent dans des sectes quelconques. Alors nous devons beaucoup prier, réfléchir, demander au Bon Dieu de nous garder dans la foi catholique, quoi qu’il arrive.


Lu sur : http://wordpress.catholicapedia.net/

***

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- Le Chapelet de Fatima

Posté par Pèlerin le 6 avril 2011

Les prières de Fatima.

Document à imprimer sur ce lien :
http://storage.canalblog.com/61/91/249840/35586751.pdf

Comment dire le Chapelet de Fatima ?

D’abord faire un beau Signe de la Croix

En tenant la Croix, réciter la Prière du Sacrifice

Ô Jésus, c’est par amour pour Vous,
pour la conversion des pécheurs,
et en réparation des péchés commis
contre le Cœur Immaculé de Marie que je prie.

Sur les gros grains : Prière du Pardon

Mon Dieu, je crois, J’adore, j’espère et je Vous aime!
Et je Vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas,
qui n’espèrent pas, et qui ne Vous aiment pas.

Sur le premier petit grain, réciter la Prière Eucharistique

Ô Très Sainte Trinité, je Vous adore !
Mon Dieu, mon Dieu, je Vous aime dans le Très Saint Sacrement.

Sur le second petit grain, réciter la Prière de Conversion

Par Votre Pure et Immaculée Conception, Ô Marie,
obtenez la conversion de la Russie, de l’Espagne,
du Portugal, de l’Europe, et du monde entier !

Sur le troisième petit grain, réciter la Prière du Salut

Cœur doux de Marie,
soyez le Salut de la Russie, de l’Espagne,
du Portugal, de l’Europe, et du monde entier!

Sur chacun des petits grains des dizaines, réciter la Prière Eucharistique

Très Sainte Trinité, je Vous adore !
Mon Dieu, mon Dieu, je Vous aime dans le Très Saint Sacrement.

A la fin de chaque dizaine

Ô mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer.
Conduisez au Ciel toutes les âmes,
spécialement celles qui ont le plus besoin de Votre miséricorde.

A la fin du Chapelet, réciter la Prière de l’Ange

Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je Vous adore profondément
et Je Vous offre les très précieux Corps, Sang, Âme et Divinité de Jésus-Christ,
présents dans tous les tabernacles du monde,
en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences
par lesquels Il est Lui-même offensé
.
Par les mérites infinis du Très Saint Cœur de Jésus et du Cœur Immaculé de Marie,
je Vous implore d’accorder la conversion aux pauvres pécheurs.

Finir par le Signe de la Croix.

notredamedurosaire.jpg

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- Auguste Reine des Cieux (prière)

Posté par Pèlerin le 5 avril 2011

Auguste Reine des Cieux et maîtresse des Anges, vous qui avez reçu de Dieu le pouvoir et la mission d’écraser la tête de Satan, nous vous le demandons humblement, envoyez les légions célestes pour que, sous vos ordres, elles poursuivent les démons, les combattent partout, répriment leur audace et les refoulent dans l’abîme.
Qui est comme Dieu ?
O bonne et tendre Mère, vous serez toujours notre amour et notre espérance.
O divine Mère, envoyez les Saints Anges pour me défendre et repousser loin de moi le cruel ennemi.
Saints Anges et Archanges,
défendez-nous, gardez-nous.

300 jours d’indulgences
(Pie X, 8 juin 1908)

Le 13 janvier 1863, une âme, accoutumée aux bontés de la Très Sainte Vierge, crut voir les démons répandus sur la terre, y causant des ravages inexprimables. En même temps, l’Auguste Mère de Dieu lui dit que l’heure était venue de la prier comme Reine des Anges et lui dicta la prière Auguste Reine.

Sous l’impulsion du Vénérable Père Cestac, cette prière s’est répandue dans l’univers catholique, accompagnée partout de faveurs extraordinaires.

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- La nouvelle messe : comment en sommes-nous arrivés là ?

Posté par Pèlerin le 3 avril 2011

Comment est arrivée la nouvelle « messe » ? qui était Bugnini ? comment Mgr Lefebvre a-t-il sauvé la Sainte Messe ?

Un texte intéressant pour mieux comprendre et aider ceux qui hésitent encore à se décider à aller à la Tradition.
Les prétextes du style « je ne comprends pas le latin » ou « c’est un peu plus loin de chez moi », etc ne valent rien ! Procurez-vous un Missel : en face du latin, vous avez toute la traduction française ! D’ailleurs, autrefois, les fidèles n’avaient pas autant d’ »instruction » que ceux d’aujourd’hui… s’en sont-ils plaint ?…. Quant à la distance, mieux vaut parcourir quelques kilomètres supplémentaires et plaire au Seigneur que de satisfaire son petit confort personnel ! La Sainte Messe est le Sacrifice de Notre Seigneur, la messe de « toujours » ! Celle qui est arrivée par la suite (la messe de Bugnini) a été concoctée par la franc-maçonnerie ! Pourquoi fermer les yeux sur cette terrible vérité ? Lisez ce texte et tout s’éclairera….

 

  Mgr Lefebvre face à la nouvelle messe

(extraits du livre Marcel Lefebvre,
par S. Exc. Mgr Bernard Tissier de Mallerais,
évêque auxiliaire de la Fraternité Saint-Pie X, Clovis,2002)

Ce chapitre raconte la résistance que Mgr Lefebvre opposa à la « messe normative », ébauche de la nouvelle messe pensée dans les bureaux de Mgr Bugnini. Plusieurs détails de cette narration sont inédits et mettent bien en lumière le sens catholique de Mgr Lefebvre, qui le fit se dresser, dès le début et presque seul, contre la révolution programmée du saint sacrifice de la messe.

Participation active et compréhension facile

C’est la liturgie et son cœur, le saint sacrifice de la messe, que viennent corrompre les théories des novateurs, sous le prétexte de la « participation pleine, consciente et active » réclamée pour les fidèles par la constitution conciliaire sur la liturgie (n. 14) promulguée le 4 décembre 1963. Dès mars 1963, Mgr Lefebvre s’était dressé contre ce principe équivoque :

« L’intelligence des textes n’est pas la fin ultime de la prière, qui est l’union à Dieu ; il est une attention aux textes qui y peut faire obstacle. L’âme trouve plutôt l’union à Dieu dans le chant religieux, la piété de l’action liturgique, le recueillement, la beauté architecturale, la noblesse et la piété du célébrant, la décoration symbolique, l’odeur de l’encens, etc. »

Or, le Consilium pour l’exécution de la réforme liturgique institué le 26 février 1964 et confié, sous la présidence du cardinal Lercaro, au père Bugnini, entreprenait aussitôt non pas la « révision » demandée par le concile (Sacrosanctum concilium n. 5) mais une refonte radicale et systématique de la liturgie, de la messe en particulier, « une véritable création », dirait Bugnini. Ce faisant, il appliquait le principe directeur de Sacrosanctum concilium, déjà énoncé avant le concile par le père Ferdinando Antonelli :

« Tout est ordonné à un but : faire en sorte que les fidèles 1) comprennent facilement les rites et 2) puissent redevenir ce qu’ils doivent être : participants actifs et pas seulement spectateurs des actions liturgiques. »

Ces deux choses, disaient en chœur Antonelli et Bugnini, étaient perdues depuis des siècles. Trouvant plus tard cette assertion dans l’ouvrage d’Annibale Bugnini, La riforma liturgica, Mgr Lefebvre s’indignerait :

« C’est faux ! L’enseignement réel de l’histoire prouve le contraire. Allez dire que tous les fidèles qui étaient là pendant des siècles — bien avant que Bugnini existât — ont participé à la messe d’une manière muette, en spectateurs, comme étrangers ! Rien n’est plus faux. La participation active des fidèles, n’est-ce pas leur participation spirituelle, qui est bien plus importante que la participation extérieure6 ? »

Mais à la lecture de La Riforma, Mgr Lefebvre discernait, derrière ces principes faux, une erreur doctrinale, une hérésie sous-jacente :

« Il y a là-dessous — je dis dessous, pas formellement — une hérésie : c’est que le sacerdoce des fidèles et le sacerdoce des prêtres, c’est le même ; que tout le monde est prêtre, que le Peuple de Dieu doit offrir le saint sacrifice de la messe. » (NDLR : c’est ce qu’en effet disent les laïcs qui ont un rôle actif aujourd’hui dans l’Eglise, en particulier et surtout….. les femmes !)

Antonelli reprochait lui-même à Bugnini « d’avoir introduit dans le travail [du Consilium] des gens capables, mais de coloration progressiste théologiquement, sans leur résister parce qu’on ne pouvait pas contrecarrer certaines tendances ». Il reconnaissait que « les théories courantes parmi les théologiens avancés retombent sur la formule et sur le rite ».

Ces théories étaient celles de la « nouvelle théologie ».

Procédant par de subtils déplacements d’accent, elle mettait en valeur le « sacerdoce commun » des baptisés et ne voyait plus dans le prêtre le modèle réalisant à proprement parler le sacerdoce 8 ; le prêtre à la messe était davantage celui qui « unit les suffrages des fidèles au sacrifice de leur Chef » que celui qui offre lui-même le sacrifice comme ministre du Christ-Prêtre9. Le « mystère pascal », célébré à la messe, était davantage le Christ triomphant dans sa Résurrection que le Christ expiant par sa Passion10 ; le péché n’était plus considéré comme une injustice envers Dieu et ses droits, mais seulement comme un dommage pour l’homme et la solidarité humaine ; la Rédemption, par la satisfaction du Christ et la propitiation du Père, était ainsi vidée de sa substance et la croix du Christ évacuée. Une théologie sacramentaire symboliste faisait de la messe le « mémorial » de l’œuvre salvatrice du Christ, mémorial qui re-présentait, c’est-à-dire rendait cette œuvre présente par le « vécu » de l’action liturgique communautaire ; en ce sens, la messe n’était un sacrifice que parce qu’elle était « mémoire11 ». La présence substantielle du Christ sous les espèces était noyée dans le mémorial. La transsubstantiation du pain et du vin devenait superfétatoire, une transsignification suffisait.

Ces influences délétères d’une gnose multiforme, mais cohérente et omniprésente, échappaient aux non-initiés ; Mgr Lefebvre en discernait certains traits, inscrits dans la logique des bouleversements liturgiques successifs et comme savamment gradués : retournement des autels, relégation du tabernacle, envahissement du vernaculaire, suppression des « prières individuelles » du prêtre (prières au bas de l’autel), de signes de croix, etc., Canon récité à voix haute, et finalement la langue vernaculaire supplantant totalement le latin, toutes réformes approuvées par Paul VI de 1964 à 1967. (NDLR : mais en réalité, c’est la voix pleine de larmes qu’il annonça le passage à la langue vernaculaire et il n’était pas au bout de ses peines ; il ne réalisera vraiment qu’en 1972, année où il annonce que « les fumées de Satans sont entrées dans l’Eglise ; mais il était trop tard !)

L’association Una Voce, fondée pour la préservation du latin liturgique et du chant grégorien, protesta, le 25 mai 1967, auprès de Paul VI contre cette généralisation du vernaculaire, contraire à Sacrosanctum concillum (n. 36 § 1), et Mgr Romoli, évêque de Pescia, en écrivit le 17 août à la conférence épiscopale italienne ; Mgr Lefebvre publia cette lettre dans Fortes in fide.

Mais jusqu’ici, les réformes n’étaient que des « retouches » provisoires. Pour Bugnini et le Consilium, « il s’agissait de donner des structures nouvelles à des rites entiers (…) et pour certains points, d’une nouvelle création ». En attendant celle-ci, les évêques devaient « prendre des initiatives, proposer des adaptations et des expériences, etc. », sous peine, par « immobilisme », d’être débordés par des expérimentations individuelles et arbitraires dont Paul VI était amèrement mécontent.

La messe normative

Le 21 octobre 1967 s’ouvre le synode des évêques ; on y apprend que le père Bugnini, secrétaire du Consilium, va venir présenter sa « messe normative », ébauche d’une nouvelle messe. Elle va appliquer dans sa logique inexorable Sacrosanctum concilium, qui prévoit des « rites d’une brièveté remarquable » (n. 34), une « lecture de l’Écriture sainte plus abondante » (n. 35), la prétendue remise en ordre logique de l’Ordo missae, la suppression des « doublets introduits au cours des âges » (n. 50) — l’offertoire sacrificiel en est un : ne fait-il pas double emploi avec la consécration qu’il anticipe illogiquement ? selon le père Bugnini — « le rétablissement de certaines choses disparues » (n. 50), etc.

En outre, cette messe normative, ainsi nommée parce qu’elle doit devenir la norme des rites de toutes les célébrations de la messe rénovée, est conçue à dessein comme une « célébration avec assistance de peuple », dépréciant ainsi la valeur essentielle de la messe, indépendante du concours de fidèles, rappelée par le concile de Trente (DS 1747, 1758).

Mgr Lefebvre voit aussitôt le danger. De son collaborateur, le père Gerald Fitzgerald CSSp, il obtient un article, « A propos de la messe normative » qui, retouché par l’archevêque, est à la hâte polycopié et distribué en sous-main aux Pères synodaux avant la séance du 24 octobre, sous la couverture de Fortes in fide16.

« La messe normative, y conclut le prélat, ou ce qui sert de base à la réforme liturgique, ne peut pas être celle qui comporte la participation des fidèles, cette participation étant accidentelle et non essentielle à la messe. »

« L’effet Lefebvre » fut appréciable. La majeure partie des Pères, reconnaît Bugnini, se rendit à la Sixtine, le 24 octobre, « avec un esprit prévenu et mal disposé », pour assister à une messe de type « normatif » célébrée en italien par le liturge lui-même : rite d’accueil, brève cérémonie pénitentielle commune, Gloria, trois lectures, Credo, prière universelle, très brèves prières de « déposition des dons », Canon entièrement nouveau, paroles de consécration modifiées, signes de croix et génuflexions réduits, etc.

Aussitôt, en signe de protestation, plusieurs évêques, dont Mgr Slipyj, quittèrent la chapelle.

« L’expérience n’avait pas réussi, avoue Bugnini, elle produisait même l’effet contraire, pesant sur les votes en un sens négatif. »

Le 26 octobre, répondant à la question « La structure de la messe normative en ligne générale vous plaît-elle ? », sur 180 Pères, 71 répondirent oui, 43 non et 62 juxta modum. Paul VI demanda au Consilium de se remettre au travail pour réaliser une messe apparemment moins révolutionnaire, mais qui donnerait néanmoins, comme le voulait A. Bugnini, « une image complètement différente de ce qu’elle était auparavant ». (NDLR : lire à ce sujet l’article « La messe… avant… après » ici)

En décembre 1967, lors d’une assemblée de l’Union mondiale des Supérieurs généraux à laquelle assistait Mgr Lefebvre, le père Annibale Bugnini fut invité à venir exposer sa messe normative. Il le fit avec beaucoup de tranquillité : pour la participation des fidèles, dit-il, on allait changer toute la première partie de la messe, supprimer l’offertoire qui faisait double emploi avec le Canon ainsi que les oraisons du prêtre avant la communion, changer et diversifier les prières eucharistiques, etc.

« En entendant cette conférence qui dura une heure, raconte l’archevêque, je me disais : « Ce n’est pas possible que ce soit cet homme-là qui ait la confiance du Saint-Père, que ce soit lui que le pape ait choisi pour faire la réforme de la liturgie ! » Nous avions devant nous un homme qui piétinait la liturgie ancienne avec un mépris, une désinvolture inimaginables. J’étais effondré, et moi qui prends assez facilement la parole, comme je l’avais fait au concile, je ne me suis pas senti le courage de me lever. Les mots s’étouffaient dans ma gorge.

« Cependant, deux Supérieurs généraux se levèrent. Le premier dit : « Mon Père, si je comprends bien, après avoir supprimé le Confiteor, l’offertoire, raccourci le Canon, etc., une messe privée va durer dix à douze minutes ! » Le père Bugnini répondit : « On pourra toujours ajouter quelque chose ! » On voyait le peu de cas qu’il faisait de la messe et de la manière de la dire.

« Le second, un abbé bénédictin, intervint : « La participation active, est-ce une participation corporelle, ou bien spirituelle ? » — la bonne question — « La messe normative est prévue pour une assistance de fidèles, mais nous, bénédictins, qui disons nos messes sans fidèles, qu’allons-nous faire maintenant ? » Voici la réponse que fit Bugnini : « A vrai dire, on n’y a pas pensé ! » — cela dit bien l’ambiance de cette réforme. »

Mais qui est donc ce Bugnini ?

Directeur des Ephemerides liturgicae, le père Annibale Bugnini, CM, avait été membre de la commissio piana (1948-60), puis secrétaire de la commission préconciliaire (1960-62). Mais, en 1962, sur les instances du cardinal Larraona, président de la commission conciliaire de la liturgie, Jean XXIII avait relevé A. Bugnini de sa chaire d’enseignement de la liturgie au Latran — « On m’accusait d’iconoclastie », avoue Bugnini. Le même « bon pape Jean » ne l’avait pas confirmé dans ses fonctions de secrétaire à la commission conciliaire, nommant à sa place le père Ferdinando Antonelli. Paul VI avait voulu « rétablir la justice » en nommant Bugnini secrétaire du Consilium en 1964. On savait que c’était Annibale qui avait demandé la présence de six pasteurs protestants comme observateurs pendant les séances plénières du Consilium. Bugnini n’avait-il pas retouché, dès 1965, les oraisons solennelles du Vendredi saint « en écartant, disait-il, toute pierre qui pourrait constituer ne serait-ce que l’ombre d’un risque d’achoppement ou de déplaisir » pour les frères séparés ?

Par ailleurs, Mgr Lefebvre avait entendu Mgr Cesario D’Amato, abbé de Saint-Paul hors les Murs24, lui dire : « Monseigneur, ne me parlez pas du père Bugnini, j’en sais trop sur lui, ne me demandez pas ce qu’il est ! »

Et, sur l’insistance du prélat, l’abbé reprit :« Je ne puis pas vous parler de Bugnini. »

Ferdinando Antonelli écrivait de même : « Je pourrais en dire beaucoup sur cet homme. Je dois ajouter qu’il a toujours été soutenu par Paul VI (NDLR : Paul VI se rendra compte de sa trop grande confiance ici). Sa faille la plus notable est le manque de formation et de sens théologique. »

Visitant, en février 1969, le cardinal Amleto Cicognani, encore Secrétaire d’État, pour lui présenter ses regrets sur les nouveaux Canons, Mgr Lefebvre demanda :

Éminence, vous n’allez pas laisser passer cela ! C’est une révolution dans la liturgie, dans l’Église.

Oh ! Monseigneur, répondit le cardinal en se prenant la tête entre les mains, je suis bien de votre avis. Mais que voulez-vous que je fasse ? Le père Bugnini peut se rendre dans le bureau du Saint-Père et lui faire signer tout ce qu’il veut !

« Je ne suis pas le seul à l’avoir entendu, précisait l’archevêque ; c’est à moi qu’il s’adressait, mais d’autres personnes, dans le bureau du Secrétaire d’État, l’ont entendu comme moi 26. »

Passant ensuite à la S.C. des Rites avec l’abbé Coache, Mgr Lefebvre en vint à parler de la communion dans la main (dont le décret de permission était en préparation au Consilium) au cardinal Gut, qui lui avoua, en présence de Mgr Antonelli, secrétaire de la congrégation :

« Je suis le préfet de la S.C. des Rites, mais ce n’est pas moi qui commande, et vous devinez bien qui est celui qui commande. »

Et, se tournant vers Antonelli, il poursuivit :

« Si toutefois on me demande ce que je pense, j’irai me mettre à genoux aux pieds du Saint-Père pour le supplier de ne pas permettre une chose pareille, mais si on me le demande ! »

L’influence d’A. Bugnini sur Paul VI et le mode « dictatorial » de ses décisions, passant par-dessus les têtes des préfets de la Congrégation des Rites, étaient une énigme pour Mgr Lefebvre.

« Il est certain, disait-il en 1974, que certaines choses inadmissibles se sont passées entre le Saint-Père et les organismes qui sont entre les mains de Mgr Bugnini. Tout cela se saura plus tard. »

L’archevêque crut « le savoir » lorsque Paul VI, à l’occasion de la fusion de la S.C. du Culte divin dans celle des Sacrements, le 11 juillet 1975, fit cesser les activités de Mgr Bugnini, pour le nommer, seulement six mois plus tard, pro-nonce à Téhéran. Le bruit courut qu’une serviette compromettante, égarée par A. Bugnini, avait révélé son appartenance à la franc-maçonnerie. Il affirma pourtant à Paul VI tout ignorer de la maçonnerie, « de ce qu’elle est, de ce qu’on y fait, de ses buts29 ». En 1976, circulait une correspondance apocryphe de Bugnini avec un prétendu grand-maître, et des listes d’affiliation de nombreux prélats de Curie et d’autres à une société secrète romaine.

Trouvé sur : http://www.blogcatholique.fr/2010/10/mgr-lefebvre-face-la-nouvelle-messe.html

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