- Les veillées de Garabandal

Posté par Pèlerin le 20 mai 2011

Témoignage de ce qu’étaient alors les veillées de Garabandal.

« Lorsqu’en raison des appels, on attendait la visite de la Vierge, ni les fillettes ni les parents n’allaient se coucher. Nous avons passé plusieurs de ces veillées dans la maison de Conchita avec la mère Aniceta, son frère aîné Serafin et quelques visiteurs. Qui pourrait dire l’enchantement de pareils moments ? Elles étaient véritablement uniques ces nuits d’attente. Le temps se passait en prières, cantiques pieux et commentaires sur l’inépuisable bonté de la Vierge, chacun apportant ses propres et inoubliables expériences ».

Mais il faut bien comprendre que de telles nuits de veille, et spécialement pour ceux qui les avaient vécues une ou plusieurs fois, n’étaient pas toujours un enchantement !

Le 22 novembre 1962, Maximina (tante de Conchita) écrivait à Dona Eloisa de la Roza Velarde : « Le samedi nous sommes montés aux Pins en récitant le chapelet, il a plu sans arrêt. Nous sommes allés jusqu’au cimetière, dans la boue jusqu’aux genoux. Le dimanche, nous sommes montés aux Pins sous la neige, indifférents aux intempéries. Ensuite les fillettes descendirent à reculons, à genoux, sur la neige et par les endroits les plus difficiles. Puis nous sommes allés au cimetière sous la grêle et par un vent violent. Le mardi, même chose ; le mercredi, la nuit était plus belle mais encore bien glaciale ».

Le Dr Ortiz me rapporta un jour ce que lui avait raconté la fille de Primitiva. « La nuit du premier décembre je souffrais de violents aux de dents, au point que je dus m’aliter. Vers trois heures du matin j’entendis du bruit dans la maison de Jacinta, je me penchai à la fenêtre et vis sortir la fillette en extase malgré le froid et la pluie. Cela me fit de la peine et je descendis pour l’accompagner. Au moment où j’allais la rejoindre, la porte de sa maison s’ouvrit, sa mère Maria sortit de très mauvaise humeur en disant : « Ce que tu me fais faire aujourd’hui, je ne le referai plus ; la prochaine fois, je barricaderai solidement la porte ».

Dans la rue, nous rencontrâmes Maria Dolores également en extase et seule. J’allais prévenir sa mère Julia, et peu après nous marchions ensemble, les deux fillettes devant, nous trois derrière. Elles nous firent monter aux Pins par deux fois ! Récitant le chapelet, et comme d’habitude nous parcourûmes le village. La nuit était vraiment effroyable, la mauvaise humeur de Maria ne cessait pas. Julia tentait de la calmer : « que peut-on y faire ! Ce sont les choses de Dieu. Aujourd’hui je dois te consoler, d’autres fois c’est toi qui m’a réconfortée ».

Les veillées de Garabandal avaient beaucoup de charme, mais incitaient avant tout à la pénitence. Il était inévitable que parfois la fatigue se fît sentir. Don Luis Navas Carrillo entendit une fois Conchita en extase : « Pourquoi ne m’as-Tu pas laisssé souper ? Avant Tu ne me laissais pas dormir, maintenant Tu me prives de manger. Au Ciel sûrement on n’a pas besoin de manger, en voyant Dieu !… Mais moi comme je ne vois pas Dieu, j’ai besoin de manger ». Réflexion spontanée de la fillette à cette incomparable mère.

NDLR : on ne peut s’empêcher de penser aussi à Fatima où les pélerins attendaient sous une pluie battante,  le miracle annoncé par Notre Dame (miracle du soleil)

extrait de Garabandal, faits et dates du R.P. Eusebio Garcia de Pesquera

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