- Un terrible secret

Posté par Pèlerin le 7 décembre 2011

… En ce début du troisième trimestre scolaire, retraite habituelle de trois jours, dans un collège comme le sien. Le prédicateur en sera, non pas le chapelain, mais un prêtre de 35-38 ans de la ville. Comme par hasard, pas plus que la Supérieure – moins encore qu’elle – il ne croit aux apparitions. Rien d’étonnant à cela, puisque le Vicaire Général de Mgr Puchol précisément prêtre originaire de Pampelune est l’adversaire actuel le plus rageur de Garabandal.

 Conchita, à ce moment précis, littéralement noyée dans le désarroi de la locution du 13 février précédent - deux mois plus tôt -  et dans ses doutes sur l’Eucharistie qui l’ont reprise, secouée par les confidences de Loli et ses rencontres avec son Curé, commence à douter, elle aussi, de ses apparitions (NDLR : tout cela, doutes et contradictions, Notre Dame l’avait prophétisé aux petites). Sans méfiance, ne voyant en lui que ce sacerdoce pour lequel elle a tant de respect et d’affection, elle ouvre son âme à ce prédicateur qu’elle ne connaît pas. Puis elle passe au confessional…

Réponse : « Si tu ne promets pas de dire au village et à ceux qui y montent que tu les as trompés, je te refuse l’absolution« …

Vous ouvrez les yeux, vous n’en croyez pas vos oreilles, vous avez l’impression qu’un tonnerre diabolique vient de tomber au milieu de nous ? (…)

Inconscience, légèreté, inexpérience, abus de pouvoir, profanation ?? Oui, le tout à la fois. Et nous le démontrons rapidement en vous expliquant vos sentiments résumés dans votre révolte de catholiques bien-nés.

A l’occasion de ses doutes eucharistiques, le confesseur habituel du collège lui avait répondu : » La tentation à laquelle on ne consent pas n’est pas un péché. Tiens bon : la lumière reviendra quand tu auras fait la médiation pour les incroyants ».

Que penseriez-vous, s’il avait tranché la question comme ceci : « si tu ne promets pas de dire au village et à ceux qui y montent que Jésus n’est pas dans l’Hostie consacrée, je te refuse l’absolution… » ?

 Vous nous regardez, effrayés de pareille éventualité ! Mais, c’set très exactement l’attitude parallèle à ce blasphème, qui fut celle du jeune prédicateur de Pameplune. Aversaire ou non de Garabandal, il devait dire à Conchita, au lieu de sortir l’énormité scandaleuse précédente : « Mon petit, le doute n’est pas une faute. Attends, réfléchis, consulte des prêtres d’expérience. Si Garabandal est vrai, il est normal que tu en paies le prix. Si tout est faux, on le verra bien. Porte ta croix avec patience… Va en paix, je prierai pour toi ».

Non seulement il n’a pas cette élémentaire prudence ni cette charité fraternelle ; mais, ayant choisi sa voie, il va y persévérer odieusement.
D’abord, interdiction à Conchita de parler de ses doutes à sa famille ou à tout ami des apparitions. Puis, le trimestre scolaire terminé, trois ou quatre lettres arriveront à Garabandal rappelant à l’adolescente sa promesse signifiant qu’elle n’est pas absoute en conscience aussi longttemps qu’elle n’a pas tenu sa promesse. Essayez d’imaginer la situation spirituelle épouvantable de celle qui n’en parlera désormais ni à sa mère, ni à ses frères, ni  à aucun prêtre ami de Garabandal, et n’aura pour conseiller et consulteur l’Abbé Olano âgé, lui, à ce moment de 26 ans !

Sans que personne ait pu s’en douter, pendant les vacances que Conchita va passer à Garabandal, l’Abbé Olano renchérira secrètement sur les ordres du confrère de Pampelune : « Oui, Conchita, il a raison, et tu devras jurer sur l’Evangile que tu as menti« .

Tout ce qui précède, nous le savons de science certaine, et nous prenons la responsabilité totale de le répéter. Nous ajoutons même autre chose. A la mi-juillet 1966, nous sommes montés à Garabandal absolument ignorants de ce qui s’était passé depuis le 7 février précédent, nous étions chargés d’apporter à Conchita un message de Rome. Oh ! très court, quelques mots seulement : « Tu dois choisir un confesseur anciano , c’est-à-dire un homme d’âge et d’expérience. Rien qui pût ressembler à une pression ; mais, tout simplement, une directive qui était la sagesse même. Conchita ouvrit de grands yeux, nous regarda en silence et pleura….

Evidemment, nous ne comprîmes pas ses larmes ; mais aujourd’hui, elles sont notre lumière au sujet du passé et éclairent la suite.
En effet dans une locution du 13 février, Jésus avait insisté : « Ne dis-tu pas que tu veux suivre Ma volonté ? Et bien, toi, maintenant, c’est la tienne que tu veux accomplir ! en sera-t-il ainsi toute ta vie ! ». Puis, plus loin, Il avait ajouté : « Comprends intelligemment, spirituellement ce que je t’ai dit. Ne ferme pas les yeux de ton âme. Ne te laisse tromper par personne ».
Ne te laisse tromper par personne ! Conchita, écoute Jésus, entends Rome ! (alors le pontificat de Paul VI) Entends aussi d’autres paroles venues d’Italie, au début d’août. Prends garde aux deux jeunes prêtres qui abusent de leur sacerdoce et de toi ! Conchita prends garde à toi !

15 août 1966, à 10 heures du matin.
A quelqu’un qui la questionne sur Loli, dont il connaît l’état d’âme du moment, Conchita répond : « Loli doute – Et toi, Conchita ? – Moi, au fond de moi-même, non ; mais là — et elle montre de l’index son front — là, oui, je doute aussi ». Pour la première fois, et à cet interlocuteur seul, en dehors des deux jeunes prêtres connus, l’adolescente fait allusion à son terrible secret. Trop réservé, l’interlocuteur n’insiste pas. D’ailleurs, on se sépare rapidement ; on rentre au village, et les témoins rapportent : « A 16 heures, Conchita riait comme d’habitude et paraissait absolument sereine ».
15 août 1966, à 17 heures.
Ecoutez les mêmes témoins : « A ce moment, une heure après, donc, inquiète, elle nous jeta au passage : « 
Priez pour moi, j’en ai grand besoin ».
Que venait-il de se passer ? Voici la vérité — et personne n’a pu la savoir avant des mois…
Un dialogue au terme duquel Conchita, pour libérer sa conscience du poids de sa confession à Pampelune, dont l’absolution n’était que conditionnelle, Conchita sur les derniers conseils de l’abbé Olano avait choisi l’épreuve du feu : une rencontre avec Monseigneur Puchol Montis, à l’occasion de laquelle, enfin elle tiendrait la promesse sacrilègement extorquée à son imprudente bonne foi.
Ici répétons-nous : Aniceta, ses fils Serafin et Miguel, aucun des amis de Garabandal, personne ne sait rien ; tout le monde ignore tout, et plus spécialement sa terrible décision.

28 août 1966
Conduite par sa mère, Conchita rentre à Pampelune, seule avec son secret. Comme le 7 faévrier précédent, Aniceta donne à la Supérieure ses ordres formels : » interdiction à quiconque de voir ma fille, sans mon autorisation personnelle ». Pauvre, pauvre Aniceta, qui ignore jusqu’à l’existence du prédicateur de la ville, et ne peut évidemment se douter de ce qui va se passer, malgré elle, le surlendemain, le 30 août 1966.

Cinq mois et demi après la locution du 13 février, accompagné de son Vicaire Général (prêtre de Pampelune, on se rappelle), d’un secrétaire, et comme par hasard du curé de Garabandal, Monseigneur Puchol frappe à la porte du collège. L’évêque de Santander n’est plus dans les limites de son diocèse, et à la Supérieure qui la lui demande, il ne peut évidemment montrer l’autorisation d’Aniceta. Qu’à cela ne tienne ! « Mais Conchita est mineure, Monseigneur !.. elle ne peut être interrogée seule ? ». Peu importe. La porte du collège s’ouvre, la consigne formelle d’Aniceta est forcée… et commence l’entretien, qui va durer sept heures.

En attendant de publier ce que l’on finira bien par connaître pour la honte des coupables, résumons très brièvement, en prenant pour nous, comme toujours, la position la moins favorable :

- « Monseigneur, je ne me souviens plus d’avoir vu la Vierge ; mais le « Diario (mon journal de 54 pages dans lequel je raconte tout) est vrai ».
Et l’adolescente de réciter ce Diario, de mémoire, sans une faute…
Au cours de cet interminable interrogatoire, coupé par le déjeuner, plus d’une fois l’évêque a eu les larmes aux yeux.
A la fin, remarquant un anneau que Conchita portait au doigt, il a posé la question : « Et cet anneau Conchita ? — Mgr, il a été baisé par la Vierge. — Donne-le moi — Mais, (avec un air malicieux cette fois) puisque je ne l’ai pas vue ! — Je le baise quand même ; sait-on jamais ? ».

Voilà ce qu’on a appelé immédiatement à Santander, et ailleurs aussi, les « négations » de Conchita… Quelle erreur ! Il fallait, et il faut plus que jamais, avec la plus extrême fermeté, affirmer et répéter : telles sont les « contradictions » de Conchita à l’heure de sa mise aux fers.

Nier et se contredire, c’est, en effet, essentiellement différent. Surtout, comme nous l’expliquerons plus tard, qu’en pareille matière, il faut tenir compte de ce qui s’est passé entre le 7 février et ce 30 août (nous venons d’en esquisser le résumé), de la mauvaise foi des adversaires, du silence qu’ils vont imposer à Conchita dès ce 30 août (et aux autres quelques jours après) de l’intervention visible du démon, des défauts des voyantes et de leurs familles, de l’insuffisance de certains amis de Garabandal, de la prophétie de la Vierge elle-même, à l’occasion d’une extase des quatre filles, en 1961, des desseins mystérieux de la Providence.. Celle-ci a parlé clairement dans la locution elle-même que nous avons lue plus haut :

(à Jésus) « Je lui ai demandé si Rome aussi ne croirait plus. Il ne m’a pas répondu. Puis Il m’a dit : « Ne t’inquiète pas de ce que l’on te croie ou de ce que l’on ne te croie pas. C’est Moi qui ferai tout« .

 Combien ont pensé à la lourde croix qu’elles doivent porter en silence ? et qui, malgré tous les obstacles, toutes les contradictions des adversaires des apparitions, ont eu la force de la persévérence pour résister aux attaques diaboliques !

 (NDLR : Elles devront souffrir jusqu’au bout. Notre Dame n’a-t-elle pas dit à Conchita : « tu souffriras avant le Grand Miracle, car on te croira pas. »

On connait aussi la fin dramatique de Mgr Puchol :
http://garabandalvoiedusalut.unblog.fr/2011/04/14/de-laffront-a-la-mort-tragique/ )

G. LUCAS

Extrait du bulletin n°41 Le messager de Notre Dame
Centre Information Garabandal — 11 Rue de Cambes — 14000 CAEN
Tél : 02 31 47 83 06

N’hésitez pas vous y abonner ; c’est un bonheur de recevoir le bulletin de Monsieur Lucas (bulletins de grande qualité, propices à la méditation sur les faits de Garabandal , et à la prière).

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