- Culte d’hyperdulie

Posté par Pèlerin le 11 février 2011

Un peu de vocabulaire pour la culture générale mais aussi pour nous rappeler nos devoirs vis à vis de la Reine du Ciel.

Dans le catholicisme, le culte d’hyperdulie (du grec ancien υπέρ / hyper, au-dessus, et δουλεία / douleia, servitude), est le culte rendu à la Vierge Marie, supérieur au simple culte rendu aux saints et aux anges (dulie). Ce terme est à distinguer de celui d’adoration (ou latrie) qui ne convient que pour Dieu.

La distinction entre cultes de latrie, de dulie, et d’hyperdulie a été introduite par le concile de Trente au XVIe siècle.

Sur la dévotion à la Très Sainte Vierge Marie, voici un extrait de Ad. TANQUEREY :
Précis de Théologie Ascétique et Mystique, 10e édition, Desclée et Cie, 1928, 1ère partie, chap. II, par. 163 à 169, pp. 113-119

164. A) Vénération profonde. Cette vénération est basée sur la dignité de mère de Dieu et les conséquences qui en découlent. Nous ne pourrons en effet jamais trop estimer celle que le Verbe Incarné révère comme sa mère, que le Père contemple avec amour comme sa fille bien-aimée et que le Saint Esprit regarde comme son temple de prédilection. Le Père la traite avec le plus grand respect en lui envoyant un Ange qui la salue comme pleine de grâce, et lui demande son consentement à l’œuvre de l’lncarnation pour laquelle il veut se l’associer si intimement ; le Fils la vénère, I’aime comme sa mère et lui obéit ; le Saint Esprit vient en elle et y prend ses complaisances. En vénérant Marie, nous ne faisons donc que nous associer aux trois divines personnes et estimer ce qu’elles estiment.

Sans doute il y a des excès à éviter, en particulier tout ce qui tendrait à l’égaler à Dieu, à en faire la source de la grâce. Mais tant que nous la considérons comme une créature, qui n’a de grandeur, de sainteté, de puissance qu’autant que Dieu lui en confère, il n’y a pas d’excès à craindre : c’est Dieu que nous vénérons en elle.

Cette vénération doit être plus grande que celle que nous avons pour les Anges et les Saints, précisément parce que par sa dignité de mère de Dieu, par son rôle de médiatrice, par sa sainteté elle surpasse toutes les créatures. Aussi son culte, tout en étant un culte de dulie et non de latrie, est appelé avec raison le culte d’hyperdulie, étant supérieur à celui qu’on rend aux Anges et aux Saints.

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- « Pas d’autre issue que le pardon »

Posté par Pèlerin le 8 février 2011

Témoignage de souffrance mais aussi d’espérance de nos frères chrétiens d’Orient, ici au Carmel de Bagdad…. Nous devons les soutenir par nos prières et notre conversion de chaque jour. Des prières ont déjà été mises en ligne pour prier aussi pour la conversion des musulmans, la conversion du monde… et pour le triomphe du Coeur Immaculé de Marie. Puisse ce témoignage nous fortifier dans notre Foi et notre Espérance !  

« De retour d’un séjour en notre mission de Bagdad (4-12 janvier 2011), je viens vous donner des nouvelles de nos Frères et des Chrétiens de ce pays, sachant combien vous les portez dans votre prière… Le but initial de ce voyage était de poursuivre l’accompagnement de cette petite communauté de Carmes, isolée du fait de son éloignement. Les événements dramatiques survenus depuis mon précédent séjour donnaient à cette visite une importance cruciale. J’ai donc mis l’accent sur le dialogue avec les Frères. Il en est ressorti clairement une détermination des Frères à rester à Bagdad, tout en gardant la possibilité de se réfugier ensemble dans le Kurdistan en cas de menace grave ou pour des séjours apostoliques. Il est convenu que les Frères ne devront pas se séparer. Cela m’a semblé juste, car quitter Bagdad serait une démission, d’autant qu’il semble possible de rester moyennant une réelle prudence. L’une des nouvelles armes des Islamistes consiste en des bombes avec des éléments magnétiques permettant de les placer très rapidement sous une voiture. Les véhicules repérés comme appartenant à des Chrétiens sont particulièrement visées. Il n’est donc pas possible de laisser une voiture dehors sans surveillance. Les Frères ont entrepris de visiter les familles chrétiennes du quartier pour les soutenir et voir quelles sont leurs attentes spirituelles et matérielles. Le Père prieur a dû diminuer la pastorale au Centre Saint Joseph à Bagdad pour des motifs de sécurité, mais espère reprendre progressivement…

« J’ai rencontré le nouveau Nonce apostolique, Mgr Giorgio Lingo… Arrivé récemment, il découvre sa mission dans un contexte particulièrement éprouvant. Conforté par la persévérance du clergé, il ne peut cependant que déplorer l’émigration des Chrétiens qui s’intensifie encore avec ces événements. Les attaques de Chrétiens dans leur domicile sont particulièrement anxiogènes. J’ai pu avoir un écho direct de cela lors de la célébration de l’Epiphanie le 6 janvier avec les membres des groupes animés par nos Frères. La messe fut suivie d’un échange avec une cinquantaine de personnes présentes qui ont pu exprimer ce qu’elles vivent depuis l’attentat de la Cathédrale. Un jeune a témoigné de ce qu’une bombe avait été déposée devant sa maison la semaine précédente. Il y a eu de gros dégâts matériels mais pas de dommages physiques. Cependant, il a fallu conduire sa petite sœur à l’hôpital, car sous le choc, elle faisait une crise nerveuse. Lorsque la famille est revenue, elle a trouvé la maison pillée. Malgré ce climat de grande angoisse, plusieurs personnes ont exprimé combien cette épreuve les conduisait à vivre leur foi de manière plus radicale, dans une communion plus profonde avec le Christ. L’une d’elle disait qu’il n’y a pas d’autre issue que le pardon !…

Maintenant il s’agit de reconstruire des bâtiments annexes au couvent en vue d’avoir des salles de catéchisme, ainsi qu’un logement possible pour la communauté du Carmel Saint Joseph, celle-ci devant pour le moment louer une maison à un particulier musulman. Parmi les motifs d’action de grâce, il y a en effet le maintien du projet de fondation par les Sœurs du Carmel. Elles avaient annulé leur venue en novembre suite à l’attentat, mais elles viendront passer prochainement quelques semaines à Bagdad en vue de préparer leur installation permanente. C’est donc dans un climat d’espérance et de confiance en l’avenir de ce pays et de la présence chrétienne que les Frères poursuivent leur chemin. »

Vous pouvez voir, sur le site de l’ambassade de la France en Irak ( www.ambafrance-iq.org ), des photos de la visite récente par le jeune ambassadeur de France chez les « Frères », au Carmel de Bagdad. On y voit la belle église de leur monastère où actuellement 50 fidèles osent encore venir pour la messe du dimanche (avant les attentats : 300). Ce sont des martyrs vivants, prions pour eux ! Soyons comme eux !

http://www.radio-silence.tv/index.php?menug=9&menuh=1&idRu=821

Notre Dame du Mont Carmel

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- Le prêtre est l’intendant des mystères du Christ

Posté par Pèlerin le 25 janvier 2011

Le prêtre est l’intendant des mystères du Christ

 

La revue de la communauté de Chéméré-le-Roi, Sedes Sapientiae (sommaire pdf ici), a reproduit l’homélie de Mgr Nicolas Brouwet, évêque auxiliaire de Nanterre, prononcée le 4 septembre 2010 à l’occasion de l’ordination sacerdotale de l’un des frères. En voici un extrait :

« Le caractère sacerdotal souligne le fait que le prêtre est instrument de la grâce du Christ : ce n’est pas la sainteté qui produit la grâce, mais le Christ qui agit dans la personne du prêtre.

Il est absolument indispensable de se souvenir de cela. A une époque où la personnalité des prêtres est parfois survalorisée. On préfère tel prêtre à tel autre. On va à la messe célébrée par celui-ci plutôt qu’à celle célébrée par celui-là. On aimerait que le prêtre qui nous a mariés baptise aussi nos enfants. Il y a une forte personnalisation de la relation au prêtre.

Tout cela n’est pas interdit. C’est même parfois très profitable.

Mais le risque c’est d’oublier que le prêtre n’est que l’intendant des mystères du Christ. [...] Derrière le prêtre célébrant les sacrements, il y a le Christ agissant. Toujours. Même s’il est fatigué ; même s’il est inaudible ; même si le sermon n’est pas à la hauteur de nos espérances. Même si le prêtre a des défauts de caractère.

On pourra bien être fasciné par la parole de feu d’un prêtre. Ou par la beauté des liturgies qu’il célèbre. Mais le mystère du sacerdoce est infiniment plus que cela. C’est le mystère du Christ guérissant, relevant, pardonnant, proclamant le Royaume de Dieu, s’offrant lui-même de manière inconditionnelle, à travers le ministère d’un homme choisi et consacré pour être le signe, le visage du Seigneur au milieu de son peuple. « 

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Lu sur : http://www.perepiscopus.org/vocations/le-pretre-est-lintendant-des-mysteres-du-christ

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- Un converti de Garabandal nous met en garde.

Posté par Pèlerin le 20 décembre 2010

 Mgr Williamson (évêque de la FSSPX puis de l’USPX) est né à Londres le 8 mars 1940 dans une famille anglicane et fut diplômé en littérature à Cambridge. Il se convertit au catholicisme à 31 ans, en découvrant les apparitions mariales de Garabandal en Espagne. L’année suivante, en 1972, il entre à Écône.

Voici ce qu’il écrit dans un précédent courrier à ses abonnés… la conclusion est sans appel !

 

DENOUEMENT du CAPITALISME

L’égoïsme ne peut faire une société. Or l’argent représente essentiellement le pouvoir de son propriétaire de revendiquer les services d’autrui. Si donc on définit le capitalisme, en des termes plus que seulement économiques, comme une façon d’organiser la société entière de telle manière que tout membre doit être laissé libre de s’approprier autant de capital, autrement dit d’argent, qu’il peut et qu’il veut, il s’ensuit que le capitalisme fourmille de contradictions. Pour faire une société qui requiert des altruistes, il pousse tout le monde à faire des égoïstes !

Aussi le capitalisme ne peut-il survivre que le temps que les membres d’une société capitaliste gardent encore des valeurs pré-capitalistes, telles le bon sens, la modération dans la poursuite de l’argent et le respect du bien commun. Mais le capitalisme entendu comme ci-dessus ne fait rien pour promouvoir ces valeurs qu’il présuppose. Au contraire, il s’y oppose, comme l’égoïsme s’oppose à l’altruisme. Donc le capitalisme est un parasite qui ronge le corps social dont il mine les valeurs pré-capitalistes qui sont pourtant nécessaires à la survie du corps.

Cette contradiction intrinsèque à toute société centrée sur la poursuite de l’argent atteint son paroxysme dévastateur dans la situation actuelle de la finance et de l’économie mondiales. Depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale en particulier les nations du monde se sont mises de plus en plus à la recherche de l’argent pour fournir les conforts matériels qu’elles préfèrent désormais aux conforts spirituels qui donnaient avant un sens à leur vie. En admirant et en recherchant l’argent, elles ont été contentes de permettre aux maîtres de l’argent de s’emparer de leurs sociétés. Admirés et recherchés, ces maîtres de l’argent se sont arrachés toujours plus d’argent et de pouvoir. En effet, quels freins intrinsèques à l’argent ou au pouvoir y a-t-il qui mettent des limites à leur accumulation ? Aucun. Les banquiers deviennent de véritables gangsters.

D’où l’invention il y a une douzaine d’années des « dérivés » par exemple, instruments financiers qui font fortune pour les banquiers-bandits qui les créent, mais qui agissent sur les mécanismes délicats de la finance mondiale comme des armes de destruction massive, parce qu’ils créent facilement un monde irréel de dettes colossales et impayables. Dans ce monde de dette impayable, déstabilisé par la fraude, voilà qu’un gouvernement après l’autre maintient une semblance d’ordre en fabriquant à partir de rien des quantités fabuleuses d’ « argent » pour « payer » la dette, processus qui ne peut se terminer que dans une inflation enlevant à la monnaie concernée toute sa valeur et utilité. Pour cette raison tout l’argent dans le monde aujourd’hui qui est à base de papier ou d’électronique – et depuis des années le monde n’en a pas d’autre – est condamné à mort.

Or l’argent est à une société ce que l’huile lubrifiante est à un moteur. Sans lubrifiant, le moteur se grippe et « meurt ». Sans l’argent dans une société, l’échange devient beaucoup plus difficile et le commerce peut se ralentir jusqu’à l’arrêt total. Si donc pour une raison semblable les transports de nourriture ne pouvaient plus circuler et que la nourriture en venait à faire défaut, surtout dans les grandes villes, qu’est-ce que pourrait faire un politicien pour apaiser le peuple affamé, et pour empêcher que ce peuple vienne le trouver, fourche à la main? Lancer une guerre !

La Troisième Guerre mondiale s’approche. Seigneur, ayez pitié !

Kyrie eleison.

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- Le livre « La risa de la Virgen »

Posté par Pèlerin le 3 décembre 2010

Pour une traduction en Français du livre : « La risa de la Virgen« , j‘ai écrit à l’éditeur qui ne m’a pas pour l’instant annoncé de traduction en vue…..

Sauf nouvelle annonce de l’éditeur, je vous propose donc de mettre la traduction sur le blog, au fil de ma lecture… et dans la mesure où le temps me le permettra.
Aussi, pardonnez-moi si je ne suis pas régulier dans la traduction…

J’ouvre donc une nouvelle rubrique dans la colonne de gauche : « La risa de la Virgen » (« le rire de la Vierge »)

Bonne journée et à très bientôt !

Pélerin

Et pour commencer… la couverture du livre !… emoticone

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- Etrange phénomène dans la Manche

Posté par Pèlerin le 29 novembre 2010

Phénomène curieux……

Journal Ouest-France – 26 novembre 2010
http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Saint-Pair-sur-Mer-la-foudre-s%E2%80%99abat-sur-des-joueurs-de-foot_-1598721——50218-aud_actu.Htm 

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Saint-Pair-sur-Mer : la foudre s’abat sur des joueurs de foot

Elle a frappé alors qu’ils s’entraînaient, à Saint-Pair-sur-Mer (Manche). Cinq d’entre eux ont été hospitalisés, mais tous sont sortis dans la journée de jeudi, après avoir subi un bilan et plusieurs électrocardiogrammes.

« On a entendu un gros boum, puis une explosion et une boule de feu est tombée à nos pieds. » 19 h 30 mercredi : les seniors de l’équipe fanion de Saint-Pair-sur-Mer terminent leur échauffement quand la foudre leur tombe dessus. « Juste avant, il y a eu une averse de grêle très intense, on a décidé de stopper l’entraînement et chacun a essayé de se protéger comme il a pu, raconte Denis Clément, l’entraîneur. Mais il n’y a eu aucun autre signe avant-coureur, ni tonnerre ni éclair. »

« On a senti la foudre traverser nos corps »

Certains avaient trouvé refuge au pied des poteaux électriques qui alimentent l’éclairage du stade. « Un arc électrique s’est formé au-dessus de nous. En quelques secondes, c’était le grand jour. Le terrain n’avait jamais été aussi bien éclairé…, poursuit Denis Clément. On a senti la foudre traverser nos corps, des joueurs ont été projetés à terre, c’était la panique. On n’avait plus aucun repère, ça courait dans tous les sens, ça criait, certains ont vu leur vie défiler. »

Souffrant de brûlures et extrêmement choqués, les dix-neuf joueurs et les deux entraîneurs présents sur le terrain ont été pris en charge par les pompiers. Cinq ont été transférés dans les hôpitaux de Granville et Avranches. Ils sont sortis hier.

« On voyait le point d’entrée de la foudre sur mon ventre et le point de sortie sur le pied droit », témoigne Jean-Pierre Chilayée, 27 ans. Il montre les traces rouges, comme des griffures. « On nous a fait un bilan et des électrocardiogrammes, mais le coeur n’a pas été touché. »

Des dirigeants du club avouent que l’événement a créé une belle frayeur. « On a eu très peur, mais les conséquences auraient pu être beaucoup plus dramatiques. » Ils ont décidé de réunir vendredi soir les 19 joueurs et les deux entraîneurs concernés, extrêmement choqués. Le match que devait disputer l’équipe dimanche à Caen a été reporté.

NDLR : …. aucun signe avant-coureur, au milieu de la grêle, la foudre traverse le corps, certains ont vu défiler leur vie….  panique, peur…. mais pas de blessure grave !… ça rappelle tout de même (de loin, nous dirons) un événement à venir…

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- Litanies de la Sainte Vierge

Posté par Pèlerin le 9 octobre 2010

 

Litanies de la Sainte Vierge

Les litanies de la Sainte Vierge…

Léon XIII les avait spécialement recommandées pour le mois d’octobre.

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Les litanies de Lorette, ou les litanies de la Sainte Vierge, sont une longue série d’invocations à la Vierge Marie. Elles énumèrent toutes les qualités religieuses de la Vierge Marie. Les litanies ont par définition une nature répétitive, et dans ces prières les formules «Priez pour nous» et «Ayez pitié de nous» sont fréquemment redites. Aussi, la formule «Kyrie eleison» adressée au Christ est ici consacrée au commencement des litanies. «Mater», «Virgo» , «Vas» et «Regina» sont les titres honorifiques soulignés par celui ou celle qui prie. L’ensemble se termine par un tercet semblable à l’Agnus Dei et un prions.

L’Église recommande de dire ces litanies après le rosaire. Le mois de Marie est un temps opportun pour les prier. Léon XIII les avait spécialement recommandées pour le mois d’octobre.

Les gens qui sont en situations difficiles, les persécutés, les opprimés, les prisonniers, les malades, ceux qui sont stressés par la vie peuvent très bien invoquer Notre-Dame ainsi. Pour acclamer en groupe, celui qui est à la tête des chanteurs, des prieurs, des moines, dit le verset, et les autres entonnent le répons.

Elles sont d’origine mystérieuse. Beaucoup de panégyriques et d’écritures ascétiques ont été composées pour élucider ce mystère. Certains émettent l’hypothèse que ces longues invocations n’ont pas d’origine biblique, mais viennent plutôt de la poésie latine médiévale. On pense que leur histoire est liée à celle de la Sainte Maison de Lorette, qui fut légendairement transportée depuis la terre sainte vers l’habitation d’une femme appelée Lorette. Une autre version les attribue au cardinal Savelli. Sixte V les approuva par un décret pontifical en 1587. Josef Sauren a composé un ouvrage pour trouver leur source. Ces litanies sont importantes pour les sœurs carmélites.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Litanies_de_Lorette

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Litanies de la Sainte Vierge

« Seigneur, ayez pitié de nous. (bis)

Jésus-Christ, ayez pitié de nous. (bis)

Seigneur, ayez pitié de nous. (bis)

Jésus-Christ, écoutez-nous.(bis)

Jésus-Christ, exaucez-nous. (bis)

Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, priez pour nous.

Sainte Mère de Dieu, priez pour nous.

Sainte Vierge des vierges, priez pour nous.

Mère du Christ, priez pour nous.

Mère de la divine grâce, priez pour nous.

Mère de l’Eglise, priez pour nous.

Mère très pure, priez pour nous.

Mère très chaste, priez pour nous.

Mère toujours Vierge, priez pour nous.

Mère sans tache, priez pour nous.

Mère aimable, priez pour nous.

Mère admirable, priez pour nous.

Mère du bon conseil, priez pour nous.

Mère du Créateur, priez pour nous.

Mère du Sauveur, priez pour nous.

Vierge très prudente, priez pour nous.

Vierge vénérable, priez pour nous.

Vierge digne de louange, priez pour nous.

Vierge puissante, priez pour nous.

Vierge clémente, priez pour nous.

Vierge fidèle, priez pour nous.

Miroir de justice, priez pour nous.

Trône de la sagesse, priez pour nous.

Cause de notre joie, priez pour nous.

Vase spirituel, priez pour nous.

Vase d’honneur, priez pour nous.

Vase insigne de la dévotion, priez pour nous.

Rose mystique, priez pour nous.

Tour de David, priez pour nous.

Tour d’ivoire, priez pour nous.

Maison d’or, priez pour nous.

Arche d’alliance, priez pour nous.

Porte du ciel, priez pour nous.

Étoile du matin, priez pour nous.

Salut des infirmes, priez pour nous.

Refuge des pécheurs, priez pour nous.

Consolatrice des affligés, priez pour nous.

Secours des chrétiens, priez pour nous.

Reine des Anges, priez pour nous.

Reine des Patriarches, priez pour nous.

Reine des Prophètes, priez pour nous.

Reine des Apôtres, priez pour nous.

Reine des Martyrs, priez pour nous.

Reine des Confesseurs, priez pour nous.

Reine des Vierges, priez pour nous.

Reine de tous les Saints, priez pour nous.

Reine conçue sans le péché originel, priez pour nous.

Reine élevée aux Cieux, priez pour nous.

Reine du très Saint Rosaire, priez pour nous.

Reine de la paix, priez pour nous.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

V. Priez pour nous, Sainte Mère de Dieu.

R. Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.

Prions

Seigneur, daignez nous accorder, à nous vos serviteurs, de jouir toujours de la santé de l’âme et du corps ; et par la glorieuse intercession de la bienheureuse Marie toujours vierge, délivrez-nous des tristesses de la vie présente, et donnez-nous d’avoir part aux joies éternelles.

Par Jésus-Christ Notre Seigneur.

Ainsi soit-il. »

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Litanies de la Sainte Vierge

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- La Fin des Temps

Posté par Pèlerin le 5 octobre 2010

 

 A la mort du pape Jean XXIII, Conchita a dit :
« Après ce pape, il n’en reste plus que trois. Après, c’est la Fin des Temps…. qui n’est pas la fin du monde ».

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une étude fort intéressante sur les signes de la Fin des Temps…..

La fin des temps

Abbé Joseph Grumel

Résumé : Le retour des Juifs en Palestine, au terme de 2000 ans de christianisme, constitue un signe clair de la fin du temps des Gentils. Il nous invite à scruter les Ecritures. L’auteur examine les principales prophéties bibliques sur la fin des temps, en distinguant soigneusement jugement d’Israël, jugement des Nations et jugement dernier. Il conclut à l’approche d’un retour du Christ, seul à même de redresser la barre de l’humanité en péril. Maranatha !

Si l’on croit que le retour du Christ se produira à la fin du millénaire seulement, au moment du jugement dernier prophétisé dans le chapitre 20 de l’Apocalypse, il faut encore attendre tout le déroulement du millénaire pour que le Christ revienne. C’est bien long. Et l’on ne voit pas très bien comment peut advenir ce millénaire… A moins que l’on ne pense, comme on l’a parfois fait dans l’Eglise, que le millénaire prévu par l’Ecriture a été ce que l’on appelle parfois le « millénaire chrétien », à savoir la durée des 1000 ans environ qui se sont déroulés entre l’Edit de Milan et Philippe le Bel. De fait, l’Eglise a toujours regardé autrefois avec suspicion ceux qui parlaient du millénaire futur : car elle se considérait comme le Royaume du Christ et ne voulait pas admettre qu’il y eut ni qu’il puisse y avoir sur terre quelque chose de meilleur que l’Eglise, avec l’autorité du Pape et des rois très chrétiens. Ce point de vue, avec les diverses nuances que l’on peut y apporter, rejette en effet le retour du Christ à une période très éloignée de nous.

Qu’un millénaire de renouvellement puisse se produire sous le signe de l’impiété actuelle et de l’athéisme mondial, nous avons le droit d’en douter.

Manifestement, depuis la Renaissance, l’humanité n’a pas progressé dans le sens de la « civilisation de l’amour », comme on veut nous le faire croire ! Si l’on est réaliste, on est obligé de reconnaître que la situation de l’homme sur la terre, sauf en quelques lieux privilégiés, n’est pas meilleure qu’auparavant. Dès lors le millénaire chrétien est loin derrière nous. Il n’y aura aucun moyen de le ramener. Or à la fin de ce millénaire, nous n’avons pas eu le retour du Christ, ni le jugement des nations…

Il faut donc refaire une lecture attentive des texte sacrés, pour y voir plus clair.

Il faut relever les signes que le Seigneur nous a donnés pour nous avertir des moments de la fin, selon d’ailleurs ce qu’il nous dit : « Voici, je vous ai tout dit à l’avance » (texte cité par Mt et Mc).

Or parmi les signes certains, il faut retenir ceux-ci :

I – L’Apostasie générale, selon la prédiction de Paul dans Timothée ch. 4.

« L’Esprit dit expressément que dans les derniers temps, il en est qui abandonneront la foi pour s’attacher à des esprits trompeurs et à des doctrines diaboliques, entraînés par des imposteurs hypocrites marqués au fer rouge dans leur propre conscience… » illustrant l’indication du Seigneur : « Lorsque le fils de l’homme reviendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » Or nous constatons cette apostasie, non seulement dans le monde, où aucune des nations, autrefois chrétiennes, ne se réclame plus des commandements de Dieu, mais où elles ont légiféré ouvertement contre ces commandements les plus formels, comme par exemple en autorisant légalement l’avortement, les contraceptifs, etc… sans compter les innombrables dérogations de fait dont nous souffrons aujourd’hui.

Et même dans l’Eglise on peut voir des signes très certains de l’abandon de la foi véritablement apostolique au profit de la doctrine maçonnique, universaliste et oecuméniste.

II – Le retour d’Israël sur sa terre, selon la prédiction de Luc 22/24 :

« Cette cité (Jérusalem), sera foulée aux pieds par les nations jusqu’à l’achèvement du temps des nations. » Il y a donc un « temps des nations », comme il y eut un « temps d’Israël ».

Ce temps d’Israël s’est achevé lorsqu’Israël, après avoir rejeté le Christ, a également rejeté le témoignage apostolique.

Et le temps des nations s’est ouvert à la fin des Actes des Apôtres, lorsque Paul déclare expressément que désormais l’Evangile sera annoncé aux Nations.

Il se trouve à Rome à ce moment-là , et très certainement Pierre est lui-même à Rome, qui est justement la capitale de toutes les nations de cette époque. Jérusalem, peu de temps après, fut prise par Titus et détruite (en 70). Ainsi est bien inauguré dans l’histoire le « temps des nations », qui est aussi celui de l’Eglise, qui a reçu la mission de prêcher le Salut à toutes les nations.

Du fait que Jérusalem est revenue aux Juifs comme capitale de leur Etat, nous voyons clairement que la prophétie concernant le temps des nations est accomplie. Mais il ne se sont pas convertis. Tout au contraire l’effort de leurs penseurs (Chouraqui, par exemple ) a été de disculper Israël de la crucifixion du Christ, pour en rejeter la responsabilité sur les Romains, en reniant ainsi la vérité historique des Evangiles ; et cette contre-vérité a passé même dans l’Eglise.

Cela ne veut pas dire que les Juifs ne se convertiront pas. Mais il faut lire dans le prophète Zacharie les circonstances prévues à l’avance de cette conversion, notamment dans les chapitres 11, 12, 13 et 14 de ce prophète. Il y est dit qu’ils « pleureront sur lui, sur celui qu’ils ont transpercé, comme on pleure sur un fils unique« , mais ils pleureront lorsqu’ils seront dans la plus extrême détresse, avec la prise de Jérusalem, la désolation, et la ruine de leur peuple. Ils se convertiront donc par contrainte, tout comme le Pharaon autrefois a relâché Israël sous la contrainte. Et c’est bien ce que nous voyons se dessiner de plus en plus dans l’actualité du monde arabe, qui resserre ses liens contre Israël en faveur des Palestiniens.

Voilà donc les deux grands signes donnés par les Ecritures, qui nous permettent de penser que « le Seigneur est proche« .

*

Il faut ensuite analyser la question du Millénaire, tel qu’il est annoncé dans le chapitre 20 de l’Apocalypse, en confrontant cette prophétie avec d’autres textes apostoliques. Or l’ensemble de ces textes nous amène à penser qu’il n’y a pas un seul Jugement mais trois Jugements.

I – Le jugement d’Israël : il est déjà prononcé, à la fin de l’Evangile, tout au long des chapitres 21-25 de saint Matthieu, mais tout particulièrement dans le chapitre 24, avec la prophétie très nette reproduite dans les trois Synoptiques, de l’exécution historique de ce jugement par la prise et la ruine de Jérusalem.

II – Le jugement des nations, prophétisé dans le chapitre 25 de saint Matthieu, comme la chose est dite explicitement : « Toutes les nations seront rassemblées devant lui » ; et ce jugement sera fait sur les nations en raison leur attitude en face du Christianisme et des disciples du Christ :

« Ce que vous avez fait au plus petit des miens… » Ce jugement sera fait par le Christ revenant dans sa gloire, « sur les nuées du ciel, avec une grande puissance et une grande majesté« , et personne ne pourra échapper à cette venue du Seigneur, ni aux châtiments qui se produiront universellement par la destruction des artisans d’iniquité et de toutes les oeuvres de scandale par les Anges. Parabole de l’Ivraie.

C’est à ce moment que se produira, (ou se manifestera) « la première résurrection » des justes qui auront porté témoignage pour le Seigneur, et l’enlèvement d’un certain nombre de disciples du Christ, sans qu’ils passent

par la mort, comme la chose est annoncée aussi bien dans le ch. 4 de la 1ère aux Thessaloniciens. que dans le ch.15 de la 1ère aux Corinthiens Ce n’est qu’après ce jugement des nations, que commencera le millénaire, inauguré par le retour glorieux du Christ, avec le renouvellement de toutes choses, et la possibilité pour les hommes d’atteindre la pleine Rédemption et de « s’exercer à l’immortalité » comme le dit expressément saint Irénée dans son Livre V, qui contient des passages admirables sur ce millénaire. Il est bien regrettable que ces textes de saint Irénée aient été délaissés dans l’Eglise et ne soient connus que par si peu de fidèles.

Selon l’oracle de Zacharie le prophète : « Le Seigneur deviendra roi sur toute la terre… et les nations monteront chaque année (à Jérusalem) pour se prosterner devant le roi Seigneur des armées…(14 ;9 et 16).

C’est également à ce moment de la fin du temps des nations et de leur jugement par le Retour du Christ, qu’il faut situer la « parousie de l’homme d’iniquité », on dit aussi la « manifestation de l’homme d’iniquité », que l’on a aussi appelé l’Antéchrist. Il en est question dans la 2ème épître aux Thessaloniciens. Le texte reste mystérieux, mais nous pouvons penser, vu les conjonctures actuelles, qu’avec le regroupement des nations nous ne sommes pas loin de la manifestation d’une sorte de représentant du gouvernement mondial. Cette coalition peut imposer sa volonté au monde entier. Les traités actuels ressemblent assez à ces paroles « Paix, paix, paix« … que l’apôtre annonce aussi comme un signe que le fléau est imminent. Voir les épîtres aux Thessaloniciens. Cet « homme d’iniquité » est anéanti par le souffle de la bouche du Christ. C’est aussi à ce moment que Satan est lié dans l’abîme par une lourde chaîne selon Apocalype 20:4. Il est empêché de nuire pendant tout le temps des 1000 ans.

III – Le jugement dernier, non plus des vivants seulement mais des morts, « qui remonteront à la surface du sol« , comme l’annonce le texte de l’Apocalypse, cette grande multitude, « Gog et Magog », de gens qui sont dans la mort séculaire, et qui n’ont jamais été informés de la Révélation, et qui seront jugés individuellement « selon leurs oeuvres », inscrites dans les grands livres. Le jugement de la fin du millénaire, mettra un terme à l’histoire du péché, et prononcera la condamnation définitive de Satan et de tous ceux qui auront pactisé avec lui, par « l’étang de feu et de soufre » : c’est la « seconde mort », d’où l’on ne revient pas. Ce n’est plus la mort « séculaire », seulement, dans laquelle avaient été précipités ceux qui, parmi les nations, avaient lutté contre le Christ en ses disciples. Ainsi s’achèvent, selon la chronologie biblique rappelée par Saint Irénée, les 7 jours de la Création, c’est-à-dire 7000 ans, car « mille ans sont à ses yeux comme un jour« .

*

Ces 7000 ans se divisent en 4 périodes :

  1. Les deux mille ans d’Adam à Abraham (de fait 1946 ans à la naissance d’Abraham, 2121 ans à la mort d’Abraham) ;

  2. Les deux mille ans d’Abraham à Jésus-Christ (temps d’Israël)3

  3. Les deux mille ans de Jésus-Christ à nos jours (temps de l’Eglise ou temps des Nations). Nous sommes manifestement à la fin de ce temps des nations.

  4. Le temps du millénaire, qui est le 7ème jour, le temps du repos de Dieu, car enfin Dieu y est servi, aimé et adoré comme il le mérite, et l’homme y retrouve l’immortalité par la véritable Justice.

On peut ajouter aussi d’autres considérations, plus mystérieuses.
Notamment au début du chapitre 24 de saint Matthieu : « L’abomination de la désolation dans les lieux saints« .
Pour les premiers chrétiens, les enseignes romaines dans le temple de Jérusalem ont été le signe que la fin d’Isarël était imminente. Mais pour nous, nous devons interpréter cette « abomination de la désolation dans les lieux saints ». Or il y a le texte du Message de Marie à La Salette, annonçant pour l’année 1965 cette « abomination de la désolation ».

Mais on peut aussi interpréter cette « abomination de la désolation dans les lieux saints », dans le fait du dévergondage sexuel actuel, des manipulations génétiques sur l’homme, etc., qui sont comme la profanation ultime du corps, lequel est dans sa vocation première le Temple du Saint Esprit. Le sens de la virginité sacrée, si bien mis en lumière par la théologie mariale, est souvent oublié aujourd’hui.

On peut interpréter la pollution des airs, des eaux, les insectes ravageurs, les maladies terrifiantes (sida, cancer, etc.), handicaps de tout genre, comme la réalisation des fléaux annoncés dans l’Apocalypse, précurseurs immédiats du « Jour du Seigneur ». Et d’une manière générale, on voit bien que sans une intervention divine il est impossible de redresser le courant, ne serait-ce que celui de la simple moralité et de l’obéissance au Décalogue.

Mais comme nous avons l’assurance que la Sainte Trinité est jalouse de son ouvrage et ne le laissera pas détruire, nous devons, au milieu même de nos tribulations, « lever la tête, car (notre) Rédemption est proche« .

Il faut signaler aussi le chapitre 17 de Saint Luc. Alors que les Pharisiens demandent un « signe dans le ciel de l’avènement du Royaume de Dieu« , Jésus leur répond : « Le Royaume de Dieu est au-dedans de vous« . Il montre ainsi que, sans une profonde conversion de la conscience humaine pour un plein assentiment à la Vérité divine, clairement comprise, il n’y aura aucun royaume de Dieu, et que les signes les plus éclatants ne serviront de rien. De fait, Notre Seigneur est ressuscité d’entre les morts, et ils ne se sont pas convertis pour autant.

Mais à ses disciples qui sont déjà dans les dispositions favorables du Royaume de Dieu, le Seigneur donne des signes très clairs sur « le Jour du Fils de l’Homme », c’est-à-dire la manifestation universelle de sa Gloire et de sa Majesté; puis vient la comparaison de Sodome et du Déluge.

De fait saint Pierre, dans sa seconde Epître, annonce clairement le Déluge de feu qui doit nettoyer la Terre de toutes les oeuvres d’iniquité.

Certaines sectes utilisent ces prophéties du Retour du Christ en vue de leur propagande, et profitent souvent de l’état d’inquiétude dans lequel se trouvent nos contemporains, inquiétude bien justifiée. Ils trompent leurs adeptes par des interprétations exagérées ou prématurées des Ecritures. Il y a en notre temps beaucoup de faux christs et de faux prophètes… et c’est là encore un signe.

L’Eglise Mère, qui se veut surtout sociale et oecuménique, semble avoir perdu le sens exact de sa mission, qui n’est autre que la sanctification de ses membres par le moyen des sacrements bien compris et bien administrés. C’est aussi un signe des temps.

« Celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé » ; en parlant ainsi au singulier, le Seigneur semble annoncer que c’est au niveau de la conscience personnelle que quelques-uns de ses disciples atteindront cette « plénitude de l’Age du Christ » ; et cette maturité de la Moisson déterminera le temps de la fin. « Nous attendons ton retour dans la Gloire« .

Curieusement, cette parole est apparue dans la messe nouvelle. C’est un signe : dans sa prière publique, l’Epouse du Christ appelle le retour de l’Epoux. « Viens, Seigneur Jésus… » Nous avons aussi le signe de l’unification de la terre entière par le moyen des communications rapides :en ce domaine « les chemins tortueux (sont) redressés… » Cette caractéristique est propre à notre temps, et semble bien irréversible. Les armes modernes peuvent provoquer le Déluge de feu annoncé par Saint Pierre… Mais surtout, nous devons nous tenir vigilants, puisqu’il nous est dit clairement : « Le Fils de l’homme viendra comme un voleur« , c’est-à-dire à l’improviste.

Seuls les chrétiens instruits et attentifs se tiendront prêts, pour « être debout et irréprochables devant sa Face lorsqu’Il se manifestera« .

Nous sommes donc directement concernés.

***

Références

Principaux textes du Nouveau Testament, concernant la fin des temps :

Matthieu : 7/21, 8/11 ; 13/41 ; 16/27 ; 19/27 ; 13/39 ; 24/25.

Marc : 4/28 ; 8/34, 9/1 ; 13 (Cf. Mt. 24).

Luc : 10/11 ; 11/31 ; (17 cf. Mt. 24), 18/1s. ; 21.

Jean : 5/24 s. 14/3.

Actes : 1/6 S 3/19. 17/3. 20/32.

Romains : 8/19 –22 ; 9, 10, 113(Conversion d’Israël).

I Cor. : 1/3 3/11 s. 4/5 ; 15/20 s.15/50. 2 Cor. 1/12s.

Philippiens : 1/6,9 ; 2/14; 3/17s. 4/5.

Ephésiens : 1/11s. 1/18s. 2/4; 4 : 11s., 4/30.

Colossiens : 1/25s.3/1s.3/23.

Thess. I : 1/10 ; 2/19; 3/13; 4/15s.

Thess II : 1/6s. 2/1s. (Texte délicat et souvent mal traduit) ;

Tim Ia : 4/1s. Tim. Ia : 1/10 s.1/18, 2/10s.4/1,7,18.

Tite 2/11s. 3/18s. Jacques : 57s.

Hébreux : 9/15 ; 9/26s. 10/24s. ; 10/52s. ; 11/40.

Pierre I : 1/3s. 1/13 ; 1:18 ; 2/12 ; 4/13 ; 5/1,4.

Pierre II : 2/4s. ; 3/3s. (Texte important, comme tout Jude)

I Jean : 2/28 ; 3/2.

Apocalypse : tout entier. Quelques passages plus significatifs : I/7 ; 1/10s.

; 3/3 ;3/10s. ; 19/11s. ; 20 (Millénaire)

Certaines bibles donnent à propos des textes de l’Apocalypse toutes les références utiles pour se reporter aux anciens prophètes. Notons encore que les ch. 9-12 de Daniel se rapportent en partie à la fin des Temps. La dernière prise de Jérusalem dans les ch. 38-39 d’Ezéchiel, et les ch.11-14 de Zacharie. « Dans le dernier des jours, vous comprendrez cela« .

http://le-cep.org/archive/CEP_17.pdf

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- Quand l’OMS s’intéresse à l’Eucharistie

Posté par Pèlerin le 24 septembre 2010

Miracle de Lanciano  

Cela se passe au VIIè siècle… à Lanciano

Un jour, un moine, pendant qu’il célébrait la Sainte Messe, fut assailli du doute quant à la présence réelle de Jésus dans la Sainte Eucharistie. Prononcées les paroles de la consécration sur le pain et sur le vin, à l’improviste, devant ses yeux il vit le pain transformé en Chair et le vin en Sang.

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La tradition, moins attentive que nous aujourd’hui aux particularités des vicissitudes de la vie, ne nous a pas consigné les données d’état-civil du moine-prêtre, dans les mains duquel s’est vérifié l’extraordinaire et inattendu changement. Nous savons que c’était un moine de rite oriental, grec, appartenant à la grande famille spirituelle des basiliens. Un document de 1631 référant le Prodige avec abondance de détails, nous aide à entrer dans le monde intérieur du protagoniste anonyme, le dépeignant comme « pas très ferme dans la foi, lettré des sciences du monde mais ignorant en celles de Dieu; allait doutant de jour en jour si dans l’Hostie consacrée fut le vrai Corps du Christ et dans le vin fut le vrai Sang« .

Donc un homme tourmenté par le doute, désorienté par les différents courants d’opinion, de même dans le domaine de la foi, lacéré par les inquiétudes quotidiennes.

Quelle fut sa réaction devant l’inattendue mutation qui impliquait les espèces sacramentelles?
Se reportant au document cité, nous lisons:
« Attéré et confus par un aussi grand et merveilleux miracle, il resta un long moment comme transporté dans une extase divine; finalement, cédant la peur à l’allégresse spirituelle, qui lui emplissait l’âme avec un visage joyeux baigné de larmes, se tournant vers les personnes présentes, il leur dit ainsi: ‘Ô heureux fidèles auxquels le Dieu Béni, pour confondre mon incrédulité a voulu se révéler dans ce très saint Sacrement et se rendre visible à vos yeux. Venez, frères, et admirez Notre Dieu qui s’est fait proche de nous’ ».
C’est le sentiment commun qui nous accompagne à chaque expérience de Dieu et de sa mystérieuse influence sur les enfants des hommes. Le pain et le vin, investis de la force créatrice et sanctificatrice de la Parole, se sont changés subitement, totalement et visiblement en Chair et en Sang.

 Le Fait se rapporte au VIIe siècle, sans précisions ultérieures.

 Le premier document écrit date de 1631 et se réfère dans les plus petits détails à ce qui est arrivé au moine. Dans le presbytère du sanctuaire, sur le côté droit de la Chapelle Valsecca, on peut lire l’épigraphe datée 1636, où est narré en synthèse l’Evénement.

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Nous pouvons aussi ajouter dans cette section les diverses Reconnaissances sur le Miracle. Celles-ci sont des vérifications historiques et juridiques pour affirmer au cours des siècles l’authenticité du Miracle de la part de l’Autorité ecclésiastique.

La première Reconnaissance eut lieu en 1574 par l’Archevêque Gaspare Rodriguez. D »autres Reconnaissances eurent lieu en 1637, 1770, 1866, 1970.

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 Les Reliques du Miracle furent conservées dans la petite église originaire (dans le « beau Pays » l’Italie, dans la région des Abruzzes, province de Chieti, dans la ville de Lanciano) jusqu’en 1258, passant successivement des mains des basiliens à celles des bénédictins (env. 1074) et après la parenthèse archipresbytérale (1229-1252) dans les mains des franciscains.

L’église du Miracle fut alors confiée au clergé local, en la personne de l’archiprêtre, jusqu’à la venue des franciscains le 3 avril 1252. En 1258 les frères franciscains reconstruirent l’église et la dédièrent à San Francesco. En 1809, lorsque Napoléon Ier supprima les ordres religieux, ils durent à leur tour quitter ce lieu. C’est seulement en juin 1953 qu’ils retrouvèrent leur ancien couvent.

Les reliques, enfermées dans un reliquaire d’ivoire, furent conservées premièrement dans l’église de San Legonziano et ensuite dans celle de San Francesco. Au temps des incursions des turcs dans les Abruzzes, un frère mineur, nommé Giovanni Antonio di Mastro Renzo, voulut les sauver et le 1er Août 1566 partit en les emportant avec lui. Après avoir marché toute la nuit, le lendemain matin il se retrouva encore aux portes de Lanciano.

Il comprit alors qu’il devait rester avec ses compagnons pour conserver les reliques. Celles-ci, une fois le danger passé, furent déposées sur un autel digne d’elles, sur le côté droit de l’unique nef de l’église conventuelle.

Elles furent enfermées dans un vase de cristal, celui-ci déposé dans une armoire en bois, fermé avec quatre clés. En 1920, les reliques furent déposées derrière le nouvel autel majeur. Depuis 1923, la « chair » est exposée dans le soleil d’un ostensoir, alors que les caillots de sang desséchés, sont contenus dans un calice de cristal au pied de cet ostensoir.

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L’examen scientifique

En novembre 1970, sur les instances de l’archevêque de Lanciano, Monseigneur Perantoni et du ministre provincial des Conventuels des Abruzzes et avec l’autorisation de Rome, les Franciscains de Lanciano décidèrent de soumettre à un examen scientifique ces « reliques » qui dataient d’environ 12 siècles.

 Le 18 novembre 1970, le docteur Linoli effectua des prélèvements sur les reliques sacrées et procéda aux analyses en laboratoire.

Le 4 mars 1971, le professeur présenta un compte-rendu détaillé des diverses études effectuées. En voici les conclusions essentielles:

    1. La « chair miraculeuse » est vraiment chair constituée du tissu musculaire strié du myocarde.

    2. Le « sang miraculeux » est vrai sang: les analyses chromatographiques le démontrent avec certitude absolue et indiscutable.

    3. L’étude immunologique démontre que la chair et le sang sont vraiment de nature humaine et la preuve immuno-hématologique permet d’affirmer avec toute objectivité et certitude que tous deux appartiennent au même groupe sanguin AB. Cette identité du groupe sanguin peut indiquer l’appartenance de la chair et du sang à la même personne, avec toutefois la possibilité de l’appartenance à deux individus différents du même groupe sanguin.

    4. Les protéines contenues dans le sang sont normalement réparties dans un pourcentage identique à celui du schéma sérum-protéique du sang frais normal.

    5. Aucune section histologique n’a révélé des traces d’infiltrations de sels ou de substances conservatrices utilisées dans l’antiquité à des fins de momification. Naturellement, la conservation de protéines et de minéraux observés dans la chair et dans le sang de Lanciano n’est pas impossible ni exceptionnelle : les analyses répétées ont permis de trouver des protéines dans les momies égyptiennes de 4 et de 5000 ans. Mais il est opportun de souligner que le cas d’un corps momifié selon les procédés connus est très différent de celui d’un fragment du myocarde laissé à l’état naturel pendant des siècles, exposé aux agents physiques atmosphériques et biochimiques.

    *

Le prof. Linoli écarte même l’hypothèse d’une imposture commise dans les siècles passés. « En fait, dit-il, supposant qu’ont ait prélevé le coeur d’un cadavre, j’affirme que seulement une main experte en dissection anatomique aurait pu obtenir une « coupe » uniforme d’une viscère creuse (comme on peut encore l’entrevoir sur la « chair ») et tangentielle à la superficie de cette viscère, comme le démontre le cours longitudinal, de façon prédominante, des bandes des fibres musculaires, visibles en plusieurs points dans les préparations histologiques. En outre, si le sang avait été prélevé sur un cadavre, il se serait rapidement altéré par déliquescence ou putréfaction. »

*

Nouvel examen scienfique

Le rapport du prof. Linoli fut publié dans « Quaderni Sclavo in Diagnostica », 1971, fasc. 3 (Grafiche Meini, Siena) et suscita un vif intérêt dans le monde scientifique. Aussi en 1973, le Conseil Supérieur de l’Organisation mondiale de la Santé O.M.S./O.N.U. nomma une commission scientifique pour vérifier, selon des expériences de contrôle, les conclusions du médecin italien. Les travaux durèrent 15 mois avec un total de 500 examens. Les recherches furent les mêmes que celles effectuées par le prof. Linoli, avec d’autres compléments. La conclusion de toutes les réactions et de toutes les recherches confirmèrent ce qui avait déjà été déclaré et publié en Italie. De manière précise, il fut affirmé que les fragments prélevés à Lanciano ne pouvaient pas être assimilés à des tissus momifiés. Leur conservation après presque douze siècles, dans des reliquaires de verre et en l’absence de substances conservatives, antiseptiques, antifermentatives et momificantes, n’est pas scientifiquement expliquable : en fait les vases qui renferment ces reliques n’empêchent pas l’accès de l’air et de la lumière ni l’entrée de parasites d’ordre végétal ou animal, véhicules ordinaires de l’air atmosphérique. Quant à la nature du fragment de chair, la commission déclare sans hésitation qu’il s’agit d’un tissu vivant car il répond rapidement à toutes les réactions cliniques propres aux êtres vivants.

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Ce verdict confirme donc pleinement les conclusions du prof. Linoli. Il n’est pas moins surprenant de constater qu’un miracle italien du haut Moyen Âge ait intéressé à ce point l’OMS et les Nations Unies !

Mais voilà une autre surprise, l’extrait du compte-rendu des travaux scientifiques de la Commission Médicale de l’OMS et de l’ONU, publié en décembre 1976 à New-York et à Genève, déclare dans sa conclusion que la science, consciente de ses limites, se rend devant l’impossibilité de donner une explication. Le dernier paragraphe n’est certainement pas une déclaration de foi religieuse mais c’est au moins l’apologie de l’humilité que doit posséder celui qui se dévoue à la recherche scientifique. Le scientifique, à un certain moment de ses investigations, doit se rappeler qu’il n’est rien d’autre qu’un homme sur la planète terre.

http://www.miracoloeucaristico.eu/francese/indexfrancese.php

NDLR :

Aller à la Messe, c’est assister à un Miracle chaque dimanche… Et nous avons Foi en ce Miracle sans voir, sans avoir de preuves. « Heureux celui qui croit sans avoir vu ! »

…. Et pourtant, ce miracle de Lanciano, dont les résultats de l’étude scientifique se révèlent « inexplicables », a-t-il pour autant converti le monde ?..

Cela rappelle étrangement le Milagruco de Garabandal – le « petit Miracle » demandé par Conchita à la Sainte Vierge pour que le monde croie….- qui n’a pas non plus converti tout le monde…

Certains auront beau avoir des preuves sous les yeux… rien n’y fera !
La Foi est un don de Dieu et il faut accepter d’ouvrir les yeux pour les voir. Ouvrir les yeux de l’âme pour voir la beauté de Dieu et entrevoir tous les mystères….
Ni la science ni les hommes ne pourront La donner. Seul Dieu nous donne la Foi, permet des Miracles pour que le monde croie et reconnaisse Sa Toute Puissance….  le malheur, c’est que le plus grand nombre ferme encore les yeux.

miracle de Lanciano

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- Etude d’un psychiatre au sujet de Garabandal

Posté par Pèlerin le 22 septembre 2010

 

ETUDE NEUROPSYCHIATRIQUE ET PARAPSYCHOLOGIQUE

DES FAITS DE GARABANDAL

Conférence du Docteur RICARDO PUNCERNAU.

Professeur-Adjoint de la Faculté de Médecine de Barcelone.
Ex-Directeur du Département de Neurologie de la Clinique Universitaire de Pathologie générale.
Conseiller neurologique du Département d’Angologie de l’Institut Polyclinique.
Président-Fondateur de l’Association espagnole de Recherches Parapsychologiques

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1°) JEUX D’ENFANTS ?

Pour rechercher d’un point de vue médical les causes des phénomènes qui se produisirent à Saint Sébastien de Garabandal des années 1961 à 1965, nous devons en premier lieu voir, comme on dit, s’il pouvait s’agir d’un jeu d’enfants, c’est-à-dire d’une simulation consciente.

En sa période la plus active, les phénomènes durèrent plus d’un an et demi, avec un grand nombre de transes anthentiques accompagnées d’une perte complète de la sensibilité et de la sensorialité, avec des modifications notables du tonus musculaire, ainsi qu’une résistance extraordinaire à la fatigue et surtout avec une grande profusion de paraphénomènes parfaitement constatables par les observateurs, et tels qu’il faut rejeter la possibilité d’un jeu, d’une simulation. Entre autres, il y a un détail que l’on peut observer sur de nombreuses photographies obtenues pendant les transes et qui permettent de rejeter sans plus la possibilité d’un jeu, d’une simulation. C’est le changement instantané de l’expression émotionnelle des 4 enfants à la fois, absorbées qu’elles étaient dans la vision, et fréquemment sans contact physique qui leur permette de faire quelque signe que ce soit pour se comporter ensuite comme d’invraisemblables actrices.

Je crois qu’il n’est pas nécessaire d’insister plus avant. Une observation attentive des transes des fillettes suffisait pour rejeter cette supposition de jeu.

*

2°) HYSTERIE ?

La deuxième et plus importante cause possible de tous ces phénomènes, qui se présente à la pensée du scientifique, est l’hystérie.

L’hystérie est une névrose qui, d’après Elf, se caractérise par :

a) l’hyperexpressivité somatique des idées, des images et des affections inconscientes.

b) l’altération de la structure de la personnalité, caractérisée par la psychoplasticité et la suggestionabilité.

En ce qui concerne l’hystérie et en nous bornant au plus important pour ce qui est de Garabandal, nous devons considérer principalement deux choses :

a) les états de transe des fillettes.

b) leur caractère et leur personnalité.

a) les états de transe pouvaient rappeler, bien que de loin, les états paroxysmiques, les crises hystériques à la Charcot. Au début des transes avec chute, on pouvait vaguement penser à l’arc hystérique typique. Durant les états de transe, il y avait perte de la sensibilité tactile, thermique, et douloureuse. Cela peut être observé avec une intensité plus ou moins grande dans les états hystériques ; bien que normalement, l’hystérique réagit habituellement aux stimulis douloureux forts ou à la provocation d’un réflexe oculo-cardiaque.

Le paroxysme hystérique, la crise hystérique se présente en général sous un aspect émotionnel déplaisant, avec manque d’harmonie, quelquefois avec des contorsions ayant un aspect nettement sexuel, avec de la paralysie, des spasmes ou contractures, avec des crises de larmes typiquement hystériques d’aspect déplaisant, voire répugnant.

On ne rencontrait pas ces caractéristiques à Garabandal.

b) Le caractère et la personnalité des petites filles n’étaient pas hystériques. Elles étaient très difficilement suggestionables et hypnotisables. On ne voyait pas d’inconsistance ni dans l’identification ni dans l’unité de la personne, ni dans la trame de leur vie. Par ailleurs, jusqu’ici, et alors que bien des années ont passé, elles n’ont pas évolué vers quelque type que ce soit de névrose ou de psychose.

Il n’y avait aucune sorte de recherche théâtrale ou exhibitioniste. Le retour à la normale était tranquille, souriant et pacifique ; au cours de la transe, tout se déroulait avec une sorte d’ordre et de calme serein.

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3°) CATALEPSIE ?

Une autre supposition, qui fut faite par un des médecins de la Commission, fut qu’il pouvait s’agir de catalepsie ou d’états cataleptiques.

Dans les états cataleptiques, le sujet est inerte, les yeux soit fermés soit ouverts, sans la triade caractéristique du sommeil (myose, strabisme divergent, et contraction de l’orbiculaire). Cet état est semi-conscient ; il peut durer des heures ou des jours. Son allure évoque et fait penser à l’hypnose, dont nous parlerons plus loin.

Disons que telle est la symptomatologie de l’état cataleptique, mais la catalepsie est un état mal défini.

Certains auteurs l’assimilent aux catatonies, avec permanence du malade dans la position qu’on lui a imposée et la « flexibilité de cire » des muscles. On la rencontre surtout dans les maladies purement psychiatriques comme dans la schyzophrénie catatonique.

Un autre type de catalepsie est lié à des dysomnies et à des paralysies dissociées du sommeil, juste à l’état hypnogène (endormissement), ou à l’état hypnopompique (moment du réveil). Ce cas-ci serait l’inverse du somnambulisme, alors que dans ce cas-là, il y aurait paralysie de type moteur et conservation de la conscience.

Finalement, il y a d’autres syndromes qui vont du « mutisme a-kiné-sique » au syndrome dénommé « locked in » ou syndrome de « l’homme refermé sur lui ». Ils sont produits par des altérations de type vasculaire, tumoral, infectieux ou traumatique au niveau du système réticulaire activateur ascendant et des projections dans le tronc cérébral ou dans le di-encéphale. Dans l’ensemble, ce sont des cas exceptionnels.

Il ne faut pas confondre les catalepsies avec la narcolepsie et la cataplexie, qui sont des crises d’hypersomnie, avec défaillance aiguë du tonus musculaire (cataplexie) de durée brève et quelquefois liées à des émotions.

Nous pourrions dire que, vu la symptomatologie de ces phénomènes, comparée à ceux de Garabandal, il s’agit de choses complètement différentes.

Pensons à ceci, que les transes de Garabandal étaient immobiles, mais aussi en état de marche, et quelquefois très rapide, avec toutes sortes de mouvements intelligents et avec une finalité précise.

Je pense que, peut-être, les médecins qui défendirent la thèse de cet état, le firent au début des phénomènes, alors qu’ils étaient seulement immobiles. A dire vrai, il n’y a pas de base objective pour défendre cette hypothèse.

Pareillement, il faut traiter des crises crépusculaires et des états de transe hypnotique.

L’état crépusculaire hypnotique consiste en un affaiblissement de la conscience, avec un début et une fin brusques, qui peuvent aller de la simple obnubilation à la stupeur qui, selon P. Janet, comporte une expérience semi-consciente de dépersonnalisation et d’étrangisation, généralement centrée sur une idée fixe.

Comme nous l’avons dit, ces états évoquent l’hypnose.

L’état extatique en viendrait à être ce que nous pourrions appeler l’envers de l’état hypnotique. Tous deux situent le sujet hors du niveau de la conscience normale, mais sous deux modes différents. Comme si l’un d’eux, l’extatique était tiré vers le dehors, vers le haut, vers le supracons-cient ou le métaconscient, et l’autre, vers la profondeur du subconscient. Dans l’hypnose, il y a flaccidité des traits, regard inexpressif, aspect général stupide et somnolent, comme d’un masque. Que l’on compare avec les états de transe de Garabandal, dont nous avons maintes photographies, avec leur vivacité d’expression émotionnelle, que ce soit des états de transe tristes, ou pathétiques, ou souriants, ou embellis. Par ailleurs, il est impossible que, dans un groupe de 4 fillettes, on puisse les faire entrer et sortir de transe instantanément, avec reproduction exacte, en même temps, et pendant le même temps, et avec les mêmes variations simultanées.

Même en considérant la possibilité d’un ordre ou d’un signal posthypnotique, cela ne peut embrasser les variations correspondant aux circonstances qui surgissaient et auxquelles les fillettes répondaient par des attitudes accomplies et des paroles adéquates.

*

4°) TROUBLES DE LA PERCEPTION ?

Quant aux troubles de la perception, nous pouvons rejeter, vu le contexte de leur déroulement et leur mode de production, les hypothèses deidétisme, illusion, hallucinose, etc.

Par contre, vu son importance, nous allons nous arrêter sur les hallucinations.

L’hallucination (perception sans objet) peut être simple, soit visuelle, soit auditive, soit olfactive, soit tactile, et, en ce cas, on rencontre des altérations de zones cérébrales déterminées.

L’hallucination complexe est rare et ne se rencontre pas sans troubles neurologiques ou psychiques importants, comme nous le verrons lorsque nous traiterons des délires.

A Garabandal, outre que l’examen neurologique était normal, nous rencontrerions ceci : il n’y aurait qu’un grave trouble de la perception et par contre tout le reste des domaines neurologique et psychique serait normal. Les hallucinations complexes dans les psychoses sont d’ordinaire accompagnées de détérioration psychique globale.

On peut obtenir dans l’état hypnotique des hallucinations plus ou moins complexes. Mais arriver à provoquer la même hallucination et en même temps à 4 fillettes distinctes, avec le même contenu se traduisant en fin de compte et simultanément par une expression émotionnelle précise est quelque chose de très difficile.

On a fait des essais d’hynoptiser 4 fillettes à la fois et de leur suggérer une vision plaisante ou déplaisante. Elles réagissaient de façons, qui se ressemblaient, mais on ne pouvait obtenir les changements semblables et simultanés des fillettes de Garabandal.

Ces hallucinations complexes peuvent se produire dans les états délirants, tant dans les psychoses délirantes aiguës – ce qui ne serait précisément pas le cas de Garabandal – que dans les psychoses délirantes chroniques, où il y a aliénation du « je », et qui sont continues, persistantes et tenaces.

Dans les circonstances relatives aux fillettes en question, il y avait une personnalité normale et bien constituée, qui les distinguerait de la paranoia, de la schizophrénie paranoïde, des psychoses hallucinatoires chroniques et de la parafrénésie.

Dans ces cas, le fond du caractère et de la personnalité se trouve lié chez le paranoïaque à la méfiance, l’orgueil, l’agressivité et la psychorigidité. Chez le schizophrène, se trouvent l’autisme et la désagrégation. Dans les psychoses hallucinatoires chroniques, il y a automatisme idéo-verbal, sensoriel multiple et psychomoteur, ainsi que dans les parafrénésies à phantasmes.

S’il s’agissait d’hallucinations à Garabandal, ce serait des hallucinations simples, sans contexte de maladie mentale, sans troubles de la pensée. S’il s’agissait d’automatisme sensoriel hallucinatoire, tout se déroulerait avec sérénité, ordre, calme, sans perceptions anormales ni déplaisantes, ni aucun automatisme psychomoteur pathologique.

Comme nous l’avons dit, il y a un fond pathologique persistant en toute maladie mentale. A Garabandal, les symptômes ne se seraient manifestés que par intermittence, pendant les transes. On ne percevait chez les fillettes aucun trait de type névrosique. Leur humeur était stable, tolérante, sans contradictions.

Outre ce que j’en ai dit, la non-existence d’autres maladies neuropsychologiques était si évidente que nous nous bornerons à les mentionner. Telles sont les démences, les ologrophénies, la psychose maniaco-dépressive, les psychoses confusionnelles, l’épilepsie, les névroses obsessionnelles de phobies ou d’angoisse, etc.

*

5°) EXPERIENCE HYSTERIQUE AUTOSUGGESTIVE”..

Une autre possibilité dont il fut question était celle d’états de transes hystériques avec conscience hypnoïde.

On a aussi avancé pour Garabandal l’hypothèse suivante :

Par suite d’un mouvement émotionnel intense dû à une expérience vécue de culpabilité qui, en ce cas, serait le vol des pommes et les réflexions bien connues des fillettes sur l’ange et le diable, il se serait alors établi un contact en circuit fermé de type suggestif profond de caractère hypnotique, ouvrant la porte à une expérience vécue hystérique auto-suggestive. Alors, au lieu d’hallucinations, on aurait des pseudo-perceptions.[Note de l’Editeur : Il est louable de chercher une explication ; mais, encore faut-il ne pas extrapoler ni extravaguer en cette « histoire » de pommes !..

  1. le pommier et ses fruits, au bord du chemin, était pratiquement à tous ceux qui passaient…

  2. Des pommes sur cet arbre sauvage, le 18 juin, étaient grosses comme deux noisettes !.. Il n’y avait pas de quoi fouetter un chat.

  3. Les mamans de nos «ninas», très fermes sur la bonne éducation de leurs filles, n’ont jamais «fait un plat » de ces pommes… Une gaminerie, c’est sûr, qui n’avait pas de quoi déclencher en ces fillettes solides une culpabilité morbide. Un peu de bon sens suffit en cette « histoire » de pommes. (Abbé A. Combe).]

Dans ce cas aussi, il pourrait se produire des rendements ou efforts physiques extraordinaires.

Vu la difficulté de rencontrer un si grand accroissement de suggestiona-bilité chez 4 fillettes à la fois, on supposa que cette induction était dirigée subconsciemment par Conchita, et les phénomènes se développèrent chez les 3 autres fillettes.

On a dit par exemple que si l’on parle à un enfant de la fête des rois mages, cela peut induire en lui une telle attente que, s’il est très sugges-tionable, il est possible qu’il finira par voir les augustes personnages la nuit des Rois Mages. Néanmoins, il est alors plus difficile d’expliquer que, par cette pure et simple suggestion, il entrerait en transe hypnotique. Que cela arrive à 4 fillettes à la fois complique beaucoup les choses et que ces fillettes si suggestionables se trouvent ensemble dans un petit village, le rend encore plus difficile.

Outre ce que j’ai déjà dit sur le caractère et la personnalité de l’hystérique, il y a à Garabandal comme nous le verrons tout de suite une série de phénomènes parapsychologiques qui dépassent de beaucoup la possibilité de l’explication ainsi donnée. De plus, si l’on considère cette supposition, il demeure le fait que, alors que l’induction positive sur les autres fillettes paraissait terminée, les phénomènes avaient continué et s’étaient répété.

*

6°) HETEROHYPNOSE?..

Une autre hypothèse dont on a parlé est celle de l’hétérohypnose.

L’induction hypnotique pratiquée par une autre personne exige soit la présence de l’hypnotiseur, soit, quelque médiateur, comme la voix ou l’image, qui transmette la suggestion de l’hypnotiseur.

Il n’y avait certainement pas à Garabandal cet hypnotiseur supposé. De plus, comme je l’ai dit, il n’aurait pas pu embrasser les variations imprévues, en accord avec les circonstances. De même et de plus, les transes survenaient quelquefois simultanément, séparément, et en des lieux éloignés les uns des autres.

Pour résumer ce paragraphe, nous voulons insister sur ce qui suit.

a) des processus différents peuvent donner lieu à des symptômes semblables, vu que l’organisme qui les manifeste est le même.

b) à Garabandal, la symptomologie est inverse et ne forme pas un ensemble, structurant, comme le ferait un squelette, une maladie quelconque.

c) à Garabandal, même en supposant qu’il s’agirait d’hallucinations psychosensorielles, on ne constatait pas un contexte clairement pathologique.

Pour autant, « ces hallucinations » ne tombaient pas dans le cadre d’aucune maladie de type neuropsychique.

*

7°) PARAPSYCHOLOGIE ?..

Faits et phénomènes parapsychologiques. Telle est l’explication, quoique non totale, qui résoud au mieux le problème de Garabandal.

Les phénomènes parapsychologiques ou phénomènes Psi se divisent en trois groupes.

a) phénomènes Psi Gamma ou phénomènes entre deux psychismes.

b) phénomènes Psi Kappa en rapport avec la matière.

c) phénomènes Psi Tau en rapport avec le temps passé ou futur.

Pour ce qui est du premier groupe, il y a à Garabandal une série de phénomènes de télépathie, de télégnose, de clairvoyance, phénomènes connus et vérifiés par des témoins bons et nombreux, moi-même inclus. Ces phénomènes Psi Gamma sont quelquefois à grande distance et ont quelquefois lieu des heures ou des jours après avoir assisté à une transe à Garabandal. Quant à la clairvoyance, les identifications de personnes ou d’objets sont fréquentes. Beaucoup d’entre elles sont relatées dans les livres qu’on a écrits sur Garahandal et dans mon petit opuscule sur « Phénomènes Para-psychologiques à Garabandal ».[Cet opuscule d'un grand intérêt a été édité en français. Vous pouvez le demander à M. l'Abbé A. Combe.]

Dans le second groupe, celui des phénomènes Psi Kappa en rapport avec la matière, nous pouvons citer les changements de poids chez les fillettes en état de transe, le cas connu de l’eau bénite, la stabilité de la température corporelle en dépit des changements de la température ambiante et de l’exercice que donnaient les marches extatiques, l’insouillure, et autres phénomènes connus. La communion visible de Conchita (sans parler des phénomènes noétiques et au plus intime de certaines personnes, cas Damians, cas Dr. Caux) n’est pas une production ectoplasmique par un médium expérimentée. D’après la grande majorité des témoins présents, l’hostie apparut instantanément sur la langue de la fillette ; elle n’est pas apparue pro-gressivenment comme cela se passe d’ordinaire dans ces cas de production ectoplasmique.

Dans le troisième groupe, celui des phénomènes Psi Tau en rapport avec le temps futur, il faudrait soupeser les prédictions accomplies.

Les phénomènes paraspychologiques de Garabandal sont si importants en qualité et en quantité, qu’on peut les considérer comme uniques dans l’histoire de la parapsychologie.

Pour résumer tout ce qui a été exposé, je dirais que bien qu’il y ait à Garabandal quelques phénomènes qu’on peut assimiler à quelque maladie ou autre, on ne rencontre pas d’explication scientifique naturelle pour l’ensemble des faits qui se sont passés à Garabandal.

*

(traduit par François Turner, à Blois, France, le 9 Août 1978)

En l’Absence du Dr. R. Puncernau retenu à Barcelone par une fatigue cardiaque, sa conférence fut lue au Congrès Mondial d’Etudes Mariales de Lourdes 18-20 Août 1978 par M. Miguel GOMEZ.

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