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- La risa de la Virgen (traduction 1ère partie)

Posté par Pèlerin le 20 décembre 2010

La rire de la Vierge 

- première partie -

(20/12)
Mabel criait et se tordait de douleur comme une possédée. Ça l’avait prise soudainement, à l’heure du déjeuner, et elle était ainsi depuis une demi-heure. Peut-être était-ce l’énervement dû au voyage -elle se sentait tendue depuis des jours – ou à l’examen de sa sixième année d’études, alors qu’il lui restait encore deux semaines de révision avant les épreuves.

L’infusion tilleul-camomille ne lui fit aucun effet. Le voyage était sérieusement compromis.

- Allez-y, je reste avec elle, dit Soles.

- Hors de question, répondit Dona Visitation, il n’y a pas de raison que tu renonces à y aller.

Rien ne calmait Mabel. Elle était sortie de la cuisine pour la salle de séjour et continuait de gémir, angoissée, les bras serrés contre son ventre.

- Le mieux c’est que nous n’y allions pas du tout. On laisse tomber -déclara Don Casto – je vais appeler Amador et Olga et nous annulons le voyage.

- Quelle mouche l’a encore piquée de nous gâcher la fête ! Dit Louis en lançant un noyau d’abricot par la fenêtre de la cuisine.

Visitation était au bord des larmes. Cela faisait près de six mois qu’elle attendait ce jour, et tout allait tomber à l’eau en une demi-heure.

Au début, elle avait projeté d’y aller avec Pili Borges, mais celle-ci s’était désistée seulement une semaine avant le voyage ; alors lui était venue l’idée d’emmener Casto, Soles et les enfants. C’était un voyage vital pour elle et pour tous, une occasion qui ne se représenterait peut-être jamais.

- C’est décidé, j’appelle Amador, insista Casto, nous restons.

- Et de fait, il décrocha le téléphone et demanda une mise en relation avec son beau-frère à Cistierna dans la région de Léon. Visita s’enferma alors dans la chambre parentale et se mit à prier devant une image de la Vierge du Mont Carmel. Elle ne s’arrêta qu’au son de la voix de son époux :
- Rien, ils ne répondent pas, ils sont déjà partis.
Elle retourna dans la salle de séjour. Mabel avait cessé de crier.

- Je crois que c’est passé, dit-elle en se tordant encore un peu.

- Tu vois ? Tu vois comme la Sainte Vierge écoute toujours ! répondit-elle puis ensuite à elle-même : Merci Mère bénie, je sais que tu ne m’abandonneras jamais.

Et elle courut alors à la chambre à coucher pour terminer les préparatifs. De là, elle cria aux enfants de se dépêcher. Trois minutes plus tard, Mabel confirma à son père qu’elle se sentait rétablie, mais qu’elle préférait rester à la maison, elle avait beaucoup à étudier.

- Comment ça, rester seule ? protesta-t-il et si les crampes te reprennent ?

- A mon avis, c’est une mauvaise idée que tu ne viennes pas, quelque soit ton état, cria Visita depuis la chambre. Ce n’est pas parce que tu ne réviseras pas un soir que tu mettras en péril ton examen. Oblige-la à venir, Casto. C’est grave si elle ne nous accompagne pas à un rendez-vous comme celui.

- Maman, respecte ma décision, se fâcha Mabel.

- Je reste avec elle au cas où, dit Soles à don Casto.

- Pas question, s’écria Dona Visita, toi tu viens avec nous, car tu en as envie, c’est clair. Tu en as envie, oui ou non ?

- Oui, bien sûr, répondit timidement la jeune fille.

- Comment serait-ce possible que tu n’aies pas envie d’assister à un prodige, dit la mère ayant retrouvé son calme, en entrant dans la salle de séjour.

- Amadori et Luis ! Vous pouvez vous bouger un peu ?

- L’heure tournait. Ils avaient donné rendez-vous à sa soeur et son beau-frère à Cosio à quatre heures et demie de l’après-midi et il était déjà trois heures vingt. Ils arriveraient sûrement les derniers au village.

- Toi, si tu te sens mal, dit Casto à Mabel, tu appelles ton grand-père, mais ne lui dis pas où nous sommes partis, gare à toi !

- Ça m’embête que tu restes ici, insista la mère, mais bon, tu ne sais pas ce que tu perds. Tout ce que la Sainte Vierge peut pour toi. Justement toi.

- Amadori et Luis, âgés de quatorze ans et grands pour leur âge, étaient déjà prêts. Casto leur demanda de descendre dans la rue et les deux obéirent sur le champ.

- Il vaut mieux que Mabel ne vienne pas, la Sainte Vierge pourrait la rendre paresseuse, dit Luis à son cousin, sautant d’un bond une volée d’escaliers.

************

C’était le 18 juin 1965, Visitation Leal répétait, elle en était convaincue, qu’il s’agissait d’une date historique. Elle conduisait elle-même la 1400 noire, elle conduisait et fumait avidement. Son mari, qui ne conduisait pas, lui allumait les cigarettes. Le ciel était gris, presque incolore, sur Santander. Ils venaient à peine de prendre la route de Torrelavega que Visita fit commencer le Rosaire et demanda à Luis de le diriger.

Ils le récitaient lentement, comme elle aimait. Seul Casto ne répondait pas ; il préférait se laisser absorber par ses pensées, en contemplant le paysage brumeux et en fredonnant une mélodie à voix basse. De temps en temps, cependant, peut-être parce que sa femme le lui indiquait, il s’unissait au groupe durant quelques Avé Maria, jusqu’à ce qu’il se perde à nouveau dans un adagio de Brahms qui le titillait, ou dans une rêverie insolite qui le surprenait dans la verdeur des montagnes et des vallées.

Lentement, à mesure qu’ils s’enfonçaient dans la province, la brume se levait et un soleil voilé redonnait de la couleur au paysage, çà et là. La circulation était lente, comme tous les vendredis après-midis, et la traversée de Torrelavega fut interminable. Le Rosaire terminé, le couple commença à se remettre de la nervosité accumulée.

- Je vais regretter toute ma vie de ne pas être sortie ce matin. Toi tu verras Amador, il est tellement impatient, dit Visita.

- Ce qui va l’embêter, c’est qu’on a emmené les deux, fit remarquer le mari.

- Amador est un dictateur -répondit-elle, je ne sais pas pourquoi ça le dérange que les enfants viennent voir. Il n’y a rien de mauvais à voir.

- L’évêque de Santander l’a interdit – lui rappela Casto.

- Ça le préoccupe ce que pense l’évêque – c’est un incrédule ! Ou du moins, il le prend de haut. N’est-ce pas madori ?

(suite 21/12)

 Amador croit en la science -dit Casto tout en essayant d’aider son neveu.

- Moi aussi je crois en la science – répliqua Visita – et plus que lui, ma carrière en est la preuve, mais les sciences ne font pas tout et n’expliquent pas tout. Vous m’entendez, les enfants ? Le plus important dans la vie dépasse la science. Ce qui importe vraiment, ce sont notre origine et nos fins dernières. Et c’est ce que nous allons voir aujourd’hui. Aujourd’hui est un grand jour, je vous assure. Et dire que votre ignorant de père essaie de vous l’interdire.

Dans la montée vers Carmona, le soleil brillait déjà dans un ciel tout bleu. Visita et Soles chantaient l’Ave Maris Stella ; finalement, la conductrice ne voulant pas passer pour une sainte, laissa les enfants entonner des chansons drôles. Seul Casto fut pris du mal de voiture, mais il tint bon. A cinq heures moins le quart, quand ils arrivèrent à Cosio, la soirée était splendide. Ils aperçurent la Land Rover d’Amador. Ils étaient venus seuls, lui et Olga.

- Il étudie comme un fou, je vous assure – dit Visita à sa soeur et son beau-frère, en regardant puis embrassant Amadori. Ils ne l’avaient pas vu depuis trois semaines. Les frères des Ecoles Pies n’avaient pas validé le quart de son baccalauréat et il ne pourrait pas repasser les examens avant septembre. Visita se sentait responsable de ce échec et s’était engagée à le garder chez elle tout l’été, mais dorénavant le plus loin possible de l’influence de son cousin.

- Bon, je pense qu’il est temps pour nous de faire de l’exercice, dit Casto.

- Pour sûr, répondit Visita, mais chacun est libre : s’ils veulent monter en voiture, qu’ils montent. Mais il n’y a plus une minute à perdre.

- Nous rentrons tous dans la Land Rover, dit Olga, en nous serrant un peu.

Par une soirée aussi belle, ça vaut le coup de faire le chemin à pied, déclara Amador.

Après avoir mieux garé les voitures, les sept se mirent aussitôt en route pour Saint Sébastien de Garabandal. Il y avait presque sept kilomètres de route pierreuse et poussiéreuse à travers les montagnes d’un vert sombre. Malgré l’heure tardive, ils n’étaient pas les seuls à monter vers le village aux miracles. Ils furent doublés par plusieurs jeeps ; des gens à cheval aussi, et même des personnes âgées à pied.

- Avant tout, il faut un peu de plomb dans la tête – marmonnait Amado, qui, au fil de la montée devenait de mauvaise humeur, non parce que les deux garçons étaient là contre sa volonté, mais parce qu’il était de plus en plus convaincu qu’ils allaient assister à rien de bien sérieux, ni même décent.

Ils atteignirent un groupe de marcheurs asturiens avec qui ils entamèrent vite la conversation et qui leur dirent ne pas croire aux apparitions.

- Mais alors, pourquoi diable être venus, dit Visita indignée.

Olga pinça sa soeur pour qu’elle se taise, mais personne ne lui répondit ni même ne prêta attention. Visita prit alors les deux garçons par le bras et avec Soles et Olga, ils se séparèrent de quelques mètres du groupe et se mirent à dirent un nouveau rosaire.

Visita avait une grande foi dans ces apparitions depuis plusieurs mois ; sa soeur aussi mais de façon plus prudente et réservée. Toutes les deux portaient le deuil. Leur père commerçant de Reinosa et mort depuis près d’un an, elles continuaient à prier avec dévotion pour son repos éternel, même si l’homme avait eu une mort sainte, après avoir mené un veuvage très long et par ailleurs exemplaire.

Les deux soeurs, outre le fait de porter la même tenue vestimentaire, se ressemblaient énormément. Olga était un peu plus grosse et attirait l’attention avec sa crinière blonde, ses lunettes de soleil noires et son foulard mauve porté à la façon d’un turban. Visita ne portait pas de lunettes, mais un chapeau de paille, et sa taille et son visage étaient plus aérés, malgré son buste remarquable qui semblait lui être un poids dans la montée. Elle avançait sur le chemin, suffoquant et toute rouge, et ôtant à chaque instant son chapeau pour faire éventail, alors que c’était elle qui dirigeait le rosaire.

Casto se sépara du groupe d’asturiens et rejoignit celui de sa femme. Il se réjouissait de la promenade, prenait une photo par-ci par-là et savourait le paysage en chantonnant du Brahms. C’était un amoureux de la montagne, et l’endroit vers lequel ils se dirigeait lui semblait si remarquable qu’à la fin de la prière, il commença à proclamer en jubilant, que s’il y avait bien un endroit digne d’être choisi par la Sainte Vierge pour lancer des messages au monde, ce devait être celui-là.

En plus de l’appareil photo, il portait une gourde remplie d’eau. Il l’offrit d’abord à son épouse qui la repoussa, sa belle-soeur fit de même. Toutes deux faisaient acte de pénitence, et lui firent comprendre qu’elles ne boiraient pas tant qu’elles supporteraient la soif. Il offrit ensuite a Soles et aux deux cousins, qui acceptèrent sans hésitation, même si eux aussi à présent marchaient sérieux et silencieux, donnant l’impression qu’en fin de soirée, ils assisteraient à un miracle impressionnant.

(à suivre)

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- Le livre « La risa de la Virgen »

Posté par Pèlerin le 3 décembre 2010

Pour une traduction en Français du livre : « La risa de la Virgen« , j‘ai écrit à l’éditeur qui ne m’a pas pour l’instant annoncé de traduction en vue…..

Sauf nouvelle annonce de l’éditeur, je vous propose donc de mettre la traduction sur le blog, au fil de ma lecture… et dans la mesure où le temps me le permettra.
Aussi, pardonnez-moi si je ne suis pas régulier dans la traduction…

J’ouvre donc une nouvelle rubrique dans la colonne de gauche : « La risa de la Virgen » (« le rire de la Vierge »)

Bonne journée et à très bientôt !

Pélerin

Et pour commencer… la couverture du livre !… emoticone

livregarabandal.jpg

 

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- Parution d’un livre… suite !

Posté par Pèlerin le 10 novembre 2010

 Après l’article sur la parution d’un livre ici , l’ouvrage vient de paraître.

Pour ceux qui souhaitent le commander / para pedirlo :

Libreria : Camilo Alonso Vega, 10.
39007 santander Cantabria Espana
tel 942 370001 / 942 23 13 82
www.edicionestantin@edicionestantin.com

Ci-après, extrait d’une interview de l’auteur, traduit de l’espagnol, et paru dans le journal El diario montanés.

***

L’histoire du livre « Le rire de la Vierge » (La risa de la Virgen) par Enrique Alvarez, commence à la fin des Apparitions de Garabandal, par la venue au village, d’une femme de bonne famille originaire de Santander, pour la guérison d’un proche atteint d’un cancer…..

Mélange d’histoire et de fiction, cette oeuvre n’a pas pour but d’aborder à proprement parler le sujet de la religion, mais plutôt de donner une certaine cohérence à l’histoire en se basant sur les faits réels de Garabandal.

A la question : « qu’est-ce qui vous a attiré à Garabandal ? », l’auteur répond :

- Beaucoup de choses. Au-delà de la beauté profonde et surprenante des extases et prodiges des petites -que je n’ai pu voir en personne mais que dont j’ai eu connaissance par des documents de fiabilité notoire (l’auteur a lu les ouvrages des prêtres de l’époque)-, le fait même que ces fillettes aient transmis des messages religieux, que la postérité a rendu hautement plausibles, au sujet du commencement de la « grande apostasie », de signe apocalyptique, que la chrétienté est en train de vivre à la suite du triomphe virtuel du modernisme théologique après le Concile Vatican II. Mais j’ai aussi été attiré par la péripétie de ces petites, leur terrible solitude après les Apparitions face à l’entourage féroce et incrédule de Santander en 1966.

Concernant l’évêché de Santander, il commente…

L’évêché au début des apparitions était trop bureaucratisé pour les comprendre. Durant la phase Puchol-Cirarda, le coup de vent post conciliaire l’a rendu par la suite impossible.

Del Val a fait le premier pas pour avancer les choses, mais ça ne s’est pas passé comme prévu, nous ne savons pas pourquoi, et le sujet s’est enlisé au Vatican. Pas facile pour les évêques suivants, même si nous pouvons espérer qu’ils commencent à mettre en valeur le caractère fécond et admirable de nombreuses conversions là-bas. Beaucoup disent que Garabandal est fini, mais nous autres croyons que, même sans le Miracle annoncé par Conchita, Garabandal chemine lentement vers une certaine reconnaissance, même si c’est par, ce qu’appelle René Laurentin, une « voie discrète ».

Il ajoute :

« Celui qui ne voit pas en Garabandal un chant sublime à l’Adoration, au sens du sacré, à la vie de l’ascèse et l’importance de la croix, ou bien il n’est pas catholique ou bien il est aveuglé par le bavardage du néo catholicisme post-conciliaire. »

A la question : « Attendez-vous un débat, une contreverse ? Ne craignez-vous pas de créer la polémique entre les milieux intégristes ou au contraire que l’on vous accuse de ressusciter un phénomène éteint ?

Il répond :

- Les polémiques ne sont bonnes que si elles servent à connaître, étudier, s’informer de certains fait. Mais je ne crois pas que ce roman génère la polémique parce que, si on le lit avec sérénité, chacun verra facilement que je ne maltraite personne ni aucune idéologie, aucun courant.

- Parution d'un livre... suite ! dans L- Livre : La risa de la Virgen 3257723

http://www.eldiariomontanes.es/v/20101110/cultura/literatura/garabandal-historia-realmente-hermosa-20101110.html

 

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- Parution d’un livre…

Posté par Pèlerin le 5 septembre 2010

Quand des auteurs s’intéressent à Garabandal et donnent leur point de vue sur les faits qui ont eu lieu entre 1961 et 1965…

 « La risa de la Virgen » : « Le rire de la Vierge », roman (espagnol) d’Enrique Alvarez, dont la sortie (en Espagne) est prévue pour fin octobre 2010, avec pour toile de fond, les événements de Garabandal…

Le roman est déjà qualifié d’oeuvre littéraire de référence. La rumeur de sa sortie éveille déjà curiosité et impatience. L’auteur réalise ainsi une incursion narrative dans les faits de Garabandal…

Enrique Alvarez rappelle que la littérature ne s’est jamais intéressée au sujet. De l’avis de l’auteur, faisait donc défaut la « chronique de roman » sur les faits de Garabandal, qui prenne en compte la situation politique et théologique de l’époque, et qui de même fournisse une explication sur les « véritables raisons de l’opposition de l’Eglise de Santander en dépit des énormes bénéfices qu’elle aurait pu en tirer. »

L’an prochain sera le cinquantenaire du début des Apparitions de Garabandal, considérées en Cantabrie, comme l’un des faits les plus singuliers de l’histoire contemporaine de la région, par ses répercutions dans le pays et de par le monde, et qui imprégna le purement religieux.

L’auteur souligne que même si l’évêque de Santander a nié le caractère surnaturel -ce qui d’ailleurs a empêché jusqu’à aujourd’hui la formation d’un sanctuaire marial – les faits ont survécu au temps…. en sont la preuve les pélerinages (associations et groupes d’étrangers), mais est resté gravé aussi dans la mémoire, ce qui a été et reste encore aujourd’hui une grande énigme, un défi pour la science.

Le roman qui se situe entre la fiction et les faits réels de Garabandal relate donc une histoire à une période cruciale, celle qui précède la crise des années soixante.

L’auteur a bâti son livre autour de ces questions : « Des petites de notre région pouvaient-elles vraiment, en 1961, monter une fraude religieuse de dimension aussi phénoménale, et la monter à elles seules ou poussées uniquement par la pression sociale du moment ? »

Il pose aussi cette question « ne serait-il pas plus certain que les petites ont vraiment vu ce qu’elles ont raconté mais que ce fut la pression sociale de l’époque, celle du Concile Vatican II -si opposé au phénomène des miracles et des apparitions en général , et malmené dans la révolution interne de l’Eglise- qui provoqua la rétractation forcée (jugement de l’évêché) sur une note de scandale.

A surveiller s’il sortira en Français….
L’article dans son intégralité mais en espagnol sur :

http://www.eldiariomontanes.es/v/20100905

***

Enrique Álvarez novela el fenómeno de Garabandal en ‘La risa de la Virgen’

El escritor publica en octubre en Ediciones Tantín una crónica que indaga en el «trasfondo político y teológico» de las apariciones marianas, dentro de un «fresco de la vida santanderina» 
 

 Una ficción con la historia de Garabandal al fondo se asomará al otoño literario de Cantabria. Una novedad editorial que se prevé como una de las propuestas literarias de referencia. El rumor de su aparición ya ha despertado curiosidad y expectación. Su autor, el escritor Enrique Alvarez, realiza una incursión narrativa en unos hechos que se han movido siempre entre la religiosidad, la fascinación por las historias, el fenómeno popular, la superchería o el fervor.

Casi medio siglo después de que se supiera de las primeras apariciones de la Virgen en San Sebastián de Garabandal y se anunciara el milagro, Enrique Alvarez invita al lector a una inmersión en hechos, lugares y fechas en torno a las cuatro niñas que, en 1961, recibieron la visita de un ángel que les anunció que la virgen se les aparecería. Un fenómeno que ha sido objeto de publicaciones, tesis, investigaciones e incursiones en el cine, y que provocó que la pequeña localidad de Rionansa se convirtiera en centro de peregrinación durante años.

El próximo año se cumplen cincuenta años del comienzo de las apariciones de San Sebastián de Garabandal, considerado uno de los sucesos más singulares de la historia contemporánea de Cantabria por sus amplias repercusiones dentro y fuera de nuestro país, que trascendieron lo meramente religioso.

El autor que se ha atrevido ahora con este material lleva ya más de tres décadas de escritura y dedicación constante a la creación literaria, amén de su conocida labor en la gestión cultural desde el ayuntamiento santanderino.

Su doble regreso, el narrativo con una nueva novela, género que ha alternado con una querencia fiel y fructífera por los cuentos, y el puramente editorial, por cuanto llevaba cerca de cuatro años sin asomarse al escaparate de novedades, se plasma este otoño en ‘La risa de la Virgen’, que el editor José Luis Fernández, Ediciones Tantín, publicará en octubre. En este periodo, con fases desiguales de actualidad y atención sobre el fenómeno Garabandal, se han sucedido publicaciones y libros sobre aquellos hechos, que abarcan desde lo puramente apologético a lo duramente crítico, pasando por las más recientes interpretaciones que lo sitúan en la órbita de la ufología.

No obstante, el propio Enrique Alvarez recuerda que la literatura propiamente dicha no se ha ocupado de ellos. A juicio del narrador, se hallaba pendiente «la crónica novelada de lo que aconteció en Garabandal en aquellos años, que indague en el trasfondo político y teológico, en la ‘trama invisible’ de los sucesos». E incluso que explique «las verdaderas razones por las que la Iglesia santanderina se opuso a ellos a pesar de los enormes beneficios que en apariencia podría reportarle».

Gran enigma

Enrique Álvarez explica que, ante este reto narrativo pero también histórico, ha profundizado durante años en ese ámbito. ‘Garabandal, la risa de la Virgen’ es el fruto de esta entrega al pasado. Una novela editada por Tantín que estará en las librerías a finales del próximo octubre.

El escritor subraya que aunque el obispado de Santander «les negara carácter sobrenatural -lo que ha impedido hasta el día de hoy la formación de un gran centro mundial de espiritualidad mariana-, los sucesos han logrado una extraña pervivencia en el tiempo, que se manifiesta no sólo en el mantenimiento de peregrinaciones periódicas, sobre todo de asociaciones y círculos extranjeros, sino también en la memoria de lo que constituyó y aún permanece como un gran enigma que desafía a la ciencia».

La novela indaga en estos interrogantes, aunque dentro de una ficción -apunta el autor- que trata de ser «un gran fresco de la vida santanderina». La crónica se centra en un periodo tan «crucial» como el que precede inmediatamente a la gran crisis de los años sesenta: «Con personajes reales, como Miguel Bravo o el obispo Puchol, junto a otros de pura ficción, prototipos a su vez de la burguesía española de provincias, con sus miserias, sus frustraciones y sus anhelos íntimos, tan asombrosamente lejanos a los de la burguesía actual», sostiene el narrador.

(…)

Ahora, tras varios años de investigación, el autor trata de responder en su nueva obra a varias cuestiones que vertebran su narración: «¿De verdad podían unas niñas de nuestra región, en aquel lejano 1961, montar un fraude religioso de dimensiones tan colosales, y montarlo ellas solas, o empujadas únicamente por la presión social del momento?». Además se pregunta si «no sería más cierto que las niñas vieron de verdad lo que decían, pero que fue esa presión social de la época, la del Concilio Vaticano II, tan contrario a la milagrería y al aparicionismo, tan volcado en la revolución interna de la Iglesia, lo que las acabó forzando a una retractación que tuvo caracteres de gran escándalo».

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