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- De l’affront à la mort tragique

Posté par Pèlerin le 14 avril 2011

ON NE SE MOQUE PAS DE DIEU IMPUNEMENT ! 

Dans l’histoire des événements qui se sont déroulés à Garabandal, nous devons revenir sur les notes négatives des évêques -qui, nous vous le rappelons, ne sont pas infaillibles- qui eurent des conséquences graves sur la diffusion des Messages de Notre Dame, et entraînèrent la quasi « mise au tombeau » des Apparitions de Garabandal.

L’article qui suit n’aurait pu voir le jour sans le travail et les informations précieuses venant d’un ami, Bastiano, qui n’a peut-être pas fini de nous étonner…. Un grand merci !

Le point de départ de cet article….. Mgr Vicente Puchol Montis qui a été évêque du diocèse de Santander durant 22 mois, du 15 août 1965 (en la St Tarcisius) au 8 mai 1967 (en la fête de St Michel Archange, dans l’ancien calendrier).

Que reste-t-il de son passage dans la belle province de Santander ?

Un petit tour d’horizon rapide nous conduit dans un quartier historique de Santander, le quartier de Cueto, où s’élève un édifice à la mémoire des habitants de la ville ; il s’agit de la singulière église de Notre Dame du Phare. Son architecture contemporaine lui a valu d’être intégrée en mars 2001 au Patrimoine Historique de Cantabrie.

Cette église a été construite donc durant l’exercice biennal 1965-1967 de Mgr Vincent Puchol Montis, alors à la tête du diocèse de Santander. Ce religieux d’une grande influence et actif dans la rénovation que vivait l’Eglise Catholique à cette période – il était en effet docteur à l’Université Grégorienne et participa à la dernière session du concile Vatican II -, il introduisit des changements dans le domaine pastoral.
C’est dans cet esprit que l’on doit comprendre la petite chapelle de Notre Dame du Phare, proposée comme un
lieu de prière oecuménique, destinée à l’usage des touristes étrangers, en particulier pour ceux du camping voisin.

Et selon la volonté de Mgr Puchol, l’Eglise ne fut dédiée à aucun saint et à l’intérieur fut installée une sculpture du Christ, en bois (1969), réalisée par le sculpteur Jésus Otero.

iglesiadelavirgendelfaro.jpg            Iglesia de la Virgen del Faro

                                                               (cliquer pour agrandir)

Mais revenons à Garabandal…

Mgr Puchol, suite aux événements en cours à Garabandal, pensa alors qu’il fallait prendre des mesures drastiques pour en finir une fois pour toutes, avec cette affaire « dérangeante ». En effet, alors que le concile Vatican II venait de moderniser l’Eglise, la rendant plus acceptable aux yeux du monde moderne et de nos frères séparés, quatre fillettes ignorantes étaient en train de remettre au goût du jour des superstitions médiévales que le Concile avait mises « au placard ». Des apparitions de la Sainte Vierge et même des Anges ! Et des messages qui insistaient sur le respect de l’Eucharistie et la piété mariale (alors que l’Eglise était en train de changer tout cela), et le pire, avec des messages s’en prenant aux prêtres !

Pour l’évêque, il fallait à tout prix obtenir des fillettes la confession de leur « supercherie » devant les autorités ecclésiastiques. Une fois signée leurs déclarations, il ne lui restait plus qu’à les publier officiellement au grand jour.

C’est ce qu’il advint…. Les adolescentes furent « invitées » à se rétracter par écrit en 1966. Elles déclarèrent à Mgr Vicente Puchol Montis, qu’il s’agissait à l’origine d’un jeu d’enfant mais que la pression sociale les avait poussées à mettre en scène des transes spectaculaires.

C’est ainsi que Mgr Puchol publia sa note du 17 mars 1967 par laquelle il déclare :

1/ Il n’y a eu aucune apparition de la Sainte Vierge, ni de l’Archange St Michel ni d’aucun autre personnage du Ciel.

2/ Il n’y a eu aucun message.

3/ Tous les faits qui se sont produits dans cette localité ont une explication naturelle.

En 1971, Conchita Gonzalez et Jacinta Gonzalez renièrent leurs rétractations.

Il aura suffi d’une note épiscopale – tissu de mensonges – pour rejeter le merveilleux don de la Miséricorde Divine !
Sa publication sonna l’arrêt de mort de Mgr Puchol.

Cinquante deux jours plus tard, le 8 mai 1967, en la fête de St Michel Archange, exécuteur des hautes oeuvres, et dont il avait renié l’Apparition à Garabandal, Mgr Puchol mourut dans un accident de la route. Sur le chemin de retour, alors qu’il venait de dire une messe à la Vallée de los Caidos (Vallée de ceux qui sont tombés) , et qu’il conduisait sa voiture, accompagné du Père Agapito Arrievera Mier, l’évêque eut un malaise. « Que nous arrive-t-il ? Que nous arrive-t-il ? » furent ses derniers mots. Le véhicule fit une dizaine de tonneaux*. L’évêque mourut sur le coup, le crâne brisé, alors que son compagnon de route en sortit indemne à son grand étonnement !

Le corps de Mgr Puchol fut alors transporté à la Clinique de l’Immaculée Conception (Celle dont il avait aussi renié les Apparitions à Garabandal…)

*« faire des tonneaux » en espagnol se dit « vueltas de campana » que l’on pourrait traduire littéralement par « tour/retour de cloches » (allusion au « glas »…) mais aussi par « chavirer » (allusion à la barque de l’Eglise….)

Plus d’informations sur les circonstances de l’accident de Mgr Puchol dans ce journal de l’époque :
http://hemeroteca.lavanguardia.es/preview/1968/04/28/pagina-9/34360588/pdf.html?search=Puchol%20%20Mayo%201967

Comme nous l’avons écrit précédemment, Mgr Puchol revenait de célébrer la messe en ce 8 mai 1967 en la fête de St Michel Archange. Jetons un oeil sur l’Evangile de ce jour….

St Matthieu – Chapitre 18

 » En ce temps-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et dirent :
 » Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux ? « 

Alors ayant fait venir un enfant, il le plaça au milieu d’eux et dit : «  Je vous le dis, en vérité, si vous ne changez et ne devenez comme les enfants, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux. Celui donc qui se fera humble comme ce petit enfant est le plus grand dans le royaume des cieux. Et celui qui reçoit en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il reçoit. Mais celui qui scandalisera un de ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu’on lui suspende une meule à âne autour de son cou et qu’on le précipite au fond de la mer.

Malheur au monde à cause des scandales ! C’est une nécessité qu’il arrive des scandales; mais malheur à l’homme par qui le scandale arrive ! Si ta main ou ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-le et jette-le loin de toi : il vaut mieux pour toi entrer dans la vie manchot ou boiteux, que d’être jeté, ayant deux mains ou deux pieds, dans le feu éternel. Et si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi; il vaut mieux pour toi entrer borgne dans la vie, que d’être jeté, ayant deux yeux, dans la géhenne du feu.

Prenez garde de mépriser aucun de ces petits, car je vous dis que leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est dans les cieux. Car le Fils de l’homme est venu sauver ce qui était perdu. « 

Difficile de nier le caractère surnaturel de la mort tragique de Mgr Puchol, lui qui ne voulait pas croire au caractère surnaturel des événements de Garabandal et qui avait tout fait pour discréditer et étouffer le Message de Notre Dame….
On ne se moque pas du Ciel sans attirer la colère de Dieu !

Puisse cet article éclairer ceux qui douteraient encore de la bonne foi des fillettes, de la réalité des extases, de l’importance et de l’urgence du Message de Notre Dame et réaliser Ses demandes.

Les évêques ont publié des notes mais ce ne sont pas des « jugements officiels » de l’Eglise ; celle-ci laisse le soin à l’évêque du lieu le pouvoir de donner un avis, mais, pour rappel, un évêque n’est pas infaillible !

L’histoire de Mgr Puchol n’est pas sans rappeler les maux terribles et morts tragiques d’évêques qui ont suivi les apparitions de La Salette et qui eux aussi, ont toujours combattu contre la volonté du Ciel…

Mgr Ginoulhiac, pour refuser la règle de Mélanie, la traita de folle. Il est mort fou, jouant à la poupée… et avec le contenu de son pot de chambre.

Mgr Fava, en inaugurant les bureaux de “La Croix de l’Isère”, y installa N.-D. de Lourdes, méconnaissant de nouveau, vu les circonstances, la faveur que la Très Sainte Vierge avait faite à son diocèse. La soirée fut joyeuse dans les bureaux et il se retira tard. Le lendemain il fut trouvé mort, sur son plancher, dévêtu, les bras tordus, les poings crispés, les yeux, le visage exprimant l’effroi d’une horrible vision.

Mgr Guibert, évêque d’Amiens, avait dit : “Le Secret de La Salette n’est qu’un tissu d’impiété, de mensonges et d’extravagances”. Devenu archevêque de Bordeaux, il est nommé cardinal et fait déjà des promesses pour quand il aura le chapeau. Le 9 août 1889, il se trouve un peu indisposé… Le 15, on le laisse seul un instant. Quand on revient, on voit à des traces, qu’il s’est accroché aux tapis et aux meubles avec désespoir. Il était mort. Au cours des funérailles pompeuses, la lourde bière roula du haut du catafalque et tomba sur le sol avec un bruit de tonnerre répercuté sous les hautes voûtes de la cathédrale. La foule se retira épouvantée et n’assista pas à l’inhumation… qui se fit… de nuit.

Le Cardinal Meignan, archevêque de Tours, ennemi déclaré de La Salette, mourut subitement pendant la nuit, quand la veille il était plein de santé.

Mgr Darboy, archevêque de Paris, ne croyait pas à La Salette, et pendant deux heures en 1866, il avait fait l’impossible pour amener Maximin à déclarer la fausseté de l’apparition. “Monseigneur, croyez ou ne croyez pas à l’Apparition de la Sainte Vierge à La Salette. Mais si je vous disais que vous mourrez fusillé, y croiriezvous ?” Mgr Darboy partit d’un éclat de rire. Cinq ans plus tard, le 18 mars 1871, il était incarcéré à la prison de la Roquette, le 24 mai, il tombait sous les balles après avoir fait réparation d’honneur à Notre-Dame de La Salette.

Mgr Sevin, archevêque de Lyon fut un adversaire acharné du Secret que ses efforts furent impuissants à faire mettre à l’index. Il fut frappé de mort subite, et la décomposition s’accentua malgré l’embaumement à un point terrifiant pendant toute la durée de l’exposition sous le catafalque. L’intérieur du corps, rapporte le Docteur Leclerc qui assista à l’autopsie, était déjà rongé des vers. Le Cardinal Amette, archevêque de Paris. La princesse de la Tour du Pin demanda un jour chez elle, au Cardinal, pourquoi le Pape admettant le Secret, son Eminence l’interdisait dans son diocèse. Il répondit à la princesse : “Le Pape est évêque à Rome, et je suis évêque ici”.

Mgr Dechelette, évêque d’Evreux, autre ennemi de La Salette, même fin que le Cardinal Amette.

(A cette époque, plusieurs évêques et cardinaux français se signalèrent par cette noirceur et putréfaction immédiate lors de leur décès. On parla alors des “Nègres de l’Episcopat”).

Le bulletin du diocèse de Reims, 7 Octobre 1911 et 25 Mai 1912, le Chanoine Frezet y proclame carrément que le Secret confié par Mélanie à Pie IX n’est jamais sorti du Vatican, que le tissu de grossièretés et de sottises, publié sous le titre de Secret de La Salette ou Secret de Mélanie est à l’index, et constitue un outrage au bon sens dont l’Eglise est la gardienne non moins que de la foi révélée…
Le 19 Septembre à trois heures de l’après-midi, commença le bombardement systématique de la cathédrale de Reims !

Les chefs, les conducteurs du peuple de Dieu ont négligé la prière et la pénitence, et le démon a obscurci leurs intelligences ; ils sont devenus ces étoiles errantes que le vieux diable traînera avec sa queue pour les faire périr. (Notre Dame de La Salette)

Tout affront au Ciel attire la colère de Dieu !

Un autre article du blog a traité sur le sujet des évêques de Santander,
avec le témoignage d’un prêtre ayant assisté aux extases des fillettes. A lire ici.

Les informations de cet article sont extraites des liens suivants :

http://www.conviccionradio.cl/PDFs/s_XX_Fat.pdf

http://www.eldiariomontanes.es/pg060429/prensa/noticias/Sociedad/200604/29/DMO-TEL-148.html

http://hemeroteca.lavanguardia.es/preview/1968/04/28/pagina-9/34360588/pdf.html?search=Puchol%20%20Mayo%201967

Publié dans B- Prophéties et signes annonciateurs, G- Hors de l'Eglise, point de Salut ! | Pas de Commentaires »

- La rétractation de Mari Cruz

Posté par Pèlerin le 8 septembre 2010

Nous n’avons rien à cacher au sujet de Garabandal. Ni dans un sens, ni dans l’autre. Il faut le prendre tel qu’il est tout entier, avec ses lumières éclatantes et ses ombres momentanées.

Nous ne sommes pas chargés de pénétrer les secrets de Dieu en regardant les épaules douloureuses de Mari Cruz. Mais nous en disons, sans hésiter, ce que nous en savons. Avec respect, affection et compassion.

En novembre 1962, Mari Cruz n’avait plus d’extases. En ce temps-là, elle suivait ses trois compagnes conduites comme d’habitude, à travers le village, des heures durant, par leur vision. Le visage pâle, modeste, attentive et fraternelle, elle priait ou chantait avec la foule qui suivait inlassablement Conchita, Loli et Jacinta. Nulle jalousie, aucun doute sur la réalité des choses. Parfois une ombre de regret du bonheur passé mais qui pouvait renaître. Car ce n’était pas la première fois que Mari-Cruz devait attendre le retour de la Vierge.

Mari Cruz de Garabandal

Mari Cruz ? C’est Marie de la Croix.

Son « témoignage » ? Celui du mystère si douloureux et pourtant si nécessaire de la contradiction vivante qui déchire un coeur d’adolescente.

Sa passion, ou sa compassion, finira le jour du Miracle, comme nous l’a dit sa plus grande amis, Conchita.

(…)

Mari Cruz a dit à l’évêque ne pas avoir vu la Vierge…. rétractation naturelle ou forcée ?…. il semble bien que les petites aient subi d’énormes pression de tous côtés (de la famille… par exemple, pour la voyante Conchita, Aniceta, sa mère, excédée par les extases et les conséquences dans le village, la battait…. On a coupé les beaux cheveux de Conchita qui refusait de nier les Apparitions…… pressions du village…  de l’évêché….

 Les adolescentes se sont rétractées par écrit en 1966, elle ont déclaré à l’évêque, Mgr Vicente Puchol Montis, qu’il s’agissait à l’origine d’un jeu d’enfant mais que la pression sociale les avait poussées à mettre en scène des transes spectaculaires. En 1971, Conchita Gonzalez et Jacinta Gonzalez renièrent leurs rétractations. Mari Cruz n’a jamais renié sa rétractation…. elle le fera le jour du Grand Miracle comme annoncé… Si quelqu’un prétexte : »je l’ai vue à Garabandal… » …n’est-il pas normal tout simplement qu’elle apprécie de revoir son village et de retrouver ses proches ?…

***

LA RETRACTION DE MARI CRUZ A SANTANDER

… Ce qui suit est la seconde partie de la conversation de Jacinta avec le même interlocuteur. Nous estimons qu’elle est de la plus haute importance pour comprendre l’attitude actuelle de Mari Cruz.

Jacinta s’y révèle ferme et volontaire, capable de croiser le fer et de frapper au bon endroit.

Les réponses de Mari Cruz indiquent à l’évidence que, comme l’a dit depuis longtemps Conchita, elle ne parle pas par elle-même, ce qu’elle dit ne vient pas d’elle-même.

Son interlocuteur demande à Jacinta: As-tu parlé avec Mari Cruz après qu’elle a simulé une extase devant Monseigneur PEvêque, après qu’elle a été interrogée par M, le chanoine Odriozola, greffier de la Commission de Santander?

Réponse de Jacinta:

Quand nous avons parlé de cela, nous étions toutes deux devant Generasa, une femme du village. Elle assistait à notre conversation.

J’ai demandé à Mari Cruz:

Qu’as-tu osé faire devant Monseigneur l’Evêque? Elle n’a pas répondu à la question et m’a attaquée immédiatement.

Je suis ferme et inébranlable. Si tu l’étais, toi aussi tu m’imiterais.

Ferme et inébranlable, c’est moi qui le reste! Oui. Dis-moi, est-ce la vérité que tu aies simulé une extase, et que tu aies en même temps nié avoir vu la Vierge? Comment est-ce possible?

Oui, j’ai simulé une extase… Alors, j’ai continué:

Mari Cruz, quand tu mentais en affirmant avoir vu la Vierge, tu allais communier tous les jours. Maintenant que tu dis n’avoir pas vu la Vierge, tu prétends donc affirmer la vérité. Et tu ne communies plus. Pourquoi, Mari Cruz?

C’est égal…

Jacinta, tu te crois donc meilleure que moi, aujourd’hui?

Non, non, au contraire. En mettant les choses au mieux, je suis pire que toi.

A ce moment, Mari Cruz montre que l’entretien l’importune. Je continue cependant:

Pourquoi deviens-tu si nerveuse?

Elle se fâche, et, en colère: Parce que tu crois être seule à avoir vu la Vierge, parce que tu crois que moi, je ne l’ai pas vue… parce que cela m’enrage qu’on dise ce qui n’est pas…

Alors Mari Cruz ajoute:  Tout cela vient de l’ambiance du village. Oui, le Padre Odriozola me l’a expliqué à Santander: c’est l’ambiance du village qui est la cause de…

Jacinta conclut:

Mari Cruz n’a pas terminé sa phrase. Elle voulait dire, mais ne l’a pas osé, que le Padre Odriozola attribuait les apparitions à l’ambiance du village. Alors j’ai essayé de changer de conversation. Il ne plaît pas à Mari Cruz qu’on parle de son attitude personnelle.

Mari Cruz n’admet pas que Jacinta pense qu’elle-même, Mari Cruz, n’a pas vu la Vierge. De plus elle affirme qu’à Santander on lui a fait comprendre que les apparitions étaient le résultat de l’ »ambiance » créée au village par la population et par les étrangers.

Ici, nous venons au secours de la mémoire de Mari Cruz dont la nervosité est responsable d’une omission très importante. Si elle avait dit tout ce qui s’est passé à Santander le 24 juin 1965, elle aurait avoué à Jacinta deux de ses réponses dont nous garantissons l’authenticité absolue :

  • Quand j’ai simulé une extase, à l’évêché, Monseigneur m’a dit, au bout d’une minute : « cela suffit ».

  • Quand on m’a parlé de la nature des extases, j’ai répondu : « lorsqu’elles étaient vraies, on ne voyait rien, on n’entendait rien autour de soi. Lorsqu’elles étaient fausses, on voyait et on entendait tout ».

Pauvre et chère Mari Cruz, comment sait-elle ce qu’est une extase…. vraie ?

*

Une lettre pour témoignage…

J’ai séjourné de nouveau, cet été de 1966, à Garabandal.

Il m’a été plus facile de voir souvent Mari Cruz, car elle était relativement plus souvent devant la porte de sa maison. Je ne sais pourquoi, mais dès le début de ce séjour, j’ai éprouvé le besoin de l’approcher et de la mieux connaître.

Elle est très gentille, son regard est très franc. Cette adolescente qui est la plus délaissée est une de celles qui souffrent le plus.

Je commence, je crois, à comprendre un peu son attitude.

J’ai, en effet, été témoin, un soir, en revenant de prier aux Pins, avec deux jeunes filles espagnoles d’une crise de Pilar, la mère de Mari Cruz. Elle s’en prit à mes compagnes à cause de leurs dévotions aux Pins et de leur attachement à la cause de Garabandal.

Ce fut horrible. Malgré mon âge et ma profession, moi, parisienne, j’avais très peur.

Je ne suis plus retournée devant sa maison après cette scène incroyable, tellement l’attitude de Pilar m’avait troublée. L’ayant vue souvent auparavant, je ne pouvais l’imaginer telle qu’elle fut en cette occasion.

Je ne connais pas le père de Mari Cruz, mais que peut faire cette adolescente de seize ans devant une mère déchaînée comme il m’a été donné de la voir ? Pas grand-chose ; et pour avoir la paix, la pauvre petite a dû céder et faire cet affreux mensonge.

Comme elle doit souffrir ! Il faut bien prier pour elle, car son calvaire doit être fort pénible.

Père Laffineur : « l’étoile dans la montagne »

***

Mari-Cruz…

Elle était la plus jeune des quatre, d’un an exactement.

Je voudrais faire ici une mention particulière de Mari Cruz, car les appréciations à son égard n’ont pas toujours été très justes. Elle a beaucoup souffert. Elle était très obéissante et très vertueuse. En dehors de l’extase, sa modestie lui conférait un attrait spécial, à plus forte raison pendant l’extase avait-elle un charme particulier. Elle était très humble. En juillet 1969, conchita me disait encore d’elle qu’elle était très bonne, extrêmement bonne…. « oh oui, très bonne ! »

Pour ma part, je puis assure rque ce que l’on peut dire de sa bonté et de sa charité chrétienne ne reflète que très peu la réalité. Et que dire de sa souffrance morale puisque même en son nom elle porte la croix !

Elle était puérile autant que réfléchie, et comme elle était douce, humble, délicate ! Extrêmement délicate. Elle était obéissante particulièrement à sa mère Pilar à qui elle dut plus d’une fois obéir, les larmes aux yeux. Ne se vit-elle pas parfois, par obéissance, empêchée de voir la Vierge ? La Vierge avait recommandé aux petites d’obéir à leurs parents et aux supérieurs hiérarchiques avant que d’obéir à Elle-même.

Citons ce fait concret :

Si les parents disaient à leurs enfants d’aller se coucher, alors que la Vierge avait annoncé sa visite pour une telle heure avancée de la nuit, la petite leur demandait la permission de rester, mais si le refus était maintenu, elle pleurait mais allait se coucher ; le désir de voir la Vierge était grand, mais l’enfant obéissait et offrait ce sacrifice.

Si l’heure annoncée par la Vierge, la petite était au lit, mais éveillée, la Vierge venait à elle et la petite tombait en extase. Parfois elle restait au lit, en extase, ou bien, toujours en extase, elle se levait, s’habillait, sortait dans le village, conversant avec la Vierge ou récitant le chapelet.

Si à l’heure annoncée par la Vierge, la petite dormait, la Vierge respectait son sommeil et ne la réveillait pas.

En de nombreuses occasions, Mari Cruz ne peut attendre le rendez-vous fixé par la Vierge, du fait de l’obéissance à sa mère. Le père de famille restait aux alpages et la maman était seule à veiller sur sa fille. Elle agissait ainsi pour ménager la santé de sa fille qui travaillait aux champs dans la mesure de ses forces.

Au sujet de l’état d’esprit religieux de la famille de Mari Cruz…

On ne peut dire qu’il s’agit d’une famille peu pratiquante ; disons qu’ils ‘agit avant tout d’une famille pauvre où il fallait travailler beaucoup pour faire vivre la maisonnée.

C’était une famille pratiquante, sans plus. Le père, malade, ne pouvait descendre des alpages, étant donné son état de santé et la nécessité de profiter au maximum des heures de travail, car la main-d’oeuvre n’abondait pas dans la famille. Mais s’il lui arrivait de descendre au village le dimanche, on le voyait à la messe, ainsi que sa femme et sa fille.

Je le dis sans hésitation : au temps des apparitions, elle m’apparaît la plus déférente à l’égard du sacerdoce, la plus « petite », au sens de la doctrine de notre Teresita (« petite Thérèse », comme les Espagnols appellent si gentiment Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus), la plus docile et la plus abandonnée au bon plaisir de la Sainte Vierge.

Depuis son anniversaire de juin 1965 que nous avons fêté chez elle avec Loli, si affectueusement ; depuis ma visite à sa mère Pilar, vers 16 heures, le 10 octobre 1967, Mari Cruz et les siens savent avec quelle sincérité, quele fidélité également je les estime et je les aime.

Ils n’ignorent pas non plus -et si je me trompais, que ces lignes les rassurent – que les négations de la plus jeune des voyantes n’ont jamais affecté le moins du monde mes certitudes absolues au sujet de « l’Asunto », de l’Affaire de Garabandal.

Comme d’autres j’ai essayé de comprendre pourquoi celle qui m’avait affirmé, sans ambages, un jour, qu’elle avait vu la Vierge, pour la dernière fois le 12 septembre 1962, niait le lendemain, le front buté, qu’elle lui fût jamais apparue.

(…)

« Mari Cruz, fille très aimée et très douloureuse de Notre Dame du Carmel de Garabandal, toi qui en français, t’appelles Marie de la Croix, sois courageuse et fidèle à ta vocation. La « Montée du Carmel » est plus rude pour toi que pour tes compagnes. La Vierge te l’a peut-être prédit en te donnant le « secret » qui fait l’émotion de ceux qui croient le connaître, ou du moins ont essayé de le deviner. Prie pour ta famille et pour nous, car elle et nous, nous devons attendre le soir du Miracle à venir pour comprendre ton « mystère ignoré ou méconnu », celui que tu es toi-même dans le plan de Dieu à Garabandal.

Don José Ramon Garcia de la Riva
(mémoires d’un curé de campagne espagnol)

Mari Cruz de Garabandal

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