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- Pour le règne social de NSJC (élections)

Posté par Pèlerin le 4 mai 2012

Enfin un prêtre qui a le courage de donner
la doctrine catholique sur la question du vote,
pour les catholiques
désemparés en cette élection présidentielle de 2012.

 

St Jeanne d’Arc, priez pour la France.
Saints et Saintes du Ciel, priez pour nous.

Vous pouvez entendre ce sermon sur le site de Notre Dame des Dons :
Cliquez sur le 2ème document audio sur le lien :
http://notredamedesdons.net/2161/3e-dimanche-apres-paques-2012/

 

SERMON DE M. L’ABBÉ LAFITTE      
POUR LE TROISIÈME DIMANCHE DE PÂQUES 2012     
SUR LA QUESTION DU VOTE
AUX ÉLECTIONS PRÉSIDENTIELLES DE 2012     

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit,

mes bien chers  frères, mes bien chers amis,  
     
Puisque nous sommes en période électorale, je voudrais  rappeler au cours de ce sermon les principes de l’Église. Il y a une  politique de l’Église, mes bien chers frères, elle a un nom : « le  règne social de Notre Seigneur Jésus-Christ ». Et je voudrais vous  rappeler à partir de ce dogme de Foi, puisque c’en est un,  justement les principes qui doivent guider l’âme et l’intelligence  d’un catholique dans ces périodes électorales.
       
Le premier principe est la soumission que toutes les créatures doivent avoir à Dieu. Les catholiques bien sûr, sont soumis à Dieu, mais pas simplement les catholiques ; les hérétiques, les musulmans, les juifs, les protestants, ceux qui ne croient à rien du tout, sont également soumis à Dieu, parce que Notre Seigneur  Jésus-Christ est Roi de Sa Création. Il est Roi par nature puisqu’Il est le Créateur de toutes Ses créatures. Étant créés par Notre  Seigneur Jésus-Christ, nous avons donc un devoir grave de reconnaître comme Créateur Celui qui nous a créés, et donc  Notre Seigneur Jésus-Christ. Notre Seigneur Jésus-Christ possède, à ce titre, des droits sur chacun d’entre nous, alors que nous avons des devoirs. L’Église enseigne également que Notre Seigneur Jésus-Christ est Roi également par droit de conquête puisqu’Il est mort pour nous sur la Croix, et étant mort pour nous sur la Croix, par ce mystère de la Rédemption qu’Il a accompli au Vendredi Saint, Il a de nouveau des droits personnels sur chacun d’entre nous. Ces droits sont indépendants de notre conception personnelle sur le sujet. Notre Seigneur Jésus-Christ est Roi de toute la terre, de toutes Ses créatures.     
  
A cause de ce dogme de Foi, il est évident que l’Église a aussi enseigné qu’il doit y avoir une union étroite entre l’État et l’Église. Ce sont deux sociétés parfaites : l’État dans le domaine temporel, l’Église dans le domaine spirituel. Mais, de même que le corps et l’âme doivent être unis, de la même façon il faut une  union entre l’État et l’Église. Dans le domaine mixte qui touche à la fois au spirituel et au temporel, l’Église, qui représente  justement Notre Seigneur Jésus-Christ, a aussi son mot à dire dans le domaine pratique, donc dans le domaine de l’État.       
Ainsi, mes bien chers frères, le plus grand blasphème que nous puissions entendre contre cette royauté sociale de Notre Seigneur Jésus-Christ, c’est de prétendre que Notre Seigneur Jésus-Christ  n’a rien à dire en matière politique. C’est véritablement un blasphème de dire que Notre Seigneur Jésus-Christ n’a rien à faire  en matière politique, car ce blasphème sépare ce que Dieu a voulu unir : l’Église et l’État.     
Rappelons des choses élémentaires : de savoir par exemple si  dans un pays nous accepterions l’avortement ou le divorce, des  choses de ce genre, ce sont des affaires politiques. Et si nous  disons, ce que nous entendons beaucoup trop souvent, que l’Église et l’État doivent être séparés, cela voudrait dire que Notre  Seigneur Jésus-Christ n’aurait rien à dire à l’État contre le divorce et contre l’avortement ? Ainsi, Notre Seigneur Jésus-Christ étant  Dieu de toutes Ses créatures a un droit strict pour chacun d’entre nous.     

Et je le répète, le plus grand blasphème qui puisse se dire sur ce sujet est de prétendre que Notre Seigneur Jésus-Christ n’a rien à voir avec la politique.
Il est évident que toutes les personnes, le dix personnes qui se  présentaient la semaine dernière aux élections, avaient toutes un point commun : toutes, de l’extrême droite à l’extrême gauche,  toutes, toutes, toutes, sans aucune exception, avaient mis soigneusement Notre Seigneur Jésus-Christ complètement hors  de leur campagne électorale. Notre Seigneur Jésus-Christ a été le grand absent de cette campagne électorale. Non seulement le  Nom de Dieu a été soigneusement mis de côté, mais même la simple morale naturelle. La simple loi naturelle a été elle aussi soigneusement mise de côté.     

Et puisque donc c’est un blasphème de dire que Notre Seigneur Jésus-Christ n’a rien à voir avec la politique, mettre soigneusement de côté Notre Seigneur Jésus-Christ, Vrai Dieu et  Vrai Homme, en dehors de toute la campagne politique, est donc un blasphème. A-t-on le droit, mes bien chers frères, de voter  pour des blasphémateurs ? La réponse me semble évidente. Il est évident qu’il y a donc péché, péché grave de voter pour des gens  qui ne veulent pas du Bon Dieu, qui soigneusement écartent délibérément Notre Seigneur Jésus-Christ, Vrai Dieu et Vrai  Homme, de toute influence sur cette terre, sur cette politique, sur ce pays de France.     

On me fait une objection : « Mais Monsieur l’Abbé, que faites-vous du devoir électoral ? »
Le devoir électoral n’existe pas.    

Prenez le catéchisme de Saint Pie X, il n’y a pas un mot au 4ème  commandement sur le devoir électoral ! D’où vient cette idée  saugrenue qu’il y a un devoir électoral en France ? C’est une  invention, mes bien chers frères, de certains évêques français autour des années 1870 – 1880. Cette invention n’a jamais été  sanctionnée par l’Église. Prenez le catéchisme du Concile de Trente, prenez le catéchisme de Saint Pie X qui a été écrit en  1910, il n’y a pas un mot sur le devoir électoral. Donc, il est évident que pour cette raison, non seulement il n’y a pas de péché  de ne pas voter, mais il y aurait un péché de voter pour des gens qui ne veulent pas de Notre Seigneur Jésus-Christ, qui veulent  supprimer Son influence et celle de Son Église en matière politique. Cela me semble absolument évident.     

On entend immédiatement une deuxième objection : « Mais, Monsieur l’Abbé, il faut avoir du bon sens, et à cause de ce bon sens, il nous faut suivre le moindre mal ». D’où vient cette  deuxième idée également saugrenue que le moindre mal est  acceptable pour un catholique ? J’ai étudié au cours de ma  formation au séminaire d’Ecône, j’ai étudié en théologie morale la doctrine du moindre mal. La doctrine du moindre mal a toujours  été condamnée da façon absolue par l’Église.     
Qu’est-ce qu’un moindre mal ? Cela veut dire que quand on a deux maux, on peut choisir le moindre. Mais d’où vient cette idée ?  
Notre Seigneur Jésus-Christ nous a-t-il dit que nous avions le droit de faire un petit péché qui serait mieux qu’un gros péché ?  
Je voudrais vous donner un exemple tout simple, c’est l’exemple  qu’on nous avait donné en théologie morale, je m’en rappelle encore comme si c’était hier : Imaginez une mère de famille qui a  cinq enfants en bas âge et qui attende son sixième. Les médecins  ont déterminé qu’à cause d’une grave anomalie d’ordre médical, la  maman va mourir avec son bébé. Et donc, puisque cette maman est déjà mère de cinq enfants qui sont en bas âge et qui ont  besoin de ses soins attentifs, et bien donc, on va décider en choisissant le moindre mal de supprimer l’enfant pour faire vivre la mère. Une telle action, mes bien chers frères, est un meurtre pur et simple. On n’a pas le droit de tuer l’enfant pour sauver la  maman. Seul Dieu peut choisir, pas nous. Et c’est la même chose, mes bien chers frères, dans tous les domaines. Constamment  dans notre vie nous sommes exposés à ce moindre mal.    
Avons-nous le droit de commettre un péché délibéré pour éviter un péché plus grave ? La réponse est non.   
Dieu étant Dieu peut et a le droit d’utiliser une chose mauvaise  pour Sa plus grande gloire. Il ne veut pas la chose mauvaise  directement, c’est absolument évident. Dieu, par exemple, dans  Sa miséricorde pourrait utiliser une chute morale de l’un d’entre nous, un péché grave que nous aurions commis, pour augmenter  en nous la vertu d’humilité, la vertu de confiance en la  miséricorde infinie du Bon Dieu, bien sûr ! Mais on ne peut en  aucun cas faire commettre un péché, sous prétexte que Notre Seigneur Jésus-Christ pourrait utiliser ce péché afin de nous faire  progresser dans la vertu d’humilité. A-t-on le droit de commettre  un péché, par exemple pour sauver la vie de plusieurs personnes ?  La réponse est non.    

L’Église a toujours répondu non à l’objection du moindre mal.     

En fait, d’où vient cette théorie complètement saugrenue encore une fois du moindre mal ?
C’est une déformation d’un autre point de théologie morale par lequel on peut choisir entre deux biens.
On a le droit de faire un moindre bien, on a jamais le droit de faire un moindre mal.  

C’est absolument impossible. Si par exemple on ne peut pas, pour une raison indépendante de notre volonté faire un bien important que nous avions prévu de  faire à l’égard du prochain, on peut choisir un bien inférieur, un bien plus petit, j’allais dire, sous prétexte qu’on ne peut pas faire  le bien plus grand que nous avions l’intention de faire. Donc, on peut accepter de faire un moindre bien, mais jamais un moindre mal. Le moindre mal, mes bien chers frères, est un mal. C’est un péché, et c’est quelque chose qu’on ne peut jamais commettre,  quoiqu’en disent les évêques de notre pauvre pays de France depuis des années et des années.     
Ouvrons un peu les yeux mes bien chers frères, et regardez donc où nous a mené cette fausse théorie du moindre mal.   
Ouvrez les yeux, regardez un peu ce qui se passe dehors, voilà les conséquences du moindre mal, cette théorie complètement fausse qui nous est prêchée maintenant depuis pratiquement de longues années. Vous ne trouverez jamais un seul texte du Magistère de l’Église, je parle bien sûr du Magistère datant d’avant la mort de Pie XII, en 1958, et je vous mets au défi de me trouver un texte du Magistère de l’Église qui enseigne qu’on a le droit de choisir le  moindre mal. Le moindre mal est un péché.     

Enfin, il y a une troisième objection que nous entendons souvent en cette période électorale :
« Mais Monsieur l’Abbé, la Démocratie en France est d’inspiration chrétienne. »  Je pense qu’on ne peut rien comprendre sur ce qui se passe dans notre pauvre pays de France sans réaliser avant toute chose que la  République issue de l’échafaud sur lequel le roi de France Louis  XVI a laissé sa tête, sans bien comprendre donc que cette  République dite française est avant tout substantiellement antichrétienne.
Qu’est-ce que cette Démocratie ? Vous connaissez la formule :   

« l’art d’agiter les peuples avant de s’en servir ».  
C’est tout à fait vrai.  

On me dit : « Mais, Monsieur l’Abbé, la Démocratie en France, ce n’est rien d’autre que le pouvoir du peuple ».   
Mensonge ! Ce n’est pas du tout le pouvoir du peuple, c’est le pouvoir du nombre, le nombre qui va décider où est la Vérité !  
Mais nous, catholiques, nous savons très bien, mes bien chers frères, que la Vérité est objective et que nous devons absolument soumettre par notre intelligence la volonté à cette Vérité. En aucun cas nous ne pouvons justement décider ce qui est vrai et faux, c’est Notre Seigneur Jésus-Christ qui l’a déjà décidé, c’est Notre Seigneur Jésus-Christ qui nous a donné une Loi, et qui, par cette Loi, nous indique ce que nous pouvons faire et ce que nous ne pouvons pas faire. Donc la Démocratie, telle qu’elle existe en France, n’est rien d’autre, mes bien chers frères, que le pouvoir du nombre, le nombre qui détermine si on a le droit d’offenser le Bon Dieu ou non. Mais le nombre n’a rien à faire avec cela.     

Vous voyez, mes bien chers frères, comme il est important à mon avis de connaître ces choses-là.    

Ce n’est pas mon enseignement personnel que je donne (un prêtre n’a pas d’enseignement personnel à donner en prêchant pendant la Sainte Messe), ce que je vous donne c’est simplement l’enseignement de l’Église. Voilà ce que l’Église a toujours enseigné, voilà ce que l’Église enseigne dans ses catéchismes, surtout dans le catéchisme de Saint Pie X.   Nous ne sommes pas le Bon Dieu, mes bien chers frères, nous devons nous soumettre à ce que l’Église a toujours fait.      « Mais alors, Monsieur l’Abbé, que devons-nous faire dans ces élections ? »  
Mais je vous laisse appliquer par vous-mêmes ce que je viens de vous dire :  
peut-on pratiquer un moindre mal dans les élections qui arrivent dimanche prochain ? Non.  
Nous avons le choix entre la peste et le choléra.  
Vous préférez mourir de la peste ou du choléra ?  
Bon courage pour faire un choix !  
Personnellement, je préfèrerais mourir ni de l’un ni de l’autre.  
Je ne sais pas ce que vous en pensez vous-mêmes….  

Et puis, on me dit :    

« Mais, Monsieur l’Abbé, il faudra bien nous soumettre à la volonté du peuple…… »   Mais si la volonté du peuple est de mettre Notre Seigneur Jésus-Christ à la porte, je suis désolé, mais c’est un péché que d’accepter cette soumission.  

En aucun cas nous ne pouvons nous soumettre à des bandits qui ne pensent qu’à une seule chose,    

c’est augmenter leurs comptes en banque et à mettre le Bon Dieu en dehors de tout ce qu’ils font.   Mes bien chers frères, les gens nous disent immédiatement :   «Mais alors, à ce moment-là, vous ne pouvez plus rien faire !».  
Oui, il faut faire quelque chose : prier, on peut encore prier, encore faire pénitence pour notre pauvre pays de France.  
Si le Bon Dieu a su susciter au XVème siècle une petite jeune fille de 17 ans pour sauver le pays,   
Sainte Jeanne d’Arc, le Bon Dieu pourrait aussi susciter demain quelqu’un d’autre, vous ou moi,  
quelqu’un de très simple peut-être qui serait utilisé par Lui comme un instrument pour sauver ce que la société moderne a décidé de condamner.  

Il faut, mes bien chers frères, surtout en ces périodes électorales,  il nous faut absolument, justement mettre le Bon Dieu au milieu de tout cela.  
Vous allez perdre votre temps à essayer de changer ce qui ne peut pas être changé malheureusement  à cause de la corruption qui nous attend.  

Vous pourriez faire beaucoup plus pour le règne de Notre Seigneur Jésus-Christ, par exemple en venant passer une heure ou deux devant le Saint Sacrement à l’exposition du Saint Sacrement qui aura lieu ce vendredi soir de 21 h à 23 h.
Vous feriez infiniment plus de bien pour votre âme et pour l’âme de ceux qui vous entourent en agissant ainsi. Notre Seigneur Jésus-Christ, mes bien chers frères, n’est pas quelqu’un de facultatif : ou nous choisissons Notre Seigneur Jésus-Christ, ou nous choisissons l’Ennemi de Notre Seigneur Jésus-Christ, à savoir le Démon.   Nous n’avons pas le droit, je dirais, de tenir la main droite avec Notre Seigneur Jésus-Christ et notre main gauche avec le Démon.   Cela ne marche pas, cela n’est pas possible.     

Alors, attention ! Demandons au Bon Dieu avec humilité de nous donner les lumières dont nous avons besoin, afin d’appliquer la doctrine de l’Église. Nous n’avons pas le droit, mes bien chers frères, sous prétexte du moindre mal, de donner nos voix à des gens qui sont des bandits, à des gens qui ne cherchent  qu’une seule chose, encore une fois, c’est de mettre Notre Seigneur Jésus-Christ non seulement en dehors de leur vie, mais en plus, en dehors de toute la politique notre pays. 
La nature a horreur du vide. Si Notre Seigneur Jésus-Christ n’est pas le Roi de notre pays, alors mes bien chers frères,  le Démon sera roi de notre pays et c’est ce que nous voyons malheureusement aujourd’hui partout autour de nous.
Rappelez-vous cette objection que Napoléon III avait osé prononcer devant le Cardinal Pie :  « Il n’est pas temps pour Jésus-Christ de régner, pas encore… »  

Et le Cardinal Pie avait répondu :  
« Sire, quand de grands politiques comme votre Majesté m’objectent que le moment n’est pas venu, 
je n’ai qu’à m’incliner parce que je ne suis pas un grand politique.  
Mais je suis Évêque, et comme Évêque je leur réponds :  
Le moment n’est pas venu pour Jésus-Christ de régner, eh bien ! alors le moment n’est pas venu pour les gouvernements de durer ».  
Et comme Napoléon III essayait de sauver la face en disant :  
« La religion catholique est celle de la majorité des français, mais les autres cultes ont droit à la même protection»,   l’illustre Évêque répondit : « Voilà ce que vous dit Jésus-Christ, Roi du Ciel et de la terre :  
Et Moi aussi, gouvernements qui vous succédez en vous renversant les uns les autres, Moi aussi Je vous accorde une égale protection. J’ai accordé cette protection à l’empereur votre oncle, j’ai accordé la même protection aux Bourbons, la même protection à Louis-Philippe, la même protection à la République et à vous aussi la même protection vous sera accordée ».     
Alors mes bien chers frères, mettons-nous à genoux devant le Bon Dieu, mettons-nous à genoux en recevant la Sainte Communion,  et demandons au Bon Dieu, à Notre Seigneur Jésus-Christ Vrai Dieu et Vrai Homme, de nous donner la force dont nous avons besoin, de ne pas devenir des lâches. Si nous sommes arrivés là où nous en sommes aujourd’hui, mes bien chers frères, en matière politique surtout, c’est que depuis 150 ans pratiquement, les catholiques on peur de leurs ennemis.    
Au lieu d’affirmer la Divinité de Notre Seigneur Jésus-Christ,  ils rentrent comme des souris dans leurs trous, ayant peur d’affirmer ces vérités.  Alors, évidemment le Démon peut faire ce qu’il veut de chacun d’entre nous.       

Ne laissons pas notre pays être envahi par des bandits,  par des gens qui rejettent Notre Seigneur Jésus-Christ ! 
Vous me direz : « Mais alors, on ne peut rien faire en politique ! »   Il y a une politique au moins que vous pouvez suivre, c’est celle de sauver votre famille.  

On ne peut peut-être plus faire grand-chose malheureusement officiellement en politique aujourd’hui dans notre pays,  mais au moins dans nos familles, nous pouvons faire quelque chose.  
Tant qu’il y aura, mes bien chers frères, quelques catholiques, même isolés, même très peu nombreux, qui ont la Foi, qui ont la force de mettre Notre Seigneur Jésus-Christ dans tout ce qu’ils font, qui ont le courage d’élever leurs enfants dans  la Foi catholique comme beaucoup d’entre vous le font déjà, et je vous en félicite, et bien à ce moment-là, mes bien chers frères, tant qu’il y aura ces catholiques encore vivants, le Démon ne pourra pas tout détruire en France.  
Il y aura encore quelque chose qui appartiendra à Notre Seigneur Jésus-Christ.  
Alors demandons cette force, demandons cette force avec la vertu de prudence, bien sûr, afin de savoir ce que nous devons faire.  

Notre Seigneur Jésus-Christ doit régner.  
Et si les candidats qui se présentent ne veulent pas de Notre Seigneur Jésus-Christ,  qu’au moins Notre Seigneur Jésus-Christ règne dans nos familles.     

Comment Notre Seigneur Jésus-Christ règne-t-Il dans nos coeurs ?  
Par l’état de Grâce, par la grâce sanctifiante, par l’habitation en nous de la Sainte Trinité.  
Voilà ce qu’il faut !  
Le plus grand ennemi du Démon, le plus grand ennemi de ceux qui suivent le Démon,  comme nous le voyons en politique aujourd’hui de tous côtés,  le plus grand ennemi de ceux qui suivent le Démon, c’est une âme en état de grâce.  
Une personne en état de grâce, c’est comme un rayon de lumière qui brûle dans la nuit,  un rayon de lumière comme un phare, si vous voulez, qui indique par sa lumière, même en plein brouillard, l’entrée du port pour le marin qui est perdu sur la mer déchainée.    

Voilà, mes bien chers frères, ce que nous devons comprendre.       
Alors, demandons après notre Sainte Communion,  demandons à Notre Seigneur Jésus-Christ de nous donner l’esprit de l’Église,   de faire nôtre tout ce que l’Église a toujours enseigné pendant des siècles et des siècles.   L’Église a su ce qu’était l’enseignement catholique, l’Église avait compris parfaitement, parce qu’Elle est Divine, ce qu’était la politique catholique.  
Et nous l’avons eue en France, par exemple au XIIIème siècle dans l’âge d’or de la politique unie à l’Église catholique.   

Nous avons eu au temps de Saint Louis, au temps de Saint Thomas d’Aquin, au temps de Saint Albert le Grand, nous avons eu tous ces géants de sainteté qui ont permis à des millions et des millions d’âmes de se sauver.  

Alors, mes bien chers frères, prions pour que Notre Seigneur Jésus-Christ ait pitié de nous, et si Notre Seigneur Jésus-Christ ne permet pas que demain nous ayons une Sainte Jeanne d’Arc de nouveau pour nous mener au combat, eh bien au moins ayons suffisamment confiance en Lui pour comprendre que dans nos familles nous pouvons encore faire quelque chose.       

On ne peut malheureusement pas mettre le Démon en dehors du monde moderne qui nous entoure, mais vous pouvez le mettre en dehors de vos familles, vous pouvez le mettre en dehors de vos coeurs en demandant toutes ces grâces, surtout par l’intermédiaire de la Reine de France qui est Notre Dame.    

Demandons à Notre Dame de nous aider à comprendre ces choses. Elle avait compris la Divinité de son Divin Fils, elle avait  absolument confiance dans la Divinité de son Divin Fils. Elle est la seule qui, après la mort de Notre Seigneur au Vendredi Saint,  savait qu’Il ressusciterait d’entre les morts, elle n’avait jamais perdu cette confiance. Demandons à Notre Dame, mes bien chers frères, de mettre en nos coeurs, nos âmes de catholiques, ce feu brûlant de la Charité Divine, ce feu sacré de la Vérité de Notre Seigneur Jésus-Christ. Ce que demande un feu ? Simplement d’éclairer et de chauffer.  Qu’il éclaire nos âmes, qu’il sauve nos âmes.       

De quoi avons-nous besoin ? Nous avons besoin d’un petit groupe de gens qui soient convaincus que la Divinité de Notre Seigneur Jésus-Christ est une force divine capable de tout transformer. Voilà de quoi nous avons besoin. Notre Seigneur Jésus-Christ a converti le monde avec douze apôtres. Nous avons  bien plus que douze personnes ici. Si chacun d’entre nous avions la conviction, si nous avions une Foi forte pour transporter les montagnes, alors mes bien chers frères, tout serait possible.    

Demandons ces grâces par l’intermédiaire de la Très Sainte Vierge Marie, au Nom du Père, du Fils, du Saint Esprit. 

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- Saint Sébastien

Posté par Pèlerin le 23 février 2011

SAINT SÉBASTIEN

Combat de Saint Sébastien :

- Respect du 1er commandement (!) « Tu adoreras Dieu seul et tu L’aimeras plus que tout ! »
- affermir le coeur des chrétiens
- baptêmes
- conversions
- soutien des martyrs
- combat l’idolâtrie (voyance, faux dieux, etc.)
- rejet des honneurs du monde, etc.

*** 

Son histoire :

Sébastien, Sebastianus, vient de sequens, suivantbeatitudo, béatitude ; astin, ville et ana, au-dessus; ce qui veut dire qu’ il a suivi la béatitude de la cité suprême et de la gloire d’en haut.
Il la posséda et l’acquit au prix de cinq deniers, selon saint Augustin ; avec la pauvreté, le royaume ; avec la douleur, la joie ; avec le travail, le repos ; avec l’ignominie, la gloire et avec la mort, la vie.

Sébastien viendrait encore de basto, selle.
Le soldat, c’est le Christ; le cheval, l’Église et la selle, Sébastien; au moyen de laquelle Sébastien combattit dans l’Église et obtint de surpasser beaucoup de martyrs.

Ou bien Sébastien signifie entouré, ou allant autour : entouré, il le fut de flèches comme un hérisson ; allant autour, parce qu’il allait trouver tous les martyrs et les réconfortait.

*** Actes du saint dans les oeuvres de saint Ambroise.

Sébastien était un parfait chrétien, originaire de Narbonne et citoyen de Milan. Il fut tellement chéri des empereurs Dioclétien et Maximien qu’ils lui donnèrent le commandement de la première cohorte et voulurent l’avoir constamment auprès d’eux. Or, il portait l’habit militaire dans l’unique intention d’affermir le coeur des chrétiens qu’il voyait faiblir dans les tourments. Quand les très illustres citoyens Marcellien et Marc, frères jumeaux, allaient être décollés pour la foi de J.-C., leurs parents vinrent pour arracher de leurs coeurs leurs bonnes résolutions. Arrive leur mère, la tête découverte, les habits déchirés, qui s’écrie en découvrant son sein :
« O chers et doux fils, je suis assaillie d’une misère inouïe et d’une douleur intolérable. Ah, malheureuse que je suis! Je perds mes fils qui courent de plein gré à la mort : si des ennemis me les enlevaient, je poursuivrais ces ravisseurs au milieu de leurs bataillons; si une sentence les condamnait a être renfermés, j’irais briser la prison, dussé-je en mourir. Voici une nouvelle manière de périr : aujourd’hui on prie le bourreau de frapper, on désire la vie pour la perdre, on invite la mort à venir. Nouveau deuil, nouvelle misère ! Pour avoir la vie, des fils, jeunes encore, se dévouent à la mort et des vieillards, des parents infortunés sont forcés de tout subir.»

Elle parlait encore quand le père, plus âgé que la mère; arrive porté sur les bras de ses serviteurs. Sa tête est couverte de cendres ; il s’écrie en regardant le ciel : « Mes fils se livrent d’eux-mêmes à la mort; je suis venu leur adresser mes adieux et ce que j’avais préparé pour m’ensevelir, malheureux que je suis ! je l’emploierai à la sépulture de mes enfants. O mes fils ! bâton de ma vieillesse, double flambeau de mon coeur, pourquoi aimer ainsi la mort ? Jeunes gens, venez ici, venez pleurer sur mes fils. Pères, approchez donc, empêchez-les, ne souffrez pas un forfait pareil : mes yeux, pleurez jusqu’à vous éteindre afin que je ne voie pas mes fils hachés par le glaive. »

Le père venait de parler ainsi quand arrivent leurs épouses offrant à leurs yeux leurs propres enfants et poussant des cris entremêlés de hurlements : « A qui nous laissez-vous? quels seront les maîtres de ces enfants ? qui est-ce qui partagera vos grands domaines? hélas! Vous avez donc des coeurs de fer pour mépriser vos parents, pour dédaigner vos amis, pour repousser vos femmes, pour méconnaître vos enfants et pour vous livrer spontanément aux bourreaux! »

A ce spectacle, les coeurs de ces hommes se prirent à mollir. Saint Sébastien se trouvait là ; il sort de la foule : « Magnanimes soldats du Christ, s’écrie-t-il, n’allez pas perdre une couronne éternelle en vous laissant séduire par de pitoyables flatteries. »
Et s’adressant aux parents : « Ne craignez rien, dit-il, vous ne serez pas séparés ; ils vont dans le ciel vous préparer des demeures d’une beauté éclatante : car dès l’origine du monde, cette vie n’a cessé de tromper ceux qui espèrent en elle ; elle dupe ceux qui la recherchent ; elle illusionne ceux qui comptent sur elle ; elle rend tout incertain, en sorte qu’elle ment à tous. Cette vie, elle apprend au voleur, ses rapines; au colère, ses violences; au menteur, ses fourberies. C’est elle qui commande les crimes, qui ordonne les forfaits, qui conseille les injustices ; cette persécution que nous endurons ici est violente aujourd’hui et demain elle sera évanouie ; une heure l’a amenée, une heure l’emportera; mais les peines éternelles se renouvellent sans cesse, pour sévir ; elles entassent punition sur punition, la vivacité de leurs flammes augmente sans mesure. Réchauffons nos affections dans l’amour du. martyre. Ici le démon croit vaincre ; mais alors qu’il saisit, il est captif lui-même quand il croit tenir, il est garrotté; quand il vainc, il est vaincu; quand il tourmente, il est tourmenté; quand il égorge, il est tué ; quand il insulte, il est honni. »

Or, tandis que saint Sébastien parlait ainsi, tout à coup, pendant près d’une heure, il fut environné d’une grande lumière descendant du ciel, et, au milieu de cette splendeur, il parut revêtu d’une robe éclatante de blancheur ; en même temps il fut entouré de sept anges éblouissants. Devant lui apparut encore un jeune homme qui lui donna la paix et lui dit : « Tu seras toujours avec moi. » Alors que le bienheureux Sébastien adressait ces avis, Zoé, femme de Nicostrate, dans la maison duquel les saints étaient gardés, Zoé, dis-je, qui avait perdu la parole, vint se jeter aux pieds de Sébastien en lui demandant pardon par signes.

Alors Sébastien dit : « Si je suis le serviteur de J.-C. et si tout ce que cette femme a entendu sortir de mes lèvres est vrai, si elle le croit, que celui qui a ouvert la bouche de son prophète Zacharie ouvre sa bouche. » A ces mots, cette femme s’écria « Béni soit le discours de votre bouche, et bénis soient tous ceux qui croient ce que vous avez dit : j’ai vu un ange tenant devant vous un livre dans lequel tout ce que vous disiez était écrit. »

Son mari, qui entendit cela, se jeta aux pieds de saint Sébastien en lui demandant de le pardonner ; alors il délia les martyrs et les pria de s’en aller en liberté. Ceux-ci répondirent qu’ils ne voulaient pas ‘perdre la couronne à laquelle ils avaient droit. En effet une telle grâce et une si grande efficacité étaient accordées par le Seigneur aux paroles de Sébastien, qu’il n’affermit pas seulement Marcellien et Marc dans la résolution de souffrir le martyre, mais qu’il convertit encore à la foi leur père Tranquillin et leur mère avec beaucoup d’autres que le prêtre Polycarpe baptisa tous.

Quant à Tranquillin, qui était très gravement malade, il ne fut as plutôt baptisé que de suite il fut guéri. Le préfet de la ville de Rome, très malade lui-même, pria Tranquillin de lui amener celui qui lui avait rendu la santé. Le prêtre Polycarpe et Sébastien vinrent donc chez lui et il les pria de le guérir aussi. Sébastien lui dit de renoncer d’abord à ses idoles et de lui donner la permission de les briser ; qu’à ces conditions, il recouvrerait la santé. Comme Chromace, le préfet, lui disait de laisser ce soin à ses esclaves et de ne pas s’en charger lui-même, Sébastien lui répondit: « Les gens timides redoutent de briser leurs dieux; mais encore si le diable en profitait pour les blesser, les infidèles ne manqueraient pas de dire qu’ils ont été blessés parce qu’ils brisaient leurs dieux.»

Polycarpe et Sébastien ainsi autorisés détruisirent plus de deux cents idoles. Ensuite ils dirent à Chromace :
« Comme pendant que nous mettions en pièces vos idoles, vous deviez recouvrer la santé et que vous souffrez encore, il est certain que, ou vous n’avez pas renoncé à l’infidélité, ou bien vous avez réservé quelques idoles. » Alors Chromace avoua qu’il avait une chambre où était rangée toute la suite des étoiles, pour laquelle son père avait dépensé plus de deux cents livres pesant d’or ; et qu’à l’aide de cela il prévoyait l’avenir.
Sébastien lui dit : « Aussi longtemps que vous conserverez tous ces vains objets, vous ne conserverez pas la santé. » Chromace ayant consenti à tout, Tiburce, son fils, jeune homme fort distingué, dit : « Je ne souffrirai pas qu’une oeuvre si importante soit détruite.; mais pour ne paraître pas apporter d’obstacles à la santé de mon père, qu’on chauffe deux fours, et si, après la destruction de cet ouvrage, mon père n’est pas guéri, que ces hommes soient brûlés tous les deux. »
Sébastien répondit: « Eh bien! soit. »
Et comme on brisait tout, un ange apparut au préfet et lui déclara que J.-C. lui rendait la santé ; à l’instant il fut guéri et courut vers l’ange pour lui baiser les pieds; mais celui-ci l’en empêcha, par la raison qu’il n’avait, pas encore reçu le baptême. Alors lui, Tiburce, son fils, et quatre cents personnes de sa maison furent baptisées. Pour Zoé, qui était entre les mains des infidèles, elle rendit l’esprit dans des tourments prolongés. A cette nouvelle, Tranquillin brava tout et dit : « Les femmes sont couronnées avant nous. Pourquoi vivons-nous encore? » Et quelques jours après, il fut lapidé.

On ordonna à saint Tiburce ou de jeter de l’encens en l’honneur des dieux sur un brasier ardent, ou bien de marcher nu-pieds sur ces charbons. Il fit alors le signe de la croix sur soi, et il marcha- nu-pieds sur le brasier. Il me semble, dit-il, marcher sur des roses au nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ. »

Le préfet Fabien se mit à dire : « Qui ne sait que le Christ vous a enseigné la maitrise ? »
Tiburce lui répondit : « Tais-toi, malheureux! car tu n’es pas digne de prononcer un nom si saint et si suave à la bouche. »

Alors le préfet en colère le fit décoller. Marcellien et Marc sont attachés à un poteau, et après y avoir été liés, ils chantèrent ces paroles du Psaume : « Voyez comme il est bon et agréable pour des frères d’habiter ensemble, etc. »
Le préfet leur dit: « Infortunés, renoncez à ces folies et délivrez-vous vous-mêmes. »
Et ils, répondirent: « Jamais nous n’avons été mieux traités. Notre désir serait que tu nous laissasses attachés pendant que nous sommes revêtus de notre corps.»
Alors le préfet ordonna que l’on enfonçât des lances dans leurs côtés, et ils consommèrent ainsi leur martyre. Après quoi le préfet fit son rapport à Dioclétien touchant Sébastien. L’empereur le manda et lui dit: «J’ai toujours voulu que, tu occupasses le premier rang parmi les officiers de mon palais, or tu as agi en secret contre mes intérêts, et tu insultes aux dieux. »
Sébastien lui répondit : « C’est dans ton intérêt que toujours j’ai honoré J.-C. et c’est pour la conservation de l’empire Romain que toujours j’ai adoré le Dieu qui est dans le ciel. »
Alors Dioclétien le fit lier au milieu d’une plaine et ordonna aux archers qu’on le perçât à coups de flèches. Il en fut tellement couvert, qu’il paraissait être comme un hérisson; quand on le crut mort, on se retira. Mais ayant été hors de danger quelques jours après, il vint se placer sur l’escalier, et reprocha durement aux empereurs qui descendaient du palais les maux infligés par eux aux chrétiens. Les empereurs dirent : « N’est-ce pas là Sébastien que nous avons fait périr dernièrement à coups de flèches ? »
Sébastien reprit: « Le Seigneur m’a rendu la vie pour que je pusse venir vous reprocher à vous-mêmes les maux dont vous accablez les chrétiens. »
Alors l’empereur le fit fouetter jusqu’à ce qu’il rendît l’esprit ; il ordonna de jeter son corps dans le cloaque pour qu’il ne fût pas honoré par les chrétiens comme un martyr. Mais saint Sébastien apparut la nuit suivante à sainte Lucine, lui révéla le lieu où était son corps et lui commanda de l’ensevelir auprès des restes des apôtres: ce qui fut exécuté. Il souffrit sous les empereurs Dioclétien et Maximien qui régnèrent vers l’an du Seigneur 287.

Saint Grégoire rapporte, au premier livre de ses Dialogues, qu’une femme de Toscane, nouvellement mariée, fut invitée à se rendre à la dédicace d’une église de saint Sébastien ; et la nuit qui précéda la fête, pressée par la volupté de la chair, elle ne put s’abstenir de son mari. Le matin, elle partit, rougissant plutôt des hommes que de Dieu. Mais à peine était-elle entrée dans l’oratoire Où étaient les reliques de saint Sébastien, que le diable s’empara d’elle, et la tourmenta en présence de la foule. Alors un prêtre de cette église saisit un voile de l’autel pour en couvrir cette femme, mais le diable s’empara aussitôt de ce prêtre lui-même. Des amis conduisirent la femme à des enchanteurs afin de la délivrer parleurs sortilèges. «Mais à l’instant où ils l’enchantaient, et par la permission de Dieu, une légion composée de 6666 démons entra en elle et la tourmenta avec plus de violence. Un personnage d’une grande sainteté, nommé Fortunat, la guérit par ses prières. On lit dans les Gestes des Lombards qu’au temps du roi Gombert, l’Italie entière fut frappée d’une peste si violente que les vivants suffisaient à peine à ensevelir les morts ; elle fit de grands ravages, particulièrement à Rome et à Pavie. Alors un bon ange apparut sous une forme visible à une foule de personnes, ordonnant au mauvais ange qui le suivait et qui avait un épieu à la main, de frapper et d’exterminer. Or, autant de fois il frappait une maison, autant il y avait de morts à enterrer. Il fut révélé alors, par l’ordre de Dieu, à une personne, que la peste cesserait entièrement ses ravages si l’on érigeait à Pavie un autel à saint Sébastien. Il fut en effet élevé dans l’église de Saint-Pierre aux liens. Aussitôt après, le fléau cessa. Les reliques de saint Sébastien y furent apportées de Rome. Voici ce que saint Ambroise écrit dans sa préface : « Seigneur adorable, à l’instant où le sang du bienheureux martyr Sébastien est répandu pour la confession de votre nom, vos merveilles sont manifestées parce que vous affermissez la vertu dans l’infirmité, vous augmentez notre zèle, et par sa prière vous conférez du secours aux malades. »

Quelques précisions dans Wikipédia :

Selon certaines sources, son corps aurait été transporté de Rome à Soissons, en l’abbaye Saint-Médard. Ses ossements furent ensuite disséminés à la cathédrale Saint-Protais-et-Gervais, à Hartennes, Serches, Cœuvres (1793) ; Saponay, Montigny-Lengrain (1857), Margival (1792).

Pour d’autres, son corps est toujours au Vatican, transféré en 826 des catacombes près de la basilique qui lui est dédiée à Rome, sur la via Appia. La basilique Saint-Sébastien-hors-les-Murs est visitée depuis 1552 par les pèlerins du Tour des sept églises. En tout cas, ses reliques (ou prétendues) sont disséminées dans des églises catholiques de tous les continents.

Saint Sébastien est le patron des archers. Il est aussi invoqué depuis plusieurs siècles pour lutter contre la peste. Dès lors, il est protecteur contre les épidémies en général. Il est le troisième saint patron de Rome, avec Pierre et Paul.

 Pour résumer, Saint Sébastien en quelques points…

- Respect du 1er commandement (!)
-
affermir le coeur des chrétiens
- baptêmes
- conversions
- soutien des martyrs
- combat l’idolâtrie (voyance, faux dieux, etc.)
- rejet des honneurs du monde, etc.

http://www.abbaye-saint-benoit.ch/voragine/tome01/026.htm

 Saint Sébastien, saint patron de Garabandal

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