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– Garabandal et le III millénaire

Posté par sexto le 5 décembre 2010

Contrairement à ce que certains pourraient penser , l’Eglise catholique ( y compris Pie XII ) n’a jamais condamné le millénarisme authentique prêché par de nombreux saints et non des moindres , notamment Saint Irénée de Lyon .Elle ne pouvait d’ailleurs pas le condamner puisque le millénarisme a Yahweh pour Auteur . Le chanoine Crampon lui-même , commentant l’Apocalypse XX , écrivait en 1885 :  » Nous pensons que le millénium n’a pas encore fait son apparition «  .

Pendant les premiers siècles de l’Eglise cette attente du Règne glorieux et terrestre de Jésus-Christ était commune , nous pourrions dire populaire et traditionnelle . Mais des controverses s’engagèrent au profit d’une interprétation purement allégorique des Prophéties de l’Ancien Testament et de l’Apocalypse qui finit par réduire beaucoup cette attente du Règne ! Pourtant , les prophéties qui avaient annoncé le Messie souffrant s’étaient toutes accomplies littéralement lorsque le Christ vint habiter parmi nous . Pourquoi donc refuser ,après le 5ème siècle ,l’interprétation également littéraire de ces mêmes prophéties pour ce qui concernait cette fois le Messie glorieux et son Règne terrestre à venir ?

C’est pour tous les chrétiens une immense espérance et un grand soutien en ces temps où la tyrannie de Satan sur le monde , pourtant créé par Dieu , atteint son apogée ! La foi dans le Retour Glorieux de Dieu sur la terre et dans le temps de la création visible est en effet une grande grâce par l’espérance qu’elle contient . Tous les chrétiens devraient se nourrir de cette doctrine , dans la patience et la prière , afin d’éviter les nombreux pièges du démon en cette terrible fin des temps , et savoir qu’un monde merveilleux les attend si Dieu leur prête vie .

Aucune apparition n’est plus familiale et millénariste que Garabandal où la Très Sainte Vierge , sans aucunement se départir de sa dignité , se fait très proche de l’humain , ici , non seulement des petites voyantes, ,mais même du village entier , car toutes les maisons du village ont été visitées par Notre-Dame au cours des centaines d’Apparitions ! …Et cette multiplicité universelle est fort révélatrice , elle aussi .

Voilà encore des traits millénaristes : les humains recevront communément et universellement la Visite céleste ; tels les disciples d’Emmaüs , l’appareil n’en sera pas extraordinaire comme en notre Temps des Nations , et les Visites seront nombreuses ….

Ici , à Garabandal , cela revêt d’ailleurs une signification très spéciale . En effet , exception parmi les villages de montagne espagnols , Garabandal est structuré comme Jérusalem , c’est-à-dire que ses maisons sont serrées en direction de l’Eglise , telle  » une poule qui rassemble ses poussins sous ses ailes  » selon la tendre expression de Notre-Seigneur . Grarabandal , image de Jérusalem , elle-même image du monde renouvelé , et la Très Sainte Vierge visitant dans la joie toutes les maisons du village ; quelle merveilleuse prophétie du Règne millénaire , cette Jérusalem céleste descendant  » avec les hommes  » !…

Combien cela est vécu par Notre-Dame à Garabandal , c’Est-ce que le Père Eusébio dira , ému , à la fin de son beau volume : » Garabandal , c’est l’histoire la plus belle de l’humanité depuis les temps du Christ . Ce fût comme une seconde vie de la Vierge sur la terre , et il n’y a pas de paroles qui puisent l’en remercier  » .

A Garabandal , cette merveilleuse et familière Visite de la Vierge à la terre , qui continue si clairement Fatima , le message millénariste est donc éclatant par l’appareil extérieur de l’Apparition .

C’est en effet bien inutile de parler du paradis terrestre quand les quatre « ninas  » enfants candides et remplis de joie enfantine , semblent tellement le vivre avec la Très Sainte Vierge , en de multiples et merveilleuses apparitions :

 » Cette lumière ( la signification édénique du vocable du Carmel ) , nous dit l’abbé Combe , nous permet alors de comprendre quelle était la jubilation des petites voyantes devant l’Apparition . C’était une jubilation de l’œil , de la main , des lèvres , du visage , de tout le corps , qui était irradié et comme aspiré par en-Haut dans la contemplation d’une Beauté extasiante  » .

C’est l’Apparition de la joie simple , pure et humble , millénaire enfin , telle que la connaîtra généralement l’humanité après l’épreuve cosmique purificatrice tellement bien prophétisée par le miracle du soleil à Fatima …A Garabandal , le Ciel annonce enfin ce  » Surnaturel évident  » …

 » La Fin des Temps n’est pas la Fin du Monde «  a dit explicitement la Vierge à Conchita . Cette phrase ne peut qu’avoir un sens millénariste . En effet , si la Fin des Temps se présente aux humains comme la fin du Monde , mais que ce ne sera pas la vraie fin du Monde …. c’est qu’il s’agit de la Fin mystique engendrant le Règne millénaire ; il n’y a pas d’autre solution catholique possible .

Selon Isaïe , prophète millénariste ( chapitre LXV) :

 » Car voici que je crée de nouveaux cieux et une nouvelle terre ;

On ne se rappellera plus les choses passées,

et elles ne reviendront plus à l’esprit .

réjouissez-vous plutôt et soyez dans une éternelle allégresse à cause de ce que je vais créer :

car voici que je crée Jérusalem pour la joie,

et son peuple pour l’allégresse .

Et j’aurai de l’allégresse au sujet de Jérusalem ,

et de la joie au sujet de mon peuple .

Et l’on y entendra plus désormais

la voix des pleurs ni le cri de l’angoisse .

Il n’y aura plus là d’enfant né pour peu de jours ,

ni de vieillards qui n’accomplisse pas le nombre de ses jours ;

car ce sera mourir jeune que de mourir centenaire ,

et c’est à cent ans que la malédiction atteindra le pécheur car chacun mourra pour son iniquité .

Ils bâtiront des maisons et ils les habiteront ;

ils planteront des vignes et ils en mangeront le fruit .

Ils ne bâtiront pas pour qu’un autre habite ;

ils ne planteront pas pour qu’un autre mange ,

Car les jours de mon peuple égaleront ceux des arbres

et mes élus useront l’ouvrage de leurs mains.

Ils ne se fatigueront plus en vain ,

ils n’enfanteront pas pour une mort subite ;

car ils seront une race de bénis de Yahweh ,

et avec eux leurs rejetons .

Avant qu’ils appellent , Je répondrai ;

ils parleront encore , que je les exaucerai .

Le loup habitera avec l’agneau ;

la panthère reposera avec le chevreau ;

le veau , le lion et le bœuf gras vivront ensemble ,

et un jeune enfant les conduira .

La vache et l’ourse iront au même pâturage ,

leurs petits auront le même gîte ;

et le lion mangera du fourrage comme le bœuf .

Le nourrisson s’ébattra sur le trou de la vipère ,

et dans le repaire du basilic

l’enfant à peine sevré mettra sa main .

le serpent se nourrira de la poussière ;

On ne fera point de mal et on ne détruira plus

sur toute ma montagne sainte ;

car le pays sera rempli de la connaissance de Yahweh ,

comme le fond des mers par les eaux qui les couvrent . « 

 

 » Bientôt le règne millénaire «  de Louis de Boanergès , DFT 1993

*

L’Abbé Grumel aborde aussi ce sujet : ici

ainsi que l’Abbé Méramo :ici
sur le règne des Saints Coeurs de Jésus et de Marie (millénarisme)

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- Etude d’un psychiatre au sujet de Garabandal

Posté par Pèlerin le 22 septembre 2010

 

ETUDE NEUROPSYCHIATRIQUE ET PARAPSYCHOLOGIQUE

DES FAITS DE GARABANDAL

Conférence du Docteur RICARDO PUNCERNAU.

Professeur-Adjoint de la Faculté de Médecine de Barcelone.
Ex-Directeur du Département de Neurologie de la Clinique Universitaire de Pathologie générale.
Conseiller neurologique du Département d’Angologie de l’Institut Polyclinique.
Président-Fondateur de l’Association espagnole de Recherches Parapsychologiques

*

1°) JEUX D’ENFANTS ?

Pour rechercher d’un point de vue médical les causes des phénomènes qui se produisirent à Saint Sébastien de Garabandal des années 1961 à 1965, nous devons en premier lieu voir, comme on dit, s’il pouvait s’agir d’un jeu d’enfants, c’est-à-dire d’une simulation consciente.

En sa période la plus active, les phénomènes durèrent plus d’un an et demi, avec un grand nombre de transes anthentiques accompagnées d’une perte complète de la sensibilité et de la sensorialité, avec des modifications notables du tonus musculaire, ainsi qu’une résistance extraordinaire à la fatigue et surtout avec une grande profusion de paraphénomènes parfaitement constatables par les observateurs, et tels qu’il faut rejeter la possibilité d’un jeu, d’une simulation. Entre autres, il y a un détail que l’on peut observer sur de nombreuses photographies obtenues pendant les transes et qui permettent de rejeter sans plus la possibilité d’un jeu, d’une simulation. C’est le changement instantané de l’expression émotionnelle des 4 enfants à la fois, absorbées qu’elles étaient dans la vision, et fréquemment sans contact physique qui leur permette de faire quelque signe que ce soit pour se comporter ensuite comme d’invraisemblables actrices.

Je crois qu’il n’est pas nécessaire d’insister plus avant. Une observation attentive des transes des fillettes suffisait pour rejeter cette supposition de jeu.

*

2°) HYSTERIE ?

La deuxième et plus importante cause possible de tous ces phénomènes, qui se présente à la pensée du scientifique, est l’hystérie.

L’hystérie est une névrose qui, d’après Elf, se caractérise par :

a) l’hyperexpressivité somatique des idées, des images et des affections inconscientes.

b) l’altération de la structure de la personnalité, caractérisée par la psychoplasticité et la suggestionabilité.

En ce qui concerne l’hystérie et en nous bornant au plus important pour ce qui est de Garabandal, nous devons considérer principalement deux choses :

a) les états de transe des fillettes.

b) leur caractère et leur personnalité.

a) les états de transe pouvaient rappeler, bien que de loin, les états paroxysmiques, les crises hystériques à la Charcot. Au début des transes avec chute, on pouvait vaguement penser à l’arc hystérique typique. Durant les états de transe, il y avait perte de la sensibilité tactile, thermique, et douloureuse. Cela peut être observé avec une intensité plus ou moins grande dans les états hystériques ; bien que normalement, l’hystérique réagit habituellement aux stimulis douloureux forts ou à la provocation d’un réflexe oculo-cardiaque.

Le paroxysme hystérique, la crise hystérique se présente en général sous un aspect émotionnel déplaisant, avec manque d’harmonie, quelquefois avec des contorsions ayant un aspect nettement sexuel, avec de la paralysie, des spasmes ou contractures, avec des crises de larmes typiquement hystériques d’aspect déplaisant, voire répugnant.

On ne rencontrait pas ces caractéristiques à Garabandal.

b) Le caractère et la personnalité des petites filles n’étaient pas hystériques. Elles étaient très difficilement suggestionables et hypnotisables. On ne voyait pas d’inconsistance ni dans l’identification ni dans l’unité de la personne, ni dans la trame de leur vie. Par ailleurs, jusqu’ici, et alors que bien des années ont passé, elles n’ont pas évolué vers quelque type que ce soit de névrose ou de psychose.

Il n’y avait aucune sorte de recherche théâtrale ou exhibitioniste. Le retour à la normale était tranquille, souriant et pacifique ; au cours de la transe, tout se déroulait avec une sorte d’ordre et de calme serein.

*

3°) CATALEPSIE ?

Une autre supposition, qui fut faite par un des médecins de la Commission, fut qu’il pouvait s’agir de catalepsie ou d’états cataleptiques.

Dans les états cataleptiques, le sujet est inerte, les yeux soit fermés soit ouverts, sans la triade caractéristique du sommeil (myose, strabisme divergent, et contraction de l’orbiculaire). Cet état est semi-conscient ; il peut durer des heures ou des jours. Son allure évoque et fait penser à l’hypnose, dont nous parlerons plus loin.

Disons que telle est la symptomatologie de l’état cataleptique, mais la catalepsie est un état mal défini.

Certains auteurs l’assimilent aux catatonies, avec permanence du malade dans la position qu’on lui a imposée et la « flexibilité de cire » des muscles. On la rencontre surtout dans les maladies purement psychiatriques comme dans la schyzophrénie catatonique.

Un autre type de catalepsie est lié à des dysomnies et à des paralysies dissociées du sommeil, juste à l’état hypnogène (endormissement), ou à l’état hypnopompique (moment du réveil). Ce cas-ci serait l’inverse du somnambulisme, alors que dans ce cas-là, il y aurait paralysie de type moteur et conservation de la conscience.

Finalement, il y a d’autres syndromes qui vont du « mutisme a-kiné-sique » au syndrome dénommé « locked in » ou syndrome de « l’homme refermé sur lui ». Ils sont produits par des altérations de type vasculaire, tumoral, infectieux ou traumatique au niveau du système réticulaire activateur ascendant et des projections dans le tronc cérébral ou dans le di-encéphale. Dans l’ensemble, ce sont des cas exceptionnels.

Il ne faut pas confondre les catalepsies avec la narcolepsie et la cataplexie, qui sont des crises d’hypersomnie, avec défaillance aiguë du tonus musculaire (cataplexie) de durée brève et quelquefois liées à des émotions.

Nous pourrions dire que, vu la symptomatologie de ces phénomènes, comparée à ceux de Garabandal, il s’agit de choses complètement différentes.

Pensons à ceci, que les transes de Garabandal étaient immobiles, mais aussi en état de marche, et quelquefois très rapide, avec toutes sortes de mouvements intelligents et avec une finalité précise.

Je pense que, peut-être, les médecins qui défendirent la thèse de cet état, le firent au début des phénomènes, alors qu’ils étaient seulement immobiles. A dire vrai, il n’y a pas de base objective pour défendre cette hypothèse.

Pareillement, il faut traiter des crises crépusculaires et des états de transe hypnotique.

L’état crépusculaire hypnotique consiste en un affaiblissement de la conscience, avec un début et une fin brusques, qui peuvent aller de la simple obnubilation à la stupeur qui, selon P. Janet, comporte une expérience semi-consciente de dépersonnalisation et d’étrangisation, généralement centrée sur une idée fixe.

Comme nous l’avons dit, ces états évoquent l’hypnose.

L’état extatique en viendrait à être ce que nous pourrions appeler l’envers de l’état hypnotique. Tous deux situent le sujet hors du niveau de la conscience normale, mais sous deux modes différents. Comme si l’un d’eux, l’extatique était tiré vers le dehors, vers le haut, vers le supracons-cient ou le métaconscient, et l’autre, vers la profondeur du subconscient. Dans l’hypnose, il y a flaccidité des traits, regard inexpressif, aspect général stupide et somnolent, comme d’un masque. Que l’on compare avec les états de transe de Garabandal, dont nous avons maintes photographies, avec leur vivacité d’expression émotionnelle, que ce soit des états de transe tristes, ou pathétiques, ou souriants, ou embellis. Par ailleurs, il est impossible que, dans un groupe de 4 fillettes, on puisse les faire entrer et sortir de transe instantanément, avec reproduction exacte, en même temps, et pendant le même temps, et avec les mêmes variations simultanées.

Même en considérant la possibilité d’un ordre ou d’un signal posthypnotique, cela ne peut embrasser les variations correspondant aux circonstances qui surgissaient et auxquelles les fillettes répondaient par des attitudes accomplies et des paroles adéquates.

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4°) TROUBLES DE LA PERCEPTION ?

Quant aux troubles de la perception, nous pouvons rejeter, vu le contexte de leur déroulement et leur mode de production, les hypothèses deidétisme, illusion, hallucinose, etc.

Par contre, vu son importance, nous allons nous arrêter sur les hallucinations.

L’hallucination (perception sans objet) peut être simple, soit visuelle, soit auditive, soit olfactive, soit tactile, et, en ce cas, on rencontre des altérations de zones cérébrales déterminées.

L’hallucination complexe est rare et ne se rencontre pas sans troubles neurologiques ou psychiques importants, comme nous le verrons lorsque nous traiterons des délires.

A Garabandal, outre que l’examen neurologique était normal, nous rencontrerions ceci : il n’y aurait qu’un grave trouble de la perception et par contre tout le reste des domaines neurologique et psychique serait normal. Les hallucinations complexes dans les psychoses sont d’ordinaire accompagnées de détérioration psychique globale.

On peut obtenir dans l’état hypnotique des hallucinations plus ou moins complexes. Mais arriver à provoquer la même hallucination et en même temps à 4 fillettes distinctes, avec le même contenu se traduisant en fin de compte et simultanément par une expression émotionnelle précise est quelque chose de très difficile.

On a fait des essais d’hynoptiser 4 fillettes à la fois et de leur suggérer une vision plaisante ou déplaisante. Elles réagissaient de façons, qui se ressemblaient, mais on ne pouvait obtenir les changements semblables et simultanés des fillettes de Garabandal.

Ces hallucinations complexes peuvent se produire dans les états délirants, tant dans les psychoses délirantes aiguës – ce qui ne serait précisément pas le cas de Garabandal – que dans les psychoses délirantes chroniques, où il y a aliénation du « je », et qui sont continues, persistantes et tenaces.

Dans les circonstances relatives aux fillettes en question, il y avait une personnalité normale et bien constituée, qui les distinguerait de la paranoia, de la schizophrénie paranoïde, des psychoses hallucinatoires chroniques et de la parafrénésie.

Dans ces cas, le fond du caractère et de la personnalité se trouve lié chez le paranoïaque à la méfiance, l’orgueil, l’agressivité et la psychorigidité. Chez le schizophrène, se trouvent l’autisme et la désagrégation. Dans les psychoses hallucinatoires chroniques, il y a automatisme idéo-verbal, sensoriel multiple et psychomoteur, ainsi que dans les parafrénésies à phantasmes.

S’il s’agissait d’hallucinations à Garabandal, ce serait des hallucinations simples, sans contexte de maladie mentale, sans troubles de la pensée. S’il s’agissait d’automatisme sensoriel hallucinatoire, tout se déroulerait avec sérénité, ordre, calme, sans perceptions anormales ni déplaisantes, ni aucun automatisme psychomoteur pathologique.

Comme nous l’avons dit, il y a un fond pathologique persistant en toute maladie mentale. A Garabandal, les symptômes ne se seraient manifestés que par intermittence, pendant les transes. On ne percevait chez les fillettes aucun trait de type névrosique. Leur humeur était stable, tolérante, sans contradictions.

Outre ce que j’en ai dit, la non-existence d’autres maladies neuropsychologiques était si évidente que nous nous bornerons à les mentionner. Telles sont les démences, les ologrophénies, la psychose maniaco-dépressive, les psychoses confusionnelles, l’épilepsie, les névroses obsessionnelles de phobies ou d’angoisse, etc.

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5°) EXPERIENCE HYSTERIQUE AUTOSUGGESTIVE”..

Une autre possibilité dont il fut question était celle d’états de transes hystériques avec conscience hypnoïde.

On a aussi avancé pour Garabandal l’hypothèse suivante :

Par suite d’un mouvement émotionnel intense dû à une expérience vécue de culpabilité qui, en ce cas, serait le vol des pommes et les réflexions bien connues des fillettes sur l’ange et le diable, il se serait alors établi un contact en circuit fermé de type suggestif profond de caractère hypnotique, ouvrant la porte à une expérience vécue hystérique auto-suggestive. Alors, au lieu d’hallucinations, on aurait des pseudo-perceptions.[Note de l’Editeur : Il est louable de chercher une explication ; mais, encore faut-il ne pas extrapoler ni extravaguer en cette « histoire » de pommes !..

  1. le pommier et ses fruits, au bord du chemin, était pratiquement à tous ceux qui passaient…

  2. Des pommes sur cet arbre sauvage, le 18 juin, étaient grosses comme deux noisettes !.. Il n’y avait pas de quoi fouetter un chat.

  3. Les mamans de nos «ninas», très fermes sur la bonne éducation de leurs filles, n’ont jamais «fait un plat » de ces pommes… Une gaminerie, c’est sûr, qui n’avait pas de quoi déclencher en ces fillettes solides une culpabilité morbide. Un peu de bon sens suffit en cette « histoire » de pommes. (Abbé A. Combe).]

Dans ce cas aussi, il pourrait se produire des rendements ou efforts physiques extraordinaires.

Vu la difficulté de rencontrer un si grand accroissement de suggestiona-bilité chez 4 fillettes à la fois, on supposa que cette induction était dirigée subconsciemment par Conchita, et les phénomènes se développèrent chez les 3 autres fillettes.

On a dit par exemple que si l’on parle à un enfant de la fête des rois mages, cela peut induire en lui une telle attente que, s’il est très sugges-tionable, il est possible qu’il finira par voir les augustes personnages la nuit des Rois Mages. Néanmoins, il est alors plus difficile d’expliquer que, par cette pure et simple suggestion, il entrerait en transe hypnotique. Que cela arrive à 4 fillettes à la fois complique beaucoup les choses et que ces fillettes si suggestionables se trouvent ensemble dans un petit village, le rend encore plus difficile.

Outre ce que j’ai déjà dit sur le caractère et la personnalité de l’hystérique, il y a à Garabandal comme nous le verrons tout de suite une série de phénomènes parapsychologiques qui dépassent de beaucoup la possibilité de l’explication ainsi donnée. De plus, si l’on considère cette supposition, il demeure le fait que, alors que l’induction positive sur les autres fillettes paraissait terminée, les phénomènes avaient continué et s’étaient répété.

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6°) HETEROHYPNOSE?..

Une autre hypothèse dont on a parlé est celle de l’hétérohypnose.

L’induction hypnotique pratiquée par une autre personne exige soit la présence de l’hypnotiseur, soit, quelque médiateur, comme la voix ou l’image, qui transmette la suggestion de l’hypnotiseur.

Il n’y avait certainement pas à Garabandal cet hypnotiseur supposé. De plus, comme je l’ai dit, il n’aurait pas pu embrasser les variations imprévues, en accord avec les circonstances. De même et de plus, les transes survenaient quelquefois simultanément, séparément, et en des lieux éloignés les uns des autres.

Pour résumer ce paragraphe, nous voulons insister sur ce qui suit.

a) des processus différents peuvent donner lieu à des symptômes semblables, vu que l’organisme qui les manifeste est le même.

b) à Garabandal, la symptomologie est inverse et ne forme pas un ensemble, structurant, comme le ferait un squelette, une maladie quelconque.

c) à Garabandal, même en supposant qu’il s’agirait d’hallucinations psychosensorielles, on ne constatait pas un contexte clairement pathologique.

Pour autant, « ces hallucinations » ne tombaient pas dans le cadre d’aucune maladie de type neuropsychique.

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7°) PARAPSYCHOLOGIE ?..

Faits et phénomènes parapsychologiques. Telle est l’explication, quoique non totale, qui résoud au mieux le problème de Garabandal.

Les phénomènes parapsychologiques ou phénomènes Psi se divisent en trois groupes.

a) phénomènes Psi Gamma ou phénomènes entre deux psychismes.

b) phénomènes Psi Kappa en rapport avec la matière.

c) phénomènes Psi Tau en rapport avec le temps passé ou futur.

Pour ce qui est du premier groupe, il y a à Garabandal une série de phénomènes de télépathie, de télégnose, de clairvoyance, phénomènes connus et vérifiés par des témoins bons et nombreux, moi-même inclus. Ces phénomènes Psi Gamma sont quelquefois à grande distance et ont quelquefois lieu des heures ou des jours après avoir assisté à une transe à Garabandal. Quant à la clairvoyance, les identifications de personnes ou d’objets sont fréquentes. Beaucoup d’entre elles sont relatées dans les livres qu’on a écrits sur Garahandal et dans mon petit opuscule sur « Phénomènes Para-psychologiques à Garabandal ».[Cet opuscule d'un grand intérêt a été édité en français. Vous pouvez le demander à M. l'Abbé A. Combe.]

Dans le second groupe, celui des phénomènes Psi Kappa en rapport avec la matière, nous pouvons citer les changements de poids chez les fillettes en état de transe, le cas connu de l’eau bénite, la stabilité de la température corporelle en dépit des changements de la température ambiante et de l’exercice que donnaient les marches extatiques, l’insouillure, et autres phénomènes connus. La communion visible de Conchita (sans parler des phénomènes noétiques et au plus intime de certaines personnes, cas Damians, cas Dr. Caux) n’est pas une production ectoplasmique par un médium expérimentée. D’après la grande majorité des témoins présents, l’hostie apparut instantanément sur la langue de la fillette ; elle n’est pas apparue pro-gressivenment comme cela se passe d’ordinaire dans ces cas de production ectoplasmique.

Dans le troisième groupe, celui des phénomènes Psi Tau en rapport avec le temps futur, il faudrait soupeser les prédictions accomplies.

Les phénomènes paraspychologiques de Garabandal sont si importants en qualité et en quantité, qu’on peut les considérer comme uniques dans l’histoire de la parapsychologie.

Pour résumer tout ce qui a été exposé, je dirais que bien qu’il y ait à Garabandal quelques phénomènes qu’on peut assimiler à quelque maladie ou autre, on ne rencontre pas d’explication scientifique naturelle pour l’ensemble des faits qui se sont passés à Garabandal.

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(traduit par François Turner, à Blois, France, le 9 Août 1978)

En l’Absence du Dr. R. Puncernau retenu à Barcelone par une fatigue cardiaque, sa conférence fut lue au Congrès Mondial d’Etudes Mariales de Lourdes 18-20 Août 1978 par M. Miguel GOMEZ.

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- Parution d’un livre…

Posté par Pèlerin le 5 septembre 2010

Quand des auteurs s’intéressent à Garabandal et donnent leur point de vue sur les faits qui ont eu lieu entre 1961 et 1965…

 « La risa de la Virgen » : « Le rire de la Vierge », roman (espagnol) d’Enrique Alvarez, dont la sortie (en Espagne) est prévue pour fin octobre 2010, avec pour toile de fond, les événements de Garabandal…

Le roman est déjà qualifié d’oeuvre littéraire de référence. La rumeur de sa sortie éveille déjà curiosité et impatience. L’auteur réalise ainsi une incursion narrative dans les faits de Garabandal…

Enrique Alvarez rappelle que la littérature ne s’est jamais intéressée au sujet. De l’avis de l’auteur, faisait donc défaut la « chronique de roman » sur les faits de Garabandal, qui prenne en compte la situation politique et théologique de l’époque, et qui de même fournisse une explication sur les « véritables raisons de l’opposition de l’Eglise de Santander en dépit des énormes bénéfices qu’elle aurait pu en tirer. »

L’an prochain sera le cinquantenaire du début des Apparitions de Garabandal, considérées en Cantabrie, comme l’un des faits les plus singuliers de l’histoire contemporaine de la région, par ses répercutions dans le pays et de par le monde, et qui imprégna le purement religieux.

L’auteur souligne que même si l’évêque de Santander a nié le caractère surnaturel -ce qui d’ailleurs a empêché jusqu’à aujourd’hui la formation d’un sanctuaire marial – les faits ont survécu au temps…. en sont la preuve les pélerinages (associations et groupes d’étrangers), mais est resté gravé aussi dans la mémoire, ce qui a été et reste encore aujourd’hui une grande énigme, un défi pour la science.

Le roman qui se situe entre la fiction et les faits réels de Garabandal relate donc une histoire à une période cruciale, celle qui précède la crise des années soixante.

L’auteur a bâti son livre autour de ces questions : « Des petites de notre région pouvaient-elles vraiment, en 1961, monter une fraude religieuse de dimension aussi phénoménale, et la monter à elles seules ou poussées uniquement par la pression sociale du moment ? »

Il pose aussi cette question « ne serait-il pas plus certain que les petites ont vraiment vu ce qu’elles ont raconté mais que ce fut la pression sociale de l’époque, celle du Concile Vatican II -si opposé au phénomène des miracles et des apparitions en général , et malmené dans la révolution interne de l’Eglise- qui provoqua la rétractation forcée (jugement de l’évêché) sur une note de scandale.

A surveiller s’il sortira en Français….
L’article dans son intégralité mais en espagnol sur :

http://www.eldiariomontanes.es/v/20100905

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Enrique Álvarez novela el fenómeno de Garabandal en ‘La risa de la Virgen’

El escritor publica en octubre en Ediciones Tantín una crónica que indaga en el «trasfondo político y teológico» de las apariciones marianas, dentro de un «fresco de la vida santanderina» 
 

 Una ficción con la historia de Garabandal al fondo se asomará al otoño literario de Cantabria. Una novedad editorial que se prevé como una de las propuestas literarias de referencia. El rumor de su aparición ya ha despertado curiosidad y expectación. Su autor, el escritor Enrique Alvarez, realiza una incursión narrativa en unos hechos que se han movido siempre entre la religiosidad, la fascinación por las historias, el fenómeno popular, la superchería o el fervor.

Casi medio siglo después de que se supiera de las primeras apariciones de la Virgen en San Sebastián de Garabandal y se anunciara el milagro, Enrique Alvarez invita al lector a una inmersión en hechos, lugares y fechas en torno a las cuatro niñas que, en 1961, recibieron la visita de un ángel que les anunció que la virgen se les aparecería. Un fenómeno que ha sido objeto de publicaciones, tesis, investigaciones e incursiones en el cine, y que provocó que la pequeña localidad de Rionansa se convirtiera en centro de peregrinación durante años.

El próximo año se cumplen cincuenta años del comienzo de las apariciones de San Sebastián de Garabandal, considerado uno de los sucesos más singulares de la historia contemporánea de Cantabria por sus amplias repercusiones dentro y fuera de nuestro país, que trascendieron lo meramente religioso.

El autor que se ha atrevido ahora con este material lleva ya más de tres décadas de escritura y dedicación constante a la creación literaria, amén de su conocida labor en la gestión cultural desde el ayuntamiento santanderino.

Su doble regreso, el narrativo con una nueva novela, género que ha alternado con una querencia fiel y fructífera por los cuentos, y el puramente editorial, por cuanto llevaba cerca de cuatro años sin asomarse al escaparate de novedades, se plasma este otoño en ‘La risa de la Virgen’, que el editor José Luis Fernández, Ediciones Tantín, publicará en octubre. En este periodo, con fases desiguales de actualidad y atención sobre el fenómeno Garabandal, se han sucedido publicaciones y libros sobre aquellos hechos, que abarcan desde lo puramente apologético a lo duramente crítico, pasando por las más recientes interpretaciones que lo sitúan en la órbita de la ufología.

No obstante, el propio Enrique Alvarez recuerda que la literatura propiamente dicha no se ha ocupado de ellos. A juicio del narrador, se hallaba pendiente «la crónica novelada de lo que aconteció en Garabandal en aquellos años, que indague en el trasfondo político y teológico, en la ‘trama invisible’ de los sucesos». E incluso que explique «las verdaderas razones por las que la Iglesia santanderina se opuso a ellos a pesar de los enormes beneficios que en apariencia podría reportarle».

Gran enigma

Enrique Álvarez explica que, ante este reto narrativo pero también histórico, ha profundizado durante años en ese ámbito. ‘Garabandal, la risa de la Virgen’ es el fruto de esta entrega al pasado. Una novela editada por Tantín que estará en las librerías a finales del próximo octubre.

El escritor subraya que aunque el obispado de Santander «les negara carácter sobrenatural -lo que ha impedido hasta el día de hoy la formación de un gran centro mundial de espiritualidad mariana-, los sucesos han logrado una extraña pervivencia en el tiempo, que se manifiesta no sólo en el mantenimiento de peregrinaciones periódicas, sobre todo de asociaciones y círculos extranjeros, sino también en la memoria de lo que constituyó y aún permanece como un gran enigma que desafía a la ciencia».

La novela indaga en estos interrogantes, aunque dentro de una ficción -apunta el autor- que trata de ser «un gran fresco de la vida santanderina». La crónica se centra en un periodo tan «crucial» como el que precede inmediatamente a la gran crisis de los años sesenta: «Con personajes reales, como Miguel Bravo o el obispo Puchol, junto a otros de pura ficción, prototipos a su vez de la burguesía española de provincias, con sus miserias, sus frustraciones y sus anhelos íntimos, tan asombrosamente lejanos a los de la burguesía actual», sostiene el narrador.

(…)

Ahora, tras varios años de investigación, el autor trata de responder en su nueva obra a varias cuestiones que vertebran su narración: «¿De verdad podían unas niñas de nuestra región, en aquel lejano 1961, montar un fraude religioso de dimensiones tan colosales, y montarlo ellas solas, o empujadas únicamente por la presión social del momento?». Además se pregunta si «no sería más cierto que las niñas vieron de verdad lo que decían, pero que fue esa presión social de la época, la del Concilio Vaticano II, tan contrario a la milagrería y al aparicionismo, tan volcado en la revolución interna de la Iglesia, lo que las acabó forzando a una retractación que tuvo caracteres de gran escándalo».

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